Cover of Otis Blue / Otis Redding Sings Soul

Otis Blue / Otis Redding Sings Soul

Otis Redding

15 September 1965

Average
7.9
Ratings
284
Your rating
Log in to rate
Reviews
133
Lists
0
Tracklist 11 tracks, 33:11
  1. A1Ole Man Trouble2:40
  2. A2Respect2:10
  3. A3A Change Is Gonna Come4:21
  4. A4Down in the Valley3:00
  5. A5I’ve Been Loving You Too Long3:15
  6. B1Shake2:41
  7. B2My Girl2:55
  8. B3Wonderful World3:08
  9. B4Rock Me Baby3:30
  10. B5Satisfaction2:47
  11. B6You Don’t Miss Your Water2:46

Reviews

Rated 6/10

I wanted this album to be better than it is. His vocals are so great and some of this perfectly showcases it, but some feels let down by the arrangements. I was also surprised by the fact some of the staples i just prefer other singers versions.

Rated 8/10

Just a beautiful voice on some classic songs. I think I'd happily listen to Otis Redding sing the phone book in his gorgeous raspy voice. He's so emotive. The whole album was a very pleasant listen and with plenty of brass, which always makes me happy. A very tight run time of 32 minutes made this one of those rare times I wish the album were longer.

I would say that Respect is a *very* different song when sung by a man. I realise it was his song originally, but Aretha's cover is the definitive version. It's a teeny bit creepy when sung from the point of view of the working man coming home to his perfect housewife - like the type of thing an alt-right dude wanting a tradwife would say.

Despite my minor niggles with lyrical content, this is a beautiful record and I would say well worth a:

4/5

Rated 10/10

Lots of covers. Such a mature sound for his age. I cannot begin to imagine what kind of music he may have released had he been around longer.
Season: Late Winter
Favorite Song: Down in the Valley

Rated 6/10

Meh, nothing particularly amazing, but not bad.

Rated 10/10

Voici l'un de ces moments dans le projet des "1001 albums" où l'on s'arrête de souffler, où l'on pose le casque et où l'on se dit que, décidément, la musique a un sommet, et qu'il s'appelle Otis Redding. Aborder Otis Blue, c'est comme s'attaquer à une montagne de granit avec un petit burin. C'est imposant, c'est brut, et c'est surtout d'une solidité à toute épreuve.

En 1965, Otis Redding n'est pas encore la légende mondiale qu'il deviendra après Monterey. Quand il entre dans les studios Stax à Memphis pour enregistrer ce qui deviendra son troisième album, il y a une urgence qui transpire par tous les pores du disque. On dit que l'essentiel a été mis en boîte en 24 heures. Vingt-quatre heures et quand on pense à certains groupes qui passent six mois en studio pour régler une réverbération, ça remet les pendules à l'heure. Cette urgence, c’est le cœur battant d’Otis Blue. C’est ce qui fait que, soixante ans plus tard, le disque n’a pas pris une ride de poussière.

Ce qui me fascine, surtout avec mon background ancré dans des sons plus radicaux, c'est la dimension physique de cette musique. On oublie trop souvent que la Soul de Memphis, c'est du béton. La section rythmique ici, les mythiques M.G.'s, c'est la définition même du "less is more". Al Jackson Jr. à la batterie ne fait pas de fioritures, il frappe là où ça fait mal, avec une régularité de métronome humain qui ferait passer n’importe quelle boîte à rythmes pour un gadget instable. Duck Dunn à la basse, c'est le tronc de l'arbre, tout part de lui. Il y a une parenté évidente, bien que souterraine, entre cette science du groove implacable et les lignes de basse circulaires du Post-Punk que j'affectionne tant. C’est la même recherche d’une transe par la répétition et la solidité.

Et puis, il y a Steve Cropper, le guitariste blanc de l'écurie Stax. Son jeu est un cas d’école, pas un solo de trop, pas une note qui ne soit pas au service de la voix d’Otis. Il ponctue les phrases, il griffe le silence. C’est une économie de moyens qui confine au génie. Dans un monde musical aujourd’hui saturé de démonstrations techniques inutiles, écouter Cropper, c’est comme boire un verre d’eau glacée en plein désert. C’est tranchant, c’est sec, c’est parfait.

L’album s’ouvre sur "Ole Man Trouble", une composition originale d'Otis qui pose immédiatement l'ambiance. Le titre traite de la malchance, de la douleur, de ce "vieux malheur" qui te colle aux basques. La voix d’Otis est déjà là, immense, capable de passer d’un murmure suppliant à un cri de stentor en une fraction de seconde. C’est une voix qui a du grain, de la texture, elle n'est pas propre, elle est vivante. Elle porte en elle toute l'histoire du Gospel mais aussi toute la frustration d'un homme noir dans l'Amérique des années 60.

On enchaîne avec "Respect". Évidemment, tout le monde connaît la version d’Aretha Franklin, devenue un hymne féministe universel. Mais la version d’Otis, l’originale, a une tout autre saveur. C’est une demande de respect presque désespérée, portée par un rythme saccadé, nerveux, presque punk avant l’heure. Les cuivres — les fameux Memphis Horns — interviennent comme des coups de poignard. C’est une orchestration millimétrée qui ne laisse aucune place au hasard. Quand Otis scande "Respect", on sent que c’est une question de vie ou de mort pour lui.

L’une des grandes forces d’Otis Blue, c’est aussi la manière dont Otis s’approprie le répertoire de ses contemporains. Reprendre Sam Cooke, c’est un exercice périlleux car Cooke était le prince de la Soul, une voix de velours, une élégance absolue. Otis, lui, c’est la terre, la boue, le sang. Quand il s’attaque à "Change Is Gonna Come", il transforme l’espoir spirituel de Cooke en une lutte charnelle. Sa voix craque, elle s’éraille sur les bords, on sent le poids de l’histoire sur ses épaules. C’est bouleversant. Pareil pour "Wonderful World", qu’il dynamise avec une joie presque enfantine mais une puissance de feu incroyable.

Et comment ne pas parler de "Satisfaction" ? Les Rolling Stones venaient de sortir le morceau, et Otis se l’est réapproprié avec une insolence magnifique. On raconte qu’il ne connaissait même pas bien les paroles et qu’il a improvisé une partie du texte. Le résultat est supérieur à l’original, soyons honnêtes. Il injecte un groove que les Stones ne pouvaient que simuler. Il transforme le riff de Keith Richards en une explosion de cuivres. C’est le moment où le Rock’n’roll revient à sa source, le moment où la boucle est bouclée. C’est d’une efficacité redoutable, un morceau qui pourrait faire danser un mur de briques.

Le disque continue son exploration des émotions humaines avec une cohérence rare. "My Girl", la reprise des Temptations, perd son côté sucré pour devenir une déclaration d’amour brute et sincère. Otis n’essaie pas de séduire, il affirme. Sa présence est telle qu’il efface presque les versions originales de notre mémoire pendant qu’on l’écoute. C’est le signe des très grands interprètes : ils ne chantent pas des chansons, ils deviennent les chansons.

Sur "Down in the Valley" ou "Shake", on atteint des sommets de dynamisme. On imagine sans peine la chaleur dans le studio, la fumée des cigarettes, l'adrénaline qui monte. C’est une musique qui se vit dans l'instant. Il n'y a pas de place pour le repentir ou pour la retouche numérique, c'est du "one shot" émotionnel.

Le disque se termine, et on reste là, un peu hébété car on vient de traverser un condensé d'humanité en moins de quarante minutes. C'est la magie d'Otis Redding : il nous rend meilleurs, ou au moins plus conscients de ce que signifie "ressentir". Otis Blue est l'album parfait pour ceux qui pensent que la Soul n'est qu'une musique de divertissement. C'est un disque de combat, un disque de peine, mais aussi un disque d'une vitalité débordante.

Dans ma bibliothèque idéale, cet album occupe une place centrale. Il est le point de ralliement car il nous rappelle que peu importe les étiquettes — Soul, Post-Punk, Jazz expérimental — ce qui compte, c'est l'âme qu'on y met. Et de l'âme, Otis Redding en avait assez pour alimenter toute la planète.

Dire que cet album mérite un 5 sur 5 est presque une insulte, tant la note semble dérisoire face à la grandeur de l'œuvre. Mais comme il faut bien quantifier notre enthousiasme dans ce carnet de bord, on va s'y tenir. C’est la note maximale, sans l’ombre d’une hésitation, c'est le sommet de la pyramide. Un disque à écouter, à réécouter, et à transmettre comme un trésor sacré.

Juste un putain de classique.
Juste un putain de chef-d'œuvre.

Rated 10/10

Otis just kind of owns any song he sings even when it’s not originally his

Rated 6/10

Otis Redding’s voice is undeniably remarkable — raw, expressive, and instantly gripping. But despite that, 𝘖𝘵𝘪𝘴 𝘉𝘭𝘶𝘦 doesn’t strike me as a particularly special album. It’s a strong showcase for his talent, full of passionate performances, yet it never quite comes together as a cohesive or standout soul statement. Good to hear once, but not an album that stays with me.

Rated 8/10

Too bad I am having massive issues at work this week so I can't find enough time to properly give this attention but clearly this is at least 4 strong stars. Again not enough time to properly decide. NEED PROPER REVISIT

Rated 8/10

4/5. Just some great soul music. Otis Redding is an artist who I always knew of primarily because of Sittin’ on the dock of the bay, so it was nice to actually listen to a full record of his. Good stuff.

Rated 6/10

Pretty torn on this one. It’s Otis Redding, so gotta give some credit, but to be honest, I don’t understand the point of a lot of these songs. The covers are mostly fairly insipid, and nowhere near as good as the original. ‘My Girl’ in particular is ruined by the horn section being way too loud in the mix, and just doesn’t really suit that song. Whilst it is nice to hear the original of ‘Respect’, Aretha made it so much her own only a short time later. Disappointing.

Rated 8/10

come cool tracks on this album (mostly the most known songs).

Rated 10/10

This is a soul covers album with a few originals including the excellent "Respect". It has everything you'd want in an old-school soul record: excellent songs, excellent singing, excellent backing band. In short, it's perfect. Clocking in at a snappy 30 minutes, it doesn't suffer from any length issues, making this album stand with Sam Cooke's Live at the Harlem Square Club as one of the foremost examples of early 60s soul on the list.

Rated 10/10

Redding sounds amazing here, and the material here is excellent, even if a couple of the covers were done even better by others (Redding's Respect is great, but Aretha's is even better). Still, a definite five.

Rated 8/10

Amazing voice and band of course. But still very much a glorified covers album.

Rated 8/10

A really relaxing album. What a voice

4 ⭐️

Rated 8/10

STELLAR

Not many people have the ability to convey emotion on the level that Otis Redding could. While not his best record in my opinion as this is maybe his 3rd or 4th best..... wait. This is the only album on this list by Otis Redding.

Of all the crap I have had to listen to including 6 albums by Nick Cave, 4 by PJ Harvey and yet one, ONE by Otis Redding. 3 albums by Dexys Midnight fucking Runners.

I think I only continue to go through this list just to piss myself off. Today the mission was accomplished.

Rated 10/10

What a voice, both sweet and grainy, you can feel the emotion pouring out of him.
His great songs are showcased here with some covers that celebrate his talent.
No one quite like him.

Rated 6/10

I feel like I should like this more than I do, unfortunately. The production limits the instrumentation, and I'm not really the biggest fan of his voice.

Rated 8/10

Wonderful voice, great covers of already great songs. I enjoyed this a lot.