Cover of In a Silent Way

In a Silent Way

Miles Davis

30 July 1969

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Tracklist 2 tracks, 38:13
  1. 1Shhh / Peaceful18:19
  2. 2In a Silent Way / It’s About That Time19:54

Reviews

Rated 6/10

I enjoyed the second track more than the first, though both were pleasant enough in a chilled out sort of way. It's the sort of music I want to fall asleep to, rather than to sit listening to in a critical way. But I will critique it anyway...

Half of the time Miles Davis isn't playing, so big up to the rest of the band. I do think that some artists get a lot of credit just because of who they are and not necessarily for the album itself. It's Miles Davis so it must be a 5?. If this was just any old trumpeter then the album may not have even been made. However I do like the way that Davis makes his trumpet sound like an oboe with the mute he uses. But you do have to think why not just use an oboe?

All things considered, I liked it. I will keep it in my library. But I think I will need to be an a particular mood or in a specific headspace to listen to it again
3½

Rated 6/10

Sorti en 1969, "In a Silent Way" est considéré comme l'acte de naissance du jazz-rock, il est la première pierre d'un édifice sonore qui allait redéfinir le genre pour la décennie à venir.

Le premier contact avec "In a Silent Way" est une expérience sensorielle indéniable. Miles Davis, abandonnant les rivages acoustiques de son second grand quintet, plonge corps et âme dans l'électricité. Il s'entoure pour cela d'un panthéon de musiciens qui deviendront les piliers de la fusion : Herbie Hancock et Chick Corea aux pianos électriques, Wayne Shorter au saxophone soprano, un jeune John McLaughlin à la guitare électrique, Dave Holland à la basse et Tony Williams à la batterie. Le son qui en émerge est radicalement nouveau. C'est une musique de textures, de climats, une fresque sonore contemplative qui semble s'étirer à l'infini. Les nappes irisées des Fender Rhodes créent une atmosphère aquatique, presque amniotique. La guitare de McLaughlin, évanescente et cristalline, flotte au-dessus du rythme, délivrant des phrases d'une pureté désarmante. Le saxophone de Shorter, quant à lui, s'élève comme une voix solitaire, mélancolique et interrogative.

Cette beauté atmosphérique est le point fort incontestable de l'album. Les premières minutes de "Shhh/Peaceful" ou le thème envoûtant de Joe Zawinul qui donne son nom à l'album sont des moments de grâce pure. On y entend la naissance d'un son, une audace folle qui consiste à ralentir le temps, à privilégier l'espace et le silence sur la virtuosité et la densité harmonique du be-bop. Miles Davis, avec sa trompette feutrée et ses interventions minimalistes, agit en maître de cérémonie, guidant l'auditeur dans un état quasi méditatif. Le groove subtil et lancinant imposé par la section rythmique est hypnotique. On ne peut qu'admirer la confiance de Davis à proposer une musique aussi dépouillée, qui demande à l'auditeur de s'immerger plutôt que de simplement écouter.

Cependant, c'est précisément dans sa structure et son développement que l'album montre ses limites et justifie une écoute plus critique. "In a Silent Way" n'est pas l'enregistrement brut d'une session live en studio. C'est une création post-moderne, façonnée, découpée et reconstruite par le producteur Teo Macero, qui a usé et abusé du "tape splicing" (le montage de bandes magnétiques). Les deux longues pistes qui composent l'album, "Shhh/Peaceful" et le diptyque "In a Silent Way/It's About That Time", sont en réalité construites sur des boucles et des répétitions de sections entières. Cette technique, bien que révolutionnaire pour l'époque, installe une forme de monotonie structurelle.

L'audace se transforme peu à peu en langueur. Le groove, si captivant au départ, peine à évoluer. On a parfois le sentiment d'écouter une esquisse sublime, une jam session inspirée, mais qui aurait été artificiellement étirée en post-production pour remplir les deux faces d'un vinyle. Là où l'on attendrait une progression, une montée en tension, une explosion libératrice, l'album préfère stagner dans son propre climat. La magie opère, mais elle ne se renouvelle pas suffisamment au cours des quarante minutes. La contemplation cède parfois la place à une forme d'ennui poli, comme si les musiciens eux-mêmes tournaient en rond dans ce paysage sonore qu'ils venaient de créer, sans savoir quelle direction prendre.

Cette sensation est d'autant plus forte lorsque l'on compare "In a Silent Way" à son successeur volcanique, "Bitches Brew", enregistré quelques mois plus tard. Ce dernier réalisera toutes les promesses de son prédécesseur. Il conservera l'instrumentation électrique et l'approche texturale, mais y injectera une dose massive de chaos, de dissonance, de fureur rock et de complexité rythmique. À côté de ce chef-d'œuvre dense et abrasif, "In a Silent Way" apparaît comme une ébauche, un galop d'essai. Il est le calme avant la tempête, un laboratoire sonore où Miles et ses musiciens testent de nouvelles couleurs, de nouvelles dynamiques. C'est un album charnière, essentiel pour comprendre la transition, mais il n'a ni la perfection formelle des albums acoustiques précédents, ni la puissance dévastatrice de ceux qui suivront.

En conclusion, "In a Silent Way" est une oeuvre paradoxale. Il faut la saluer pour son courage, son innovation sonore et sa capacité à créer une ambiance d'une beauté saisissante. C'est une porte d'entrée magnifique vers le jazz électrique et une pièce maîtresse de l'histoire de la musique enregistrée. Néanmoins, son caractère répétitif, sa structure artificielle et son manque de développement dramatique l'empêchent d'atteindre les sommets des plus grandes œuvres de Davis.

Un 3 sur 5 pour une révolution incomplète.

Rated 4/10

I’ve been really hit or miss with Jazz albums throughout this. My previous Miles Davis album, Birth of the Cool, I loved and gave it 5 stars. This one however I really struggled with. At some points I was really enjoying it, other times I hated it. Part of it might be listening to it in work. I will come back to it someday when I’ve listened to it in a more chilled setting.

Rated 4/10

Well Yeah it's Jazz

Rated 8/10

Don't got a ton to say about this, it's just some damn good jazz. Not quite the vibe I look for in jazz, I tend to like jazz that gives me suits, cocktails, and dinner vibes and this is more straight live music setting for me with it's more fusion/almost-verging-on-funk style, but yeah. Can't really explain it better than that. Second song, In A Silent Way is more the vibe I like.

I was always more of a Coltrane fan though, to be honest, but Miles is fantastic.

Rated 10/10

Absolutely vital jazz in transition, Miles always restless and moving to the future. Brilliant playing and atmosphere.

Rated 6/10

This must be the first 2-track album I've heard. After all the yelly albums earlier this week, 'Shh/Peaceful' & 'In a Silent Way' certainly seem promising titles. And this is comparatively peaceful, nice little snares/toots & strings, although 'Shh/Peaceful' is actually less peaceful than 'In a Silent Way', which I like better. Pleasant, but non-orchestral instrumentals are a tough sell for me.

Rated 4/10

It feels really kind of samey throughout the whole of the first 18 minute track. I guess there's some nice themes running throughout? Kind of? But there's really very little to grasp onto. The second track is so fucking boring. And why is the recording so bad? There's so much background hiss. I get that it's hardly a studio session, but still.

This is a generous 2/5.

Rated 10/10

This is some jazz that anybody, from the turbonormies to the jazzheads, can enjoy 🔥 Bravo Mr Davis

Rated 6/10

This is a very great sounding jazz record, and very technical on all the instruments. I liked it.

Rated 10/10

This project is making me wish I knew more about jazz. Partly because I've been enjoying the jazz albums a lot more than I thought I would, but also so I can work out why I have close to zero tolerance for extended rock noodling (Deep Purple's live album really tested my patience), but unexpectedly loved In a Silent Way, which has only two tracks but lasts nearly 40 minutes.

Rated 10/10

Another classic from the king of jazz. I love how introspective and brooding this one is.

Rated 6/10

Default jazz 3/5. Not good, not bad, just jazz.

Rated 10/10

Mysterious, calming, hypnotic, melodic, emotional, and beautiful. Every single musician on this record does exactly what they’re supposed to do (including Wayne Shorter, who becomes one of like, four people to ever make the soprano saxophone sound good). Probably my third favorite Miles record. Simply remarkable.

5/5

Rated 7/10

Suprotno očekivanjima, vrlo prijatan album čak i za nekog ko ne podnosi jazz. Dosta eksperimentalno, inovativno, drugačije. Podržavam što se nalazi na listi.

Rated 6/10

Need a few more listens for it to land. What a cover though.

Rated 10/10

Можливо мій улюблений альбом Майлза, якщо не брати sketches of Spain. При тому, що я не прям фанат фьюжна, але цей транзішн, який Майлз Девіс зміг зробити на in a silent way, вийшов просто ідеальним. Ще й шикарно вписана тут гітара Джона Маклафліна.

Я б рекомендував цей альбом тим, хто не любить більш класичний бі-боп\кул, але цікавиться джазом.

Rated 8/10

A really nice listen on a really lousy Monday morning.

Rated 6/10

Good, but nothing really stood out to me.