Reviews by vpoumier

Jamais écouté avant.

Un album étonnant en forme d'anthologie des sonorités emblématiques de la côte Ouest des années 1960 finissantes, quitte à partir un peu dans tous les sens et manquer d'un fil directeur clair. Stephen Stills passe ainsi par le folk rock acoustique, le blues rock rugissant, les rythmes funk et même des chœurs gospel assez inattendus. Le tout, il faut bien l'admettre, avec un réel talent de songwriting, et l'aide loin d'être négligeable d'un casting de superstars : Jimi Hendrix (pour l'un des derniers enregistrements de sa trop courte carrière), Eric Clapton, Booker T., Ringo Starr, Cass Elliot, et bien sûr ses deux compères de CSN, David Crosby et Graham Nash, entre autres... Forcément, ça sonne bien !

Top : Going Home
Flop : To a Flame

Jamais écouté avant.

Le témoignage sonore de l'incroyable puissance de la soul, et de l'immense talent scénique de l'un des plus grands showmen de tous les temps. Je craignais que l'omniprésence du public, placé très haut dans le mix, soit fatiguant à la longue, mais il ne sert qu'à nous immerger encore plus dans un moment musical d'anthologie où les hurlements, bavardages et applaudissements sont une partie intégrante du show. En seulement 30 minutes (quitte à réduire certains morceaux à la portion congrue au sein d'un medley finalement assez frustrant), James Brown, assisté par un formidable backing band, délivre une performance pour l'histoire, un shot d'énergie que j'ai reçu en plein face, même près de 65 ans après et à 6000 kilomètres de l'Apollo Theatre. C'est très très fort, et on en voudrait plus !

Top : I'll Go Crazy
Flop : Medley

MurmurR.E.M.

Rated 7/10

Déjà écouté avant.

Tous les éléments, ou presque, de ce qui fera le son R.E.M. dans les années qui suivront sont déjà là, totalement formés ou encore en formation : la voix si distinctive de Michael Stipe et ses textes cryptiques, bien sûr, le mariage divin entre la basse post-punk de Mike Mills et les arpèges de guitares d'inspiration folk de Peter Buck, leur sens consommé d'une certaine mélancolie rock... Pour un premier album, c'est un triomphe, peut-être le premier album majeur du rock alternatif US, limité seulement par sa production un peu bouillasse et par l'absence de morceau "tour de force", toute la setlist étant à peu près sur le même plan, sans ventre mou, mais sans pic de brillance non plus.

Top : We Walk
Flop : Catapult

AmnesiacRadiohead

Rated 6/10

Jamais écouté avant.

Il y a quelque chose d'une quête esthétique permanente chez Radiohead, d'une recherche infinie d'une issue, par le haut, hors d'une prison sonore dont les murs semblent sans cesse s'éloigner. Sur Amnesiac, c'est par la continuation des explorations électroniques de Kid A et l'hybridation de leurs racines alternatives avec des motifs tirés du jazz, voire de la musique savante d'avant-garde, qu'ils espèrent trouver leur salut. Et le fait est que, quand ils trouvent la clé, notamment au cœur de l'album, le résultat confine au sublime, tout en langueur mélancolique et en désespoir difficilement contenu. Sur d'autres morceaux de l'album, en revanche, les expérimentations vont trop loin ou passent carrément à côté. L'ensemble est donc inégal, et pâtit d'un esprit de sérieux sans doute trop prégnant. Reste que Thom Yorke et les siens ont au moins le mérite de prendre des risques, de ne jamais se contenter de ce qu'ils sont et de ce qu'on attend d'eux. C'est admirable, surtout pour un groupe qui a rencontré un tel succès et qui aurait eu beau jeu de réchauffer sans cesse les recettes qu'ils connaissent par cœur.

Top : I Might Be Wrong
Flop : Pulk/Pull Revolving Doors

Jamais écouté avant.

Deux jours après Justin Timberlake, Britney Spears. Au moins, il y a une forme de cohérence. Cohérence également dans le constat : quelques tubes pop ultra-efficaces, voire légendaires pour le titre éponyme, au sein d'un album de producteurs, manufacturé à l'extrême par Max Martin, notamment, pour exploser dans les charts, option overdose de sucre dégoulinant et de paillettes multicolores. La différence avec Justin Timberlake, c'est que cet album marque aussi la naissance d'une incontestable icône pop, pour le meilleur et surtout pour le pire (difficile de ne pas ressentir un vrai malaise face à la sexualisation soft mais ostentatoire, dès la pochette, de celle qui n'était encore qu'une adolescente...). De fait, je ne suis pas le public, mais difficile de contester que ...Baby One More Time a sa place dans cette liste, ne serait-ce que parce que toute la pop des années 2000 en copiera le patron.

Top : …Baby One More Time
Flop : I Will Still Love You

WhateverAimee Mann

Rated 5/10

Jamais écouté avant.

Totale découverte d'Aimee Mann pour moi, dont j'avais vu passer le nom sans jamais aller écouter ce qu'il y avait derrière. Rien que pour ça, faire ce projet vaut le coup. Que dire en revanche de cet album ? Pas grand chose, finalement. Sans aucune fausse note (ce qui est impressionnant pour un premier album, il faut bien le dire), les morceaux de Whatever ne comptent pas pour autant de chefs-d'œuvre. Pour le dire plus simplement : tout est réussi, à condition peut-être de ne pas être allergique à son style pop-rock en ligne directe des années 1990. mais rien ne transporte non plus l'auditeur, qui profite d'une écoute agréable, parfois charmante, mais n'en sortira clairement pas changé. Mais finalement, la simplicité et l'efficacité sont aussi des qualités, alors pourquoi ne pas se laisser tenter ?

Top : Stupid Thing
Flop : I Know There's a Word

Jamais écouté avant.

Commençons par une bonne surprise : contrairement à ce que je craignais, et malgré une longueur infinie et complètement injustifiée, l'album n'a pas si mal vieilli et les tubes restent des morceaux efficaces dans le genre pop/R&B massifié sous perfusion de Michael Jackson... Sorti de là, Justified est un album symptomatique de ce moment de la pop music où les artistes sont devenus des vecteurs de la vision commerciale de producteurs plus ou moins talentueux. Ici, on a le droit à une alternance entre les prods rhythm-first et les basses baveuses de Timbaland (deuxième album produit par le monsieur en quelques jours, d'ailleurs, après le Missy Elliott, pour un effet similaire : c'est globalement dégueulasse...) et les inspirations disco/soul rétro (et fatalement nettement plus intéressantes) de The Neptunes. C'est d'ailleurs la voix de Pharrell Williams, la moitié du duo, qui en ouvre le premier morceau, preuve s'il en fallait encore de la prise de contrôle des producteurs sur l'album. N'empêche que je n'y aurais pas cru si on m'avait dit, avant de commencer ce projet, que j'accorderai deux étoiles pour la "valeur historique" d'un album de Justin Timberlake...

Top : Rock Your Body
Flop : Right for Me

Jamais écouté avant.

Le plus petit dénominateur commun mis en musique. Chaque note, chaque mot, chaque beat est mesuré, calculé au millimètre pour que rien ne dépasse, que rien ne puisse heurter qui que ce soit et que tout le monde y trouve son compte. Résultat : tout se ressemble, tout est prévisible, tout sonne faux, en particulier les émotions que les pleurnicheries de Chris Martin tentent en vain (mais avec beaucoup d'insistance) de nous arracher... La production, qui se veut majestueuse, est surtout un sommet du pop-rock pompier, certes parfaitement calibré pour les stades, mais sans la moindre once d'originalité ou de prise de risque. Alors c'est sûr, c'est pas fatiguant, c'est pas éprouvant, c'est même pas déroutant... mais que c'est chiant ! Même les tubes n'ont pas une mélodie bien trouvée ou une idée un peu différente pour se démarquer ou simplement marquer... Un encéphalogramme plat.

Top : A Rush of Blood to the Head
Flop : Daylight

1999Prince

Rated 6/10

Jamais écouté avant.

Sentiment contrasté après ma première écoute d'un album de Prince dans son intégralité. D'un côté, l'aura du bonhomme, son charisme comme chanteur et son génie derrière à peu près chaque instrument sont patents tout au long de 1999. De l'autre, le tout est noyé dans un bain de synthés et de boîtes à rythme qui, pour être probablement futuriste en 1983, n'en sonne pas moins horriblement daté aujourd'hui. Et en même temps, qui d'autre que lui pourrait rendre aussi sexy (jusqu'à l'excès, il n'a pas volé sa réputation d'obsédé) et funky les sonorités froides et artificielles qui encombreront toutes les années 1980 ? Je ne suis pas complètement convaincu, donc (et frustré de l'avoir si peu entendu à la guitare...), et j'espère être plus séduit par ses autres albums présents dans la liste. À suivre.

Top : Little Red Corvette
Flop : Lady Cab Driver

Palo CongoSabu

Rated 7/10

Jamais écouté avant.

Une vraie très bonne surprise, qui plus est dans un genre que je découvre totalement, et ça fait sincèrement plaisir. Une énergie formidable, à base de polyrythmies entrelacées, métissées d'Amérique latine et d'Afrique, et d'iimpressionnantes improvisations à la guitare cubaine. Même l'enregistrement un peu crado (on est en 1957, après tout...) joue en la faveur de la musique, soulignant le son des percussions et ajoutant un grain désuet aux voix des chanteurs et chanteuses. Même les morceaux 100 % rythmiques, forcément un peu répétitifs, m'ont fait secouer la tête... Aucune idée de l'importance de cet album dans son genre, mais cette première approche m'a donné envie d'aller creuser.

Top : Choferito-Plena
Flop : Simba

Déjà écouté avant.

Écouter cet album m'a fait prendre conscience d'une chose : il y a la bonne et la mauvaise musique psychédélique. La bonne, c'est celle qui n'a besoin que de se déverser dans nos canaux auditifs pour nous transporter, nous transcender, voire nous mettre dans un état second. C'est un témoignage de l'incroyable pouvoir de la musique et du son. La mauvaise, en revanche, et Screamadelica, à mon sens, fait partie de cette catégorie, c'est celle qui nécessite que l'auditeur soit préalablement dans un état second pour qu'il ait une chance d'y trouver une once d'intérêt... Je veux bien entendre que l'album ait été un pionnier du mariage entre rock indé et musique de club (la descendance n'ayant rien produit de franchement majeur non plus, au demeurant...), mais en 2026, qu'il accuse son âge ! On s'ennuie ferme, d'autant que la plupart des morceaux sont trop longs pour leur bien, et on sort de l'écoute en se disant qu'il fallait y être (en club à Manchester sous MDMA) pour comprendre... Et qu'on n'y était pas.

Top : Movin' on Up
Flop : Don't Fight It Feel It

Jamais écouté avant.

Une vraie déception. Je me réjouissais d'écouter un nouvel album de hip-hop, ceux que j'ai pu découvrir jusqu'ici dans cette liste m'ayant toujours plutôt convaincu, et ce d'autant que je connaissais le nom de Missy Elliott comme une des légendes du genre. Hélas... Tous les clichés du rap de mes jeunes années, ceux-là même qui m'ont tenus éloignés du genre, semble s'être donnés rendez-vous sur Under Construction : les productions entièrement numériques, qui se veulent rétro-futuristes mais qui se sont ringardisées aussi vite que les logiciels qui ont servi à les composer, l'accumulation de feats à presque éclipser l'artiste principale, la "signature" vocale au début de chaque morceau, dans une espèce d'égotrip bling bling que l'on retrouve dans toute sa vulgarité dans les textes à bases de sexe, drogue et pognon... Et pourquoi se sentir obligée d'expliquer l'album au début et à la fin ? Reconnaissons tout de même à Missy Elliott son incontestable charisme vocal et son flow, ainsi que le courage de reprendre à son compte, comme pour les neutraliser, les obsessions sexuelles machistes de ses pendants masculins. C'est toujours ça de pris.

Top : Work It
Flop : Gossip Folks

Jamais écouté avant.

Quand une voix et un musicien exceptionnel s'empare des standards de la country pour les réinterpréter à son goût, à grand renfort de big band, d'orchestre de cordes ou de chœurs féminins, le résultat ressemble à tout sauf à de la country. Le geste artistique est admirable, l'âme que Ray Charles met dans chaque note de ses arrangements est impressionnante et l'impact sociétal de cette rencontre entre deux univers musicaux qui s'ignoraient le rend encore plus remarquable. Par contre, pas sûr que ça ait très bien vieilli, ça dégouline de kitsch et de miel bien collant, et c'est long, très long (en particulier en intégrant les deux albums), en plus d'être pas mal monocorde. Plus un problème d'âge que de talent, donc.

Top : You Are My Sunshine
Flop : I Love You So Much It Hurts

Jamais écouté avant.

Même si c'est le premier album intégralement signé Jagger/Richards, et en quelque sorte le réveil artistique à part entière des Stones, Aftermath ne s'éloigne en réalité pas tant que ça de leurs racines blues, passées au crible des instincts pop parfois géniaux des Glimmer Twins, et leur goût de la provocation pas toujours du meilleur goût, à mettre aussi sur le compte de leur jeunesse. Seule l'intégration d'instruments moins traditionnels (dulcimer, marimba, sitar sur Paint It Black, absent de la version britannique de l'album) par Brian Jones leur permet d'explorer de nouveaux territoires. L'album compte quelques morceaux de génie, c'est incontestable, de Mother's Little Helper à Out of Time entre autres, mais aussi des compositions terriblement standard et oubliables. Difficile pour moi de le placer au même niveau que les autres chefs-d'œuvre sortis la même année.

Top : Out of Time (Paint It Black sur la version US)
Flop : Stupid Girl

Jamais écouté avant.

Je crains d'être passé complètement à côté de cet album, dont je veux bien admettre que les qualités hypnotiques doivent être du plus bel effet sur les dancefloors interlopes de Manchester. Mais dans le cadre d'une écoute plus active (et moins défoncée), qui plus est un jour de canicule, que c'est long, répétitif et fatiguant ! En dehors du dernier morceau, le seul qui peut vaguement être considéré comme écrit (ce qui lui vaut, sans conviction, la place de "Top"), le reste est une suite de beats et de basses électroniques vaguement agrémentée de mélodies ambient au synthétiseur et de parties chantées dont on se demande pourquoi se les être imposées, tant le chanteur semble blasé et les paroles cultivent le non-sens le plus total. Même rythmiquement, il ne me semble rien avoir entendu de particulièrement nouveau, funky ou même marquant. Incompréhensible.

Top : Stagger
Flop : Air Towel

Jamais écouté avant.

Très content d'avoir découvert To Pimp a Butterfly, un album précédé par une réputation glorieuse, régulièrement cité parmi les plus grands albums de hip-hop, voire des plus grands albums tout court, de tous les temps. Comme d'habitude, mes connaissances limitées dans le genre jouent forcément sur mon appréciation, mais je dois bien admettre que j'ai été plutôt impressionné par sa densité, sa richesse et sa verve revendicative, ainsi que la manière dont Kendrick Lamar et ses producteurs citent et rendent hommage à toute l'histoire de la musique afro-américaine, et notamment au jazz, omniprésent dans les instrumentations. Une telle densité, d'ailleurs, que je ne crois en avoir à peine exploré la surface après un peu plus d'une écoute. Hâte d'aller plus loin, notamment de me poser pleinement sur les textes.

Top : The Blacker the Berry
Flop : Institutionalized

★David Bowie

Rated 9/10

Déjà écouté avant.

La lettre d'adieu musicale de l'un des plus grands artistes de l'ère rock - si ce n'est le plus grand. Et quelle lettre d'adieu, sortie deux jours avant son décès, à la fois testament hanté par l'imminence et l'inévitabilité de la mort et ultime réincarnation d'une rockstar polymorphe, s'inscrivant dans sa veine la plus expérimentale, celle explorée sur Low ou Outside notamment. Situé quelque part entre improvisations jazz bruitistes, sonorités électroniques minimalistes et cabaret funèbre, Blackstar ne se laisse pas facilement apprivoiser, mais le jeu en vaut la chandelle. Car il n'est pas seulement le 26e (!) et dernier album de David Bowie, mais aussi l'un de ses meilleurs. Le bouquet final d'un demi-siècle de carrière, et un geste définitif vers l'immortalité. Merci pour tout, Mister Bowie.

Top : Sue (Or in a Season of Crime)
Flop : Girl Loves Me

Déjà écouté avant.

Encore un album majeur de David Bowie, à qui je ne mets 4 étoiles qu'en comparaison des deux chefs-d'œuvre qui ont précédé. Très proche de Low dans l'approche, avec une grande place accordée aux ambiances de Brian Eno, en un peu moins froid et expérimental et avec, en plus, un invité de prestige, l'immense Robert Fripp à la gratte. Pourtant, l'album fonctionne un peu moins bien en tant qu'album, du fait notamment des pistes instrumentales, nettement moins marquantes que celles de Low, et à un processus créatif plus spontané, moins réfléchi, et finalement moins abouti, malgré "Heroes", le titre éponyme, l'un de ses chefs-d'œuvre. Beaucoup de groupes et d'artistes aimeraient avoir des albums "moins réussis" de ce niveau...

Top : "Heroes"
Flop : Sense of Doubt

DirtAlice in Chains

Rated 9/10

Jamais écouté avant.

Une des heures les plus sombres et éprouvantes jamais posées sur disque, Dirt est une plongée en apnée dans les méandres d'une âme torturée par l'héroïne, antidote de cheval au psychédélisme optimiste ou planant des années 1960-1970. Ici, pas de flower power, seulement les conséquences brutes de décoffrage de l'addiction : douleur, dépression, colère, haine de soi et idéations suicidaires. Brutal et primaire dans la forme - un grunge qui lorgne plus vers les frontières du metal, option riffs lents et lourds, que vers les ambitions pop d'un Nirvana -, irrespirable sur le fond, ça n'est clairement pas un album facile d'accès, ni qui plaira à tout le monde. Mais c'est peut-être aussi ce que la scène de Seattle a produit de plus poignant dans les années 1990.

Top : Would?
Flop : Junkhead

TommyThe Who

Rated 6/10

Déjà écouté avant.

Tommy est un album en équilibre instable. D'un côté, les ambitions musicales mégalomanes de Pete Townshend, et la structure inspirée de l'opéra qui en découle (à base d'ouvertures instrumentales, de variations autour de thèmes musicaux récurrents et d'un arc narratif tragicomique pas forcément très facile à suivre). De l'autre, le soin du groupe dans son ensemble de ne pas trop s'éloigner, contrairement à certains de leurs contemporains, d'une instrumentation reproductible en live... avec les moyens techniques de 1969. Le résultat, c'est une œuvre fondamentalement bancale, fondatrice et foireuse, tenue à bout de bras, comme souvent chez les Who, par les fulgurances mélodiques à la basse de John Entwistle et l'exubérance déglinguée de Keith Moon derrière les fûts.

Top : Pinball Wizard
Flop : Fiddle About