- Average
- 6.5
- Ratings
- 300
- Your rating
- Log in to rate
- Reviews
- 148
- Lists
- 0
Tracklist
- A1Intro3:24
- A2Things Done Changed3:57
- A3Gimmie the Loot5:04
- A4Machine Gun Funk4:16
- A5Warning3:40
- A6Ready to Die4:24
- A7One More Chance4:43
- A8Fuck Me (interlude)1:31
- A9The What3:57
- B1Juicy5:03
- B2Everyday Struggle5:19
- B3Me & My Bitch4:00
- B4Big Poppa4:13
- B5Respect5:22
- B6Friend of Mine3:28
- B7Unbelievable3:43
- B8Suicidal Thoughts2:54
Reviews
Rated 8/10
Man's one hell of a rapper. However, the skits are so annoying that I regret buying this on vinyl. Playlist type man.
Remember when everyone put skits on their albums? The 90s eh, the greatest decade in many ways but also so fucking stupid haha.
Rated 6/10
Salut à toi, installe-toi et prends une bière tiède ou un thé au jasmin, selon ton humeur car aujourd'hui, on laisse un peu de côté mes obsessions habituelles. On range les vinyles de Current 93 dans leur pochette en papier de soie, on met en pause le drone assourdissant de Sunn O))) qui fait vibrer les vitres du salon depuis trois jours, et on sort la tête de l’underground noisy pour aller respirer l’air vicié mais électrisant de Brooklyn.
On est en 1994, une année charnière. Kurt Cobain vient de se faire sauter le caisson, laissant le rock alternatif orphelin et dépressif. Pendant ce temps-là, de l'autre côté du spectre musical, le Hip-Hop est en pleine guerre civile, une sorte de Guerre de Sécession avec des beats funky et des Glock 9mm.
À ma gauche, la West Coast, dominée par l’ombre gigantesque de Dr. Dre et le flow nonchalant de Snoop, qui ont transformé le gangsta rap en une machine à cash huilée au G-Funk. À ma droite, la East Coast, New York, le berceau du truc, qui fait la gueule parce qu'elle a perdu sa couronne. C'est dans ce contexte de tension palpable, où les balles commençaient à coûter moins cher que les disques, que débarque un mastodonte. Un type qui n'avait pas le physique de l'emploi, pas la gueule de porte-bonheur, mais un charisme à faire passer un prédicateur évangéliste pour un comptable sous Xanax. Christopher George Latore Wallace aka Biggie Smalls aka The Notorious B.I.G.
L'album s'appelle "Ready To Die" et bordel, avec un titre pareil et la photo du bébé sur la pochette (qui rappelle étrangement celle de l'excellent "Illmatic" de Nas sorti la même année, on ne va pas se mentir, les mecs du marketing ne se sont pas foulés), on sentait que ça n'allait pas être une promenade de santé dans les champs de pâquerettes.
Alors, moi, le disquaire indé qui triait des imports de post-rock japonais en 1996, qu'est-ce que je fous avec du Bad Boy Records sur ma platine ? Eh bien, figure-toi qu'il faut savoir reconnaître la grandeur, même quand elle ne porte pas un t-shirt de Joy Division.
On ne peut pas parler de cet album sans parler de l'autre entité maléfique de l'équation : Sean "Puffy" Combs (Puff Daddy, P. Diddy, Brother Love, ou peu importe comment ce type s'appelle cette semaine). C'est lui qui a signé Biggie et c'est là que réside tout le paradoxe de cet album. On a d'un côté Biggie, un conteur de rue incroyable, sombre, dépressif, violent, doté d'un flow technique et lourd comme une enclume. Et de l'autre, on a Puffy, le roi du sample grillé, le mec qui veut que ça brille, que ça passe en radio, que ça se vende par palettes.
Et le miracle de "Ready To Die", c'est que cette friction fonctionne. C'est la rencontre entre la crasse du trottoir et le champagne du VIP Room.
L'album s'ouvre sur une intro cinématographique qui retrace la vie du protagoniste, de sa naissance à sa vie de criminel. C'est bien foutu, ça met dans l'ambiance et puis, ça déboule, les productions sont massives. On tape dans le funk bien gras (Mtume sur "Juicy", les Isley Brothers sur "Big Poppa") c'est du lourd. "Juicy", c'est l'hymne ultime du "rags to riches" et même si tu es un gothique dépressif qui ne jure que par "Pornography" des Cure, il est physiquement impossible de ne pas hocher la tête sur ce morceau. C'est la définition même du tube.
Biggie avait ce truc rare : une voix. Pas juste un timbre, mais une présence. On dirait qu'il rappe avec la bouche pleine de billes, mais chaque mot est articulé avec une précision chirurgicale. Il raconte des histoires de deal, de braquages ("Gimme the Loot", où il rappe deux voix différentes, une prouesse), de paranoïa. C'est sombre, c'est glauque, mais c'est raconté avec un tel panache que ça en devient glorieux.
Mais… Et c'est un gros "Mais" qui justifie à lui même la note de 3 sur 5... Il y a des longueurs. L'album dure une plombe (près de 70 minutes dans sa version intégrale). À l'époque du CD, on avait cette manie de vouloir remplir la galette jusqu'à la gueule. Résultat : il y a du gras, des morceaux moins inspirés qui diluent un peu la force de frappe de l'ensemble.
Et puis, il y a ce point qui me fait marrer autant qu'il me fait grimacer, les interludes. Ah, les putains d'interludes de rap des années 90… Quelle plaie. Qui a décidé un jour que c'était une bonne idée de couper la dynamique d'un album avec des sketchs pas drôles ou des bruits de couloir ?
Mais là où on touche le fond, c'est avec les interludes sexuels. Bon je ne suis pas un militant féministe de la première heure, je ne passe pas mes dimanches à déconstruire mon patriarcat intérieur en buvant du lait de soja, mais bordel, écouter ça aujourd'hui, c'est une épreuve. L'interlude où on entend Biggie recevoir une fellation (avec des bruits de succion qu'on jurerait enregistrés avec un micro placé dans la gorge), c'est juste… gênant. C'est vulgaire sans être drôle, c'est gratuit, et ça vieillit aussi bien qu'un sandwich au thon oublié sur la plage arrière d'une voiture en plein mois d'août.
Je pourrais rajouter avec ma poésie habituelle qui sent bon l'humour à deux balles : "Je trouve que certaines interludes sont vraiment limites dans les temps qui courent. Limites à se faire shooter au coin d'une rue par une chienne de garde."
Et c'est exactement ça, si tu passes ça à fond la caisse fenêtres ouvertes aujourd'hui, tu risques l'excommunication sociale immédiate, voire un thread Twitter à ton nom pour apologie de la misogynie crasse. C'est le produit de son époque, certes, une époque où le rap jouait la surenchère de la virilité toxique, mais ça casse l'écoute. On passe d'un chef-d'œuvre de storytelling ("Suicidal Thoughts") à des bruits de cul dignes d'un film X bas de gamme sur VHS rayée. Ça fait tache…
Ce qui sauve le tout, et qui donne à cet album sa note de 4/5, c'est sa conclusion et sa résonance historique. "Suicidal Thoughts" est un morceau effrayant. Biggie y appelle Puffy en pleine nuit, lui raconte qu'il veut en finir, qu'il est une merde, que le paradis ne veut pas de lui. Et ça se termine par un coup de feu.
Quand on sait que l'album suivant s'appellera "Life After Death" et sortira quelques jours après son véritable assassinat à Los Angeles, ça fout les jetons. "Ready To Die" n'était pas qu'un titre pour faire le malin, c'était une prophétie. Il y a une urgence, une fatalité dans cet album qui dépasse le simple cadre du rap game. C'est le son d'un mec qui sait qu'il vit en sursis.
Alors, est-ce que c'est un album qu'il faut avoir écouté avant de mourir ? Oui, absolument. C'est la pierre angulaire du rap East Coast des années 90 et c'est l'album qui a remis New York sur la carte face à la domination californienne. C'est la naissance d'une légende qui n'aura pas eu le temps de vieillir.
Mais est-ce un album parfait ? Non. Il faut avoir la télécommande à portée de main pour sauter ces foutus interludes qui te donnent l'impression d'être un voyeur pervers coincé dans un vestiaire de lycée.
C'est un disque massif, boursouflé, brillant, vulgaire, touchant et terrifiant. C'est l'Amérique de 94, celle de Clinton, des ghettos qui brûlent et du champagne qui coule à flots.
Au final 3/5, c'est une note honnête, ça vaut le détour pour la technique incroyable de Biggie, pour ces hymnes qui ont ambiancé nos soirées (même nous, les rockeurs, on a dansé sur "Big Poppa" quand on était bourrés, avouons-le), et pour cette noirceur abyssale qui côtoie le clinquant.
Allez, je retourne écouter "Unknown Pleasures" car Ian Curtis aussi avait des idées noires, mais au moins, il nous épargnait les bruits de succion.
Rated 4/10
Seems the hip hop albums always hit me back to back. I had a stretch of like 2 weeks in the summer where every other album was a hip hop album and now this is the third hip hop album I've had in the past week.
For the first half of Ready to Die, I was actually enjoying it a lot more than expected. Still full of tired gangsta rap tropes I can't stand and can't relate to (questionable views on women, violence, overuse of the n-word, absolutely terrible interludes, etc.), but it sure is smooth and the Notorious BIG was a great rapper.
Unfortunately, it really wore out its welcome for me. By the time "Me and My Bitch" came on I was so tired of this album and I just wanted it to end.
Rated 6/10
He says the word penis too much.
Rated 6/10
3.31
Rated 5/10
A classic.
The skits and interludes wreck the flow of an otherwise pretty great album. Like many other reviews, those are gonna cost this album a full star. The misogyny (all over this album) doesn’t age well, but we’d go a long way towards cleaning that up if we just threw out those skits/interludes. I’d like to believe Biggie would have grown up and done better if he lived longer, but the recent Sean Combs (Puff Daddy, Puffy, P-Ditty, et al.) court case suggests he probably wouldn’t have.
Subject matter aside, Biggie’s flow is silky smooth and the production is impeccable. This is on a similar level to Nas’s Illmatic in the pantheon of great hiphop debuts, but I only have one of them on vinyl (and I have two copies of that one).
Rated 2/10
I had never listened to this before, and I think the only song I knew going in was Juicy. This gets constantly referenced as one of the greatest hip hop albums of all time though, so I guess it's finally time to see what the fuss is about.
Overall, if I could just rate this on production and rapping skills, this would probably be a 5. I really like some of the songs, mainly Juicy and some of the storytelling ones near the beginning, but wow so many of these lyrics are just gross. Casual homophobia, misogyny, and passing references to domestic abuse being presented as ok. Don't even get me started on the porn sketches (the blow job one at the end of Respect completely ruins an otherwise great song). I couldn't listen to this album on anything other than headphones without being horrifically embarrassed, and I proudly listen to a lot of weird stuff on my stereo and in the car.
I much prefer Illmatic, which came out around the same time, and deals with a lot of similar themes, without being absolutely disgusting in the delivery.
Rated 4/10
Rap/Hip-Hop is not usually my area but... I enjoyed the beats and sample choices, there was a smooth groove to each track and the vocal delivery was deliberate, confident and purposeful. Not really directed solely at this album but I do find continuous swearing becomes a little tiresome. The lyrical themes are also limited; at one point there is a line about being stereotyped, which is buried in an album that constantly talks about drugs, guns and treating women poorly. This lost the album a couple of stars. And who wants to listen to slurping sex noises? Yes, I know, I don't understand the genre, but this stuff drags down the album.
Rated 4/10
Porn CD with a few musical interludes. At least it was entertaining
Rated 8/10
Maan if it wasnt for the random sex noises and questionsble lyrics…
I really dont know if I should give it a 4 or 5. If I look at the Rap Albums i have at 5, I think of all of them as flawless. This, while having some of the best Hiphop songs ever recorded, is not flawless sadly. If I could cut the weird lines, noises, Puff out of the record it would be a 10/10
Rated 10/10
If not for the sex skits, this would be a perfect album
Rated 6/10
A couple of bangers, but too long and of course misogynistic, in my opinion.
Rated 2/10
Too long … and really not my thing.
Rated 6/10
I do not like literal fucking in my fucking ear when I'm listening to music. Why do I have to hear this big fat nigga fucking and getting sucked off just to also hear "You look so good I'd suck on your daddy dick?" BIG NIGGA PAAAAUUUUUSSSSEEEEEE GODDAMN! Anyway other than that this album is good, I definitely hear, feel, and understand the influence it holds.
Rated 6/10
A bit much sucking of the dick, otherwise fine!
Rated 10/10
Biggie wasn't the first rapper to get personal and vulnerable on a record - he wasn't even the first to commit suicide on wax (that's Scarface) - but he was the ingenious pioneer of rap as memoir. Before Eminem was letting the world know about his mom problems and female dilemmas, B.I.G. was discharging lines like: 'Fuck the world, fuck my moms and my girl / My life is played out like a Jheri curl, I'm ready to die'; 'Born sinner, the opposite of a winner / Remember when I used to eat sardines for dinner.' The debonair yet aggressive flow, the ability to voice two characters on 'Gimme the Loot' and 'Warning,' the appeal born from self-deprecation and comedic timing, all add to the mystique of an artist who has no misgivings about who he is.
Rated 1/10
Jeez, this album is a struggle on every level!
Rated 4/10
I quite like his vocal delivery and general (musical) vibes, but the actual content is awful, and the skits are fucking tedious.
Rated 8/10
4.5. The highs are very high and the lows are better than most rap still. Maybe too much talking for my liking and that one song that ends with you listening to him having sex is a bit weird. Definitely not my proudest fap.
Rated 6/10
Strange that other than the big hitters, uicy and Big poppa, this didn’t move me either way. A solid album but few highlights outside those two tracks. Largely forgettable and as a result slightly disappointing