Rated 8/10
Jamais écouté avant.
Top : Never Said
Flop : Girls! Girls! Girls!
Rated 8/10
Jamais écouté avant.
Top : Never Said
Flop : Girls! Girls! Girls!
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
Top : Frightened
Flop : No Xmas for John Quays
Déjà écouté avant.
Top : Suffragette City
Flop : It Ain't Easy
Rated 9/10
Jamais écouté avant.
Top : My Iron Lung
Flop : Bulletproof... I Wish I Was
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
Groupe essentiel de la première vague punk au Royaume-Uni, bien que souvent et injustement relégué au second plan derrière les mastodontes The Clash ou Sex Pistols, The Damned livrent ici un album éclectique, qui semble servir de transition entre la pure énergie primale du punk de leurs débuts et la suite de leur carrière, plus arty et aventureuse. Et le fait est que ça fonctionne très bien, comme témoignage de la maturation musicale du punk, et des différentes direction qu'elle a pu prendre, du durcissement hardcore à l'assombrissement gothique.
Top : Plan 9 Channel 7
Flop : These Hands
Rated 4/10
Jamais écouté avant.
En écoutant Hearts and Bones, on comprend mieux le besoin qu'a eu Paul Simon d'aller se ressourcer et se réinventer musicalement auprès des musiciens sud-africains. Dans l'ensemble, l'album manque singulièrement d'inspiration, que ce soit au niveau des textes ou sur le plan mélodique, malgré la présence d'une armada de top musiciens. Le résultat, c'est une pop sans saveur, aux textures 80's datée, de laquelle ne surnagent que quelques morceaux de bravoure, pour nous rappeler quand même que Paul Simon reste un songwriter talentueux. Sans connaître sa discographie, j'ai du mal à croire qu'il n'ai pas fait mille fois mieux ailleurs...
Top : Hearts and Bones
Flop : Cars Are Cars
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Le son d'un groupe qui semble n'avoir pas encore trouvé sa voix, et qui semble donc mixer toutes ses influences (le psychédélisme des années 1960, le glam des années 1970, le punk, la musique électronique...) sans trouver de ligne directrice. Ça fonctionne parfois, mais ça tourne souvent au pastiche calqué d'un peu trop près. Néanmoins, les quelques morceaux qui surnagent me laissent penser qu'il y a du talent, et je ne fais pas une croix sur le groupe. À suivre, donc.
Top : Something for the Weekend
Flop : Long Gone
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. D'un côté, je dois bien admettre l'efficacité cathartique de ce déferlement de violence, parfois à la limite de l'insoutenable (Kim, au hasard). Que ce soit les textes, à la fois radicalement excessifs et parfaitement ciselés, le flow rageur d'Eminem qui semble cracher sa haine ou ses moqueries au visage de l'Amérique et de son hypocrisie puritaine, que les prods tout en noirceur qui l'accompagnent, tout concourt à un album réellement marquant. Sans parler, bien sûr, des incontestables tubes qu'il contient. De l'autre, balancer les pires horreurs possibles, les saloperies les plus violemment misogynes et homophobes, même "pour de faux", n'est-ce pas une forme de provocation très adolescente, très compatible, au dévut des années 2000 en particulier, avec des ambitions commerciales ? Beaucoup moins subversive, en somme, qu'elle prétend l'être ? D'ailleurs, l'album s'est vendu à des dizaines de millions d'exemplaires et est aujourd'hui considéré comme un classique, preuve qu'il n'est pas si dérangeant qu'il veut bien s'en donner l'air... Trois étoiles donc, pour l'incertitude.
Top : Stan
Flop : Amityville
Rated 8/10
Déjà écouté avant.
Amateurs de subtilités, de coquetteries et d'ornementations, passez votre chemin. Les Ramones ne connaissent qu'une formule, simple voire simpliste, mais qui transformera le visage du rock 'n roll pour toujours : le punk, dans son expression première et primale, et dont cet album est le véritable premier avatar. S'inspirant autant de l'agressivité des Stooges que des harmonies vocales et des mélodies des girl groups des années 1960, ce premier album concis à l'extrême est effectivement un incontournable, faisant de ses nombreux défauts une force inarrêtable. C'est très répétitif, assez mal enregistré, les talents du groupe sont parfois contestables, les paroles à la limite de la stupidité... Tout ça, c'est vrai, mais c'est aussi diablement fun et totalement révolutionnaire.
Top : Blitzkrieg Bop
Flop : 53rd & 3rd
Jamais écouté avant.
Si Stand! était l'aboutissement festif et exubérant du psychédélisme des années 1960, There's a Riot Goin' On en est la descente, le constat d'échec, un retour sombre et brutal à la réalité. Ce qui n'en fait pas un moins bon album, ni même un album moins funk, mais sans doute un album moins facile d'accès. Plus lent rythmiquement, plus froid mélodiquement, plus réaliste et engagé dans les textes. La faute aussi à ses conditions d'enregistrement chaotiques, particulièrement perceptibles sur la voix de Sly Stone, brumeuse et grésillante, et sur les batteries et boîtes à rythme, très métalliques. Des défauts qui, paradoxalement, font toute l'identité de There's a Riot Goin' On, une identité dont l'influence colossale dans les années qui suivront, et notamment sur le hip-hop jusqu'à aujourd'hui, est évidente.
Top : Africa Talks to You ("The Asphalt Jungle")
Flop : Spaced Cowboy
Jamais écouté avant.
Forcément un peu particulier de découvrir un album de Dolly Parton le lendemain de son décès. D'autant que l'album en question n'est pas exactement un grand moment de joie et de festivités. Comme souvent dans le peu que je connais de la country, et en particulier dans sa version revivaliste, il est beaucoup question de cœurs et de destins brisés, chantés avec émotion sur des mélodies déchirantes. Et c'est très beau, d'autant que les trois interprètes, trois superstars du genre, sont extrêmement talentueuses, et les harmonies de leurs voix magnifiques. Un Trio à conseiller même à ceux qui disent être allergiques à la country, pour leur montrer la richesse et la beauté du genre, quand il est pratiqué par des artistes brillantes et attachantes, loin de l'ambiance redneck dégueulasse que certains cultivent avec gourmandise (je ne me suis pas encore remis de l'immonde Dwight Yoakam...).
RIP Dolly
Top : Wildflowers
Flop : I've Had Enough
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Difficile de faire plus standard, dans le genre folk rock bluesy période 1970's. C'est pas du tout mauvais, mais ça n'a vraiment rien de révolutionnaire ou de distinctif, à l'exception sans doute, de la voix unique de Rod Stewart. Every Picture Tells a Story est probablement marquant dans la carrière de son interprète, mais à l'échelle de la musique populaire du XXe siècle, pas sûr qu'il ait grand chose d'indispensable. D'autant que Rod Stewart prouve ici que s'il peut être un excellent interprète quand il reprend les morceaux des autres, il semble nettement en dessous en tant que songwriter, tant les titres signés par lui sur cet album sont oubliables (oui, même son tube Maggy Mae, dont l'immense succès m'est assez incompréhensible...).
Top : Tomorrow Is a Long Time
Flop : That's All Right
Rated 9/10
Jamais écouté avant.
Une fois de plus, me voilà contraint de faire amende honorable : j'avais clairement une image de Beck, que j'imaginais comme une espèce d'obsédé de l'expérimentation sonore au détriment de tout le reste, le genre d'artiste dont le succès était plus dû à un élitisme intellectualisant qu'au réel plaisir d'écouter sa musique. Et pourtant, je n'avais jamais pris le temps de l'écouter. Et ben voilà, sur Odelay en tout cas, que je vois souvent cité comme son chef-d'œuvre, je dois bien admettre que je m'étais planté dans les grandes largeurs. Oui, c'est expérimental et touffu, ça part dans tous les sens et parfois - rarement ! -, ça tape à côté. Mais derrière les samples omniprésents, les sonorités électroniques tantôt groovy, tantôt abrasives, et le mélange total des genres musicaux, se cache une authentique sensibilité pop et un immense talent de songwriter (sans parler de la production, géniale), et la capacité presque magique à faire un album cohérent malgré sa longue tracklist et son éclectisme enivrant. Reste à voir ce que valent les autres albums de Beck dans la liste pour achever totalement ma rédemption.
Top : Jack-Ass
Flop : Novacane
Rated 4/10
Jamais écouté avant.
Un album 100 % disco, porté plus par les contributions de Nile Rodgers à la guitare et de Bernard Edwards à la basse que par les voix assez standard des quatre sœurs Sledge. Alors oui, c'est fun,, ça donne envie de bouger son popotin en rythme, mais à écouter, en dehors de quelques morceaux qui surnagent un peu pour la qualité d'une mélodie ou le groove d'une ligne de basse, il n'y a rien de fascinant à aller gratter en dessous de la boule à facettes. Pas d'émotion particulière, pas de tentative d'expérimentation novatrice, pas de surprise virtuose ou de texte particulièrement brillant... De la danse, et c'est tout. C'était l'objectif, tant mieux, mais ça n'en fait pas à un album particulièrement intéressant...
Top : Lost in Music
Flop : Somebody Loves Me
Jamais écouté avant.
Pas grand chose à dire sur cet album, je ne suis clairement pas le public, et je ne connais pas suffisamment la musique électronique pour me rendre compte de son importance. Tout repose sur le mélange entre textures ambient souvent difformes et beats hip-hop midtempo lancinants. C'est très long et répétitif sur la longueur de l'album, mais entre la dimension organique, la chaleur humaine, apportée par les synthés analogiques et une espèce de malaise constant, de tension permanente mais jamais vraiment résolue, notre attention est sans cesse sollicitée, et on ne s'ennuie que rarement. Reste que je ne vois pas vraiment dans quel contexte je pourrais réécouter Music Has the Right to Children, qui a clairement l'ambition d'être un album de musique électronique "à écouter" plutôt qu'à diffuser sur les pistes de danse.
Top : Roygbiv
Flop : Smokes Quantity
Rated 9/10
Jamais écouté avant.
À mi-chemin de la soul psychédélique des années 1960 et du funk des années 1970, voilà un album qui parvient à être à la fois précurseur et définitif. Des musiciens géniaux, des grooves sismiques, un songwriting aux petits oignons (Everyday People, tube imtemporel), pour un disque génial de bout en bout, sans véritable point faible (même pas les 14 minutes de jam funk-blues de Sex Machine, sommet de complaisance psychédélique absolument jouissif et délirant).
Top : Everyday People
Flop : Somebody's Watching You
Rated 6/10
Jamais écouté avant.
La découverte d'un pionnier, que je ne connaissais que de nom, est toujours un bon moment, ne serait-ce que pour la valeur "historique" de l'écoute. Ici, on est vraiment aux prémisses de ce qu'on appellera plus tard le rock'n roll (d'ailleurs, Fats Domino lui-même refusait cette étiquette, se revendiquant plutôt du rhythm and blues). Il n'y a même pas de guitare ! Pas grand chose de plus à dire, ça s'écoute bien, ça n'est pas très long, et heureusement, parce que ça devient vite monotone et un peu vieillot, mais c'est une pièce essentielle des fondations de quasiment l'ensemble de la musique pop d'aujourd'hui, en particulier du rock, évidemment, et pour ça, ça mérite d'être écouté et reconnu.
Top : Blueberry Hill
Flop : The Fat Man's Hop
Rated 7/10
Déjà écouté avant.
Une pépite de pop indé, qui va au bout de sa logique minimaliste : quelques notes de guitare, une basse mécanique, des voix tout en détachement, des beats électroniques glaciaux, une utilisation des silences et des pauses tout en subtilité... Il n'en faut pas plus à The xx pour imposer un son qui ne ressemble à l'époque à pas grand chose d'autre, et livrer un album d'ambiance d'une rare beauté, atmosphère extérieur nuit, Londres sous la pluie. Bien sûr, le minimalisme a ses limites et peut finir par être répétitif, et xx n'échappe pas à ce travers, mais sa concision (moins de 40 minutes) évite que ça ne devienne réellement un problème. Du tout bon, en somme, dont on retrouve l'empreinte chez de nombreux artistes jusqu'à aujourd'hui, et ça n'est pas un hasard.
Top : Crystalised
Flop : Fantasy
Rated 7/10
Déjà écouté avant.
J'ai beaucoup de sympathie pour Rush, pour leur talent de musiciens et pour leur son heavy prog complètement assumé, quitte à parfois tomber dans tout ce que le prog peut avoir de complaisant et/ou d'un peu ridicule. Sur Moving Pictures, ils assaisonnent leur son caractéristique par des synthés tout ce qu'il y a de plus new wave (là aussi, sans avoir peur d'utiliser des sonorités qui, il faut bien le dire, n'ont pas toujours bien vieilli depuis). Le résultat est tout à fait plaisant, bien aidé par la voix de Geddy Lee, qui, l'âge avançant, semble bien mieux contrôler ses aigus, que l'ont pouvait généreusement qualifier de "clivants" sur les précédents albums du groupe. Un très bon album du genre, où l'on entend déjà les ferments de ce que deviendra le prog, chez Porcupine Tree ou même Dream Theater, dans les décennies qui suivront.
Top : YYZ
Flop : Vital Signs
Rated 6/10
Déjà écouté avant.
Je sais à quel point cet album a été influent durant toutes les années 1990, et notamment sur l'émergence de la britpop, par sa remise au goût du jour des sonorités psychédéliques des années 1960, mâtinée sporadiquement de rythmiques dance qui seront, elles aussi, beaucoup copiées. Je reconnais également que certains morceaux sont vraiment très bons (I Wanna Be Adored, She Bangs the Drum, Made of Stone...), portés notamment par la guitare de John Squire, l'autre guitar hero des années Thatcher. Mais pour une raison que je ne m'explique pas, en tant qu'album, The Stone Roses ne m'a jamais vraiment parlé, et cette nouvelle écoute n'a fait que confirmer ce sentiment, sans beaucoup plus me fournir d'explications. Conclusion : un album qui a tout mon respect, mais ma relative indifférence, en dehors des quelques morceaux qui surnagent.
Top : Made of Stone
Flop : Elizabeth My Dear