Cover of The B‐52’s

The B‐52’s

The B‐52s

12 July 1979

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Tracklist 9 tracks, 39:23
  1. A1Planet Claire4:37
  2. A252 Girls3:34
  3. A3Dance This Mess Around4:33
  4. A4Rock Lobster6:48
  5. B1Lava4:54
  6. B2There’s a Moon in the Sky (Called the Moon)4:57
  7. B3Hero Worship4:08
  8. B46060‒8422:53
  9. B5Downtown2:59

Reviews

Rated 8/10

I think context matters a lot with this one. I don’t LOVE the B-52s, but I’ve always appreciated their willingness to be different, to be silly and kitschy. They’re one of those bands that no one else sounds like. They were at times trite, at other times punk, and while the music they would release on later albums was often better, this album is certainly a one-of-a-kind introduction. The band was co-ed, and queer, and fun!

I think taking all these things into consideration, I’d give it 3.5/5, which I’ll round up to a 4.

Rated 6/10

One of the hardest albums to find. Ever.

Rated 8/10

Fast paced nonsense, that somehow works.

Rated 8/10

Lyrics are somewhat meaningless but it’s a lot of fun. Quirky vocals and the drumming is pretty good as I was attempting to air drum along numerous times. Favorite songs were Planet Claire, Rock Lobster, Hero Worship, and Downtown.

Rated 6/10

From being familiar with the hits I was expecting a lot more of the bouncy new wave stuff and was surprised at the post punk edge on a lot of these tracks. Fun surf influences, nice gritty passages, but despite some good stuff from the band, the vocals are so annoying that they make the whole thing sound like a novelty act.

Rated 8/10

Wonderfully weird album. I was drumming along the whole time.

Rated 6/10

A funky & wacky little album.

Rated 8/10

The B-52’s manage to be erratic and quirky without ever losing their focus in delivering well crafted, punchy, new wave hits. There are several songs, like Rock Lobster, which almost sound like short sharp punk tracks that, rather than resolving within two minutes, spin out into different, ever more textured developments on a theme. All the while their crazed, energetic and joyful approach just fills the listener’s head with a big, bolshy buzz. How are these guys not even more popular than they are?

Rated 10/10

The B-52s were a band that my friend's somewhat eccentric and absolutely hilarious dad always listened to. As a kid, I honestly didn't really get it. I didn't dislike it, but I definitely thought it was weird and I was always too cool and/or embarrassed to join in to Rock Lobster dance parties in their living room.

Giving this a proper listen some 25 years later and I absolutely get it now. That said, I'm also gearing up to be the same kind of somewhat eccentric and hopefully hilarious dad, so I guess it makes sense. It's coming full circle. I hope my son is ready for Rock Lobster.

Rated 6/10

Rock Lobster is fun

Rated 8/10

En 1979, le punk a tout juste fini de dynamiter les fondations du rock progressif et du gigantisme des années 70, laissant derrière lui un champ de ruines créatif où tout semble à nouveau possible. C'est dans ce climat de reconstruction, où l'urgence le dispute à l'expérimentation, qu'un objet musical non identifié atterrit en provenance d'Athens, Géorgie. Cet OMNI, c'est le premier album du groupe The B-52's, une galette jaune vif qui contient une proposition artistique des plus joyeusement décalées, des plus instantanément reconnaissables et surtout des plus durablement influentes.

Une ligne de basse menaçante, tout droit sortie d'un film de science-fiction de série B, un riff de guitare surf minimaliste et un bip de talkie-walkie nous plongent dans une atmosphère à la fois rétro et futuriste. Nous ne le savons pas encore, mais dès les premières notes de "Planet Claire", nous venons de pénétrer dans l'univers B-52's, un monde où les coiffures "choucroute" défient la gravité, où les homards ont des droits et où la seule et unique mission est de danser jusqu'à l'épuisement.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la singularité absolue du son. Il est impossible de le confondre avec quoi que ce soit d'autre. La pierre angulaire de cette architecture sonore est sans conteste le jeu de guitare de Ricky Wilson. Armé de sa Mosrite, dont il avait retiré deux cordes pour simplifier son approche, Wilson tisse des riffs acérés, anguleux, qui empruntent autant au surf rock des années 60 qu'à une vision post-punk de l'économie de moyens. Chaque note est essentielle, chaque silence est signifiant. C'est un jeu percussif, dansant, qui sert de squelette à toutes les compositions. Soutenu par la batterie métronomique et irrésistiblement dansante de Keith Strickland, le groupe établit une base rythmique qui est une véritable machine à faire bouger les corps.

Sur cette fondation instrumentale déjà unique en son genre vient se greffer le deuxième pilier du groupe : le trio vocal. Il ne s'agit pas d'un chanteur principal avec des choristes, mais d'une véritable conversation à trois têtes, un triangle vocal dynamique et excentrique. D'un côté, le "sprechgesang" (parlé-chanté) de Fred Schneider, dont la diction et l'énergie de maître de cérémonie un peu fou donnent le ton. Il ne chante pas, il déclame, il aboie, il invite à la fête avec une autorité comique. De l'autre, les harmonies célestes et les cris perçants de Kate Pierson et Cindy Wilson. Leurs voix, pures et puissantes, s'entremêlent, se répondent, créent des contrepoints sublimes avant d'exploser en des "yé-yé" stridents ou des imitations de créatures marines. L'interaction entre ces trois personnalités vocales est le cœur nucléaire de l'album.

Les chansons elles-mêmes sont des chefs-d'œuvre de concision et d'efficacité pop, passées au filtre de l'absurde. "Dance This Mess Around" est un ordre, un hymne à la libération par le mouvement. "Lava" est une ode érotico-volcanique complètement folle. Et puis, bien sûr, il y a le mastodonte, la pièce maîtresse : "Rock Lobster". Sur près de sept minutes, le groupe déploie tout son arsenal. C'est une épopée surréaliste qui commence comme un simple morceau de surf rock avant de dériver vers une liste carnavalesque d'animaux marins, le tout ponctué par les cris d'oiseaux et les imitations de crustacés de Pierson et Wilson. C'est un morceau qui n'aurait jamais dû fonctionner, un collage improbable qui devient, contre toute attente, l'un des hymnes les plus définitifs de la New Wave. Un moment de pure génie.

Mais et c'est là tout le problème de l'album, la force incroyable de cet album est aussi, paradoxalement, sa légère faiblesse. Le son des B-52's sur ce premier disque est tellement défini, la formule est si spécifique et si parfaitement maîtrisée dès le départ, qu'elle laisse peu de place à la variation. La palette sonore, bien que brillante, est volontairement étroite. La structure des morceaux repose presque systématiquement sur la même dynamique : un riff de guitare entêtant, une batterie implacable, et le dialogue entre la voix parlée de Fred et les harmonies des filles.

Passés les chocs que sont "Planet Claire", "Rock Lobster" ou "52 Girls", des titres comme "6060-842" ou "Hero Worship", bien qu'énergiques et impeccablement exécutés, donnent l'impression de revisiter des territoires déjà explorés quelques minutes plus tôt. L'album est une course effrénée dans une seule et même direction stylistique. Il manque peut-être la respiration, le changement de rythme ou d'atmosphère qui aurait permis à chaque morceau de se distinguer encore davantage. C'est une fête endiablée du début à la fin, mais c'est toujours la même fête. Cette constance, qui garantit une cohérence sans faille, peut aussi donner le sentiment d'un album qui, une fois sa formule exposée, peine à se renouveler sur la longueur de ses neuf titres.

En conclusion, "The B-52's" reste un premier album sismique, un classique incontournable et une capsule de folie pure. Son audace, son originalité et son refus de se prendre au sérieux ont ouvert la voie à d'innombrables artistes. C'est un disque qui a prouvé que la musique rock pouvait être à la fois intelligente, expérimentale, et surtout, incroyablement amusante. La légère redondance de sa formule n'enlève rien à son génie, mais elle tempère légèrement l'expérience d'écoute globale, l'empêchant d'atteindre le panthéon des œuvres parfaites et variées. C'est un chef-d'œuvre essentiel, un 4/5 éclatant qui, près d'un demi-siècle après sa sortie, n'a rien perdu de sa capacité à nous faire sourire et à nous ordonner, avec la plus grande bienveillance, de danser sur ce joyeux chaos.

Rated 8/10

Fun, silly, goofy, and campy. Some of the vocals can get a little annoying, but looking pass that (a lil hard to do, I get it) you get the wackiest and one of the most creative albums to come out of the new wave genre, and with the hilarious genius that is the song Rock Lobster, you get an all time classic and an album that deserves to be called one of the 1001 albums you have to hear.

Rated 8/10

Way cooler and more fun than one would expect having only heard “Love Shack”.

Rated 10/10

Imagine hearing this for the first time in 1979. There would have been nothing like it. Utterly kitsch and slightly debauched, it feels like it set the tone for the 80s.

Rated 8/10

New Wave Psychedelic Surf is a genre right? This is a whole ass party on a record, everything you need is here

Rated 8/10

What a thrill to relive all those 80’s dance parties I remember. Along with many more that I can’t remember.

Rated 8/10

Rather fun album in my opinion. Liked most of the tracks and would probably listen to this more. 4/5

Rated 6/10

Who doesn't like Rock Lobster? The rest of this album is certainly uniquely B-52s. If there's anything that can be said for them, it's that they don't sound like anyone else. Is it supposed to be funny? Just weird? Serious (hopefully not...)? I've always hated Love Shack. This album is fine. Other than the absurdity value, I don't really feel any reason to listen to this one again all the way through. 2.5/5