Cover of Vauxhall and I

Vauxhall and I

Morrissey

14 March 1994

Average
6.0
Ratings
202
Your rating
Log in to rate
Reviews
99
Lists
0
Tracklist 11 tracks, 39:52
  1. 1Now My Heart Is Full4:57
  2. 2Spring‐Heeled Jim3:48
  3. 3Billy Budd2:09
  4. 4Hold On to Your Friends4:03
  5. 5The More You Ignore Me, the Closer I Get3:44
  6. 6Why Don’t You Find Out for Yourself3:20
  7. 7I Am Hated for Loving3:41
  8. 8Lifeguard Sleeping, Girl Drowning3:42
  9. 9Used to Be a Sweet Boy2:49
  10. 10The Lazy Sunbathers3:08
  11. 11Speedway4:30

Reviews

Rated 8/10

Heartbreaking: The Worst Person You Know Just Made A Great Record

Rated 6/10

Much like You Are The Quarry, I liked this. It’s solid throughout, but there’s nothing on here that’s going to live long in the memory.
 
Top Track - Billy Budd

Rated 6/10

Morrissey isn't nice, but this is pretty nice.

Rated 6/10

Sounds like any other album from the 90s that leaned alt/jangle-rock. He definitely doesn't sound as operatic here compared to the Smiths, which fits nicely with the sound. It's not bad, but not much stood out to me either.

Rated 4/10

The fullness of this man’s voice is gorgeous. However either he has very little range or the songs have no range. In any case they all sounded extremely similar. And they are nothing special, sadly. Plodding.

Rated 6/10

This dude again! It's fine, all his albums sound the same and I didn't need this many of them.

Rated 6/10

While I am generally hit or miss with Morrissey/Smiths stuff, this was more of a hit. Some fun and interesting tracks with a good closer. It's still a pet peeve of mine that he is so relentless and continuous in his singing (doesn't give the music time to breathe) but still good. 3/5

Rated 8/10

I enjoyed this probably the most of all the solo Morrissey albums so far. Having said that, as I write this he has just released a single called "Make Up Is a Lie," which sounds like the most incel shit ever.

Rated 6/10

Every time I hear something by Morrisey that I like, I feel like I'm doing something wrong. I feel weirdly embarrassed for liking this as much as I do. I'm not sure why.

Heavier than the Smiths' in a lot of places, thematically and guitaristically (I had to invent a word, not sorry). Morrisey's voice is as smooth as ever, but he goes to a few different places with this one, stylistically (lots of -ically words today, lots of parentheses as well!) I think he's being less bombastically campy and untouchable, bitter. More... down to earth? Still lyrically clever, playing with poetic structure in pleasant and surprising ways.

I was very pleasantly surprised by the energy and great guitar work on here.

Rated 6/10

Somehow Morrissey always sounds like he is fed up with life and just about to put a gun to his head.
I guess that is the appeal?
The album is not bad though.

Rated 6/10

It's extremely fucking Morrissey.

Rated 4/10

Didn’t know much about Morrissey or The Smiths. I’m happy to not find out anymore.

Rated 6/10

I like the Smiths a lot but Morrissey by himself is like if you just took the vocal parts out of the Smiths and played them over generic backing music. It's not terrible but it's not the same. And he seems like such a pretentious dude it's kind of hard to take much more than a few songs. He seems like the kind of guy that looks down on you and writes you off as a simpleton if you had any opinion that was even a little different than his. And I think that comes through in his music. Great voice though.
I don't think I really feel any need to come back to this album, but it was good enough for one listen I suppose. 3/5

Rated 10/10

Avant tout, il faut se remettre dans le contexte. On est en 1994, deux ans plus tôt, Morrissey nous avait balancé « Your Arsenal », produit par le regretté Mick Ronson. Un album quasi glam-rock, plein de testostérone, de guitares qui tranchent, une sorte de T-Rex dépressif sous amphétamines. C’était brillant, arrogant, frontal. Et puis, le silence. Entre-temps, le Mozz a perdu des proches. L’ambiance n’est plus à la gonflette. La pochette elle-même, ce portrait sépia, presque fantomatique, annonce la couleur : le fard est tombé, le showman laisse place à l’homme.

Et quel homme, car « Vauxhall and I » est l’exact opposé de son prédécesseur. C’est un album crépusculaire, un disque de fin de journée, de fin de règne. La production de Steve Lillywhite, tout en retenue, enveloppe les morceaux d’une mélancolie poisseuse mais jamais plombante. Ce n’est pas un album qui te tire vers le fond ; c’est un album qui flotte avec toi dans la pénombre, qui te prend par la main et te dit « ouais, c’est la merde, mais regarde comme c’est beau, la merde, quand on la regarde bien ».

« Vauxhall and I » c’est un peu ma madeleine de Proust. Et pour toute une génération de gens comme moi, nés dans les années 70, qui a bouffé du post-punk et de la new wave au petit-déjeuner, cet album est un refuge. C’est le son de nos chambres d’étudiants, de nos premières vraies peines de cœur, de ces dimanches après-midi pluvieux où le monde extérieur semblait être une agression et où seul le son de la voix de Morrissey pouvait donner un sens au chaos. Ce disque, on ne l’a pas juste écouté, on l’a habité. On a fumé des clopes en le fixant tourner sur la platine, on a disséqué chaque putain de parole en se disant « mais oui, c’est exactement ça ».

Revenir sur ce disque, c’est comme retourner sur les lieux d’un crime parfait. Le crime, c’est celui que Morrissey a commis sur notre innocence. Et l’arme, c’est cette fausse douceur, ce calme trompeur qui imprègne chaque sillon. Car faut être honnête, « Vauxhall and I » est un disque profondément vicieux. Ça a l’air d’une collection de ballades pop inoffensives, le genre de truc que ta mère pourrait tolérer en fond sonore. Grosse erreur, c’est un piège, c’est un marécage. Tu poses un pied dedans en te disant « tiens, c’est joli », et la seconde d’après, tu es englué jusqu’au cou dans la neurasthénie la plus classieuse qui soit. Les arrangements de cordes, les guitares acoustiques cristallines… tout ça, c’est du fard à paupières sur un cadavre. C’est fait pour te séduire, pour t’endormir, pour que le venin des paroles s’infiltre plus profondément.

Et c’est ça, le génie de ce disque, il ne crie pas sa douleur comme sur les albums des Smiths. Il ne bombe pas le torse comme sur « Your Arsenal ». Non, il murmure, il insinue, il est le fantôme à ton chevet qui te souffle à l’oreille que tout est foutu, mais avec une telle élégance que tu finis par le remercier. Il a compris que la mélancolie la plus puissante n’est pas celle qui s’étale, mais celle qui se devine, qui se cache dans le pli d’une phrase, dans la suspension d’une note de piano.

Parlons de « Speedway ». Ce final, c’est le testament de l’album, ça commence comme une balade au galop, presque héroïque, et ça se termine en apothéose de fiel et d’arrogance blessée. « Et pour toutes les rumeurs qui me clouent au sol / Je n’ai jamais dit, je n’ai jamais dit qu’elles étaient complètement infondées ». Mais qui a les couilles d’écrire un truc pareil ? Qui assume à ce point sa propre mythologie de paria magnifique ? C’est le doigt d’honneur le plus sophistiqué de l’histoire de la pop. Il ne se défend pas, il t’accuse de ne pas avoir compris que sa grandeur résidait précisément dans ses failles, réelles ou supposées. Et quand le morceau s’effondre dans ce bruit de moteur qui s’écrase, tu comprends que le tour de piste est terminé. Le showman est mort, vive le martyr.

Alors ouais, 10/5, c’est peut être la subjectivité d’un fan hardcore mais je vous emmerde car l’objectivité, en musique, c’est pour les comptables et les critiques sans âme. La musique, la vraie, celle qui te marque au fer rouge, elle se note avec les tripes, avec le cœur, avec les cicatrices qu’elle laisse. « Vauxhall and I » n’est pas un album parfait au sens technique. Il y a des moments plus faibles, des morceaux qui flottent un peu. Et alors ? C’est comme reprocher à un vieux pote d’avoir des défauts. C’est justement pour ça qu’on l’aime, parce qu’il est vrai, parce qu’il est humain.

Ce disque, c’est Morrissey qui baisse la garde, et il y a une chaleur, une tendresse brisée qu’on ne retrouvera peut-être jamais aussi purement chez lui. C’est le son d’un homme qui, après avoir été écorché vif par la presse et la vie, se regarde dans le miroir et décide de ne plus jouer de rôle. Il est juste là, avec ses fêlures, sa poésie incomparable et ses mélodies qui te poignardent le cœur avec une douceur infinie.

Ce disque c'est une conversation privée entre Morrissey et chaque personne qui a déjà ressenti ce mélange exquis de supériorité intellectuelle et de misère affective. C'est un album pour une secte et il en est la clef.

Pour conclure cette critique qui s’éternise, je vais juste dire que cet album est une nécessité. Un putain de chef-d’œuvre d’écriture et d’atmosphère, un disque qui, 30 ans après, n’a pas pris une ride parce qu’il parle de choses éternelles : la solitude, le désir, le regret, et de cette petite lueur d’espoir tenace qui refuse de s’éteindre complètement.

Rated 8/10

This is my 2nd Morrissey album on here, haven't heard this before either. I like this probably more than the last one.

Rated 8/10

Dette er nok den mest helhetlige Morrissey-plata. Deilig atmosfære som kan minne om Smiths-tiden til tider. Likte den, men hører helst på bandet.

Rated 4/10

Soy fan de los Smiths y en parte de Morrissey por continuar en cierta forma con lo que hacía en el grupo. Este disco me parece de los más aburridos que tiene y del que solo salvaría "The More You Ignore Me, the Closer I Get". Para alguien que no le guste tiene que ser un suplicio encontrarse este tipo de discos en la lista.

Rated 8/10

My first response was not morrisey again, but this was one of his better ones