Cover of Rage Against the Machine

Rage Against the Machine

Rage Against the Machine

6 November 1992

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8.3
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Reviews
140
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Tracklist 10 tracks, 52:56
  1. 1Bombtrack4:04
  2. 2Killing in the Name5:14
  3. 3Take the Power Back5:37
  4. 4Settle for Nothing4:49
  5. 5Bullet in the Head5:10
  6. 6Know Your Enemy4:56
  7. 7Wake Up6:04
  8. 8Fistful of Steel5:31
  9. 9Township Rebellion5:24
  10. 10Freedom6:06

Reviews

Rated 8/10

I love how this band lives up to its name so completely. Musically not five stars for me, but I admire their passion and their message.

Rated 10/10

It's Fucking Rage!

Rated 6/10

Ein Werk mit roher Energie und politischem Anspruch verliert oft an Balance. Die Direktheit der Texte und die aggressiven musikalischen Elemente wirken stellenweise zu dominant und lassen wenig Raum für Zwischentöne oder musikalische Nuancen. Trotz seiner Bedeutung bleibt das Album für mich zu ungestüm und eindimensional.

Rated 6/10

People glaze this band so hard, so I had high expectations. Turns out its just a guy with a strange accent scream-talking leftist things through a hard-core band. The album sounds 90% the same as the two Limp Bizkit songs I've heard, and people hate them! What am I missing?

On the topic of the lyrics, of course they are going to be relevant "30 years later". Lyrics that boil down to "da goberment sux" are going to be relevant 300 years later. It isn't exactly some sort of amazing predictive power that a civilization still has flaws however many years after you write lyrics criticizing it. I say all this as a bonafide leftoid.

Rated 10/10

"America, the land of the free? Whoever told you that is your enemy!"
Raging against the machine complaining about things in the 90s that are still outraging in 2025.

Rated 10/10

Angrily cleaning my appartment while listening to this

Rated 10/10

The best protest album of all time. Sadly still relevant.

Rated 8/10

Great beats, memorable lines, important lyrics - all around this album hits the mark. The biggest detractor is how repetitive some of the moments are. Repetition can be great to hammer in a point, but too much and it just dilutes the impact. 4.3/5 -> 4/5

Rated 10/10

amazing. no notes. perfect for the zeitgeist of the time, still as relevant as ever.

Rated 10/10

Geile Stimme, geile Drums, geile Riffs, geile Bässe.
Themen, die auch heute noch aktuell sind. Geniales Album.

Rated 8/10

Much better than Coldplay.

Rated 8/10

Anti war anti corporate politics appropriated by the band's teenage audience as adolescent rebellion. Fuck you (mom) I won't do what you tell me! But if rock-n-roll isn't for pubescent catharsis what is it for? When that was my demographic this was the gnarliest, hardest, dirtiest, fastest thing imaginable (ie in the radio) and I was first scared of it the loved it. In retrospect it's much cleaner (the guitar is distorted but very tightly), the riffs are slower and have more of a groove, and the extreme vocals are a much more focused rap-scream delivery than I remembered. Far from wild and flailing it's precisely controlled fury and it fucking rips hard. A comp with the best tracks off this and evil empire and 2 from their 3rd album would be the best hour of 90s metal hands down, but they all have some filler.

Rated 4/10

I've heard a lot about the album. It's a bit too hard for me to really like it. Overall, it reminds me too much of white rap. 2/3

Rated 8/10

The zenith for angry 15 year olds.

Rated 6/10

1992, j’ai vingt-deux ans, je suis installé dans le studio de la radio indépendante, et je reçois ce truc. Une pochette avec un moine qui s'immole. Pas de fioritures, pas de logo brillant, juste la violence pure et silencieuse d'une photo historique. Je me rappelle avoir posé le diamant sur le vinyle avec une sorte d'appréhension. Ce que j'ai pris dans la gueule en cinquante minutes, c'était pas juste un disque de rock, c'était un attentat sonore. À l'époque, on sortait tout juste de la domination des brushings du hair metal et de la pop proprette. On était en plein milieu de l'explosion Grunge, mais Rage, c'était autre chose. C'était une machine de guerre conçue pour broyer le système de l'intérieur.

Musicalement, c'est un séisme. Tom Morello est arrivé avec sa gratte et il a décidé que les règles n'existaient plus. Le mec ne jouait pas de la guitare, il faisait du scratching avec ses cordes, il imitait des sirènes de police, il transformait son instrument en platine de DJ ou en scie sauteuse. Pour moi, voir un type réinventer l'instrument de façon aussi radicale tout en restant "groove", c'était fascinant car on n'avait jamais entendu ça. C'était du métal, oui, mais avec une colonne vertébrale funk tellement solide qu'elle aurait pu faire danser un mort. Tim Commerford et Brad Wilk, c’est une section rythmique qui ne respire pas, elle martèle. C'est du béton armé, sec, sans aucune réverbération inutile.

Et puis, il y a Zack de la Rocha. Le mec n’est pas là pour chanter, il est là pour te cracher ses convictions à la figure. C’est un flow incisif, une rage (justement) qui n’a rien de feinte. On sent que chaque mot est pesé, que chaque syllabe est une balle. À la radio, quand on passait « Killing in the Name », on savait qu’on faisait chier le monde, et c’était ça qui était bon. C’était l’époque où on croyait encore que la musique pouvait renverser des gouvernements. Ce disque, c’était le manuel de l'anarchiste mis en musique, une charge héroïque contre le capitalisme, le racisme institutionnel et la machine médiatique. C’était brut, c’était sincère, et c’était d’une efficacité redoutable.

Plus tard, entre 1996 et 2000, quand je bossais dans le magasin de disques indépendant, je voyais les gamins se ruer sur cet album car c’était devenu la porte d’entrée pour toute une génération. Le problème, c'est que ça a aussi ouvert la vanne à toute la vague Nu Metal qui a suivi, et là, j'ai commencé à déchanter. Voir l'héritage de Rage Against the Machine se transformer en mecs à casquettes rouges qui pleurnichent sur leurs problèmes d'ados, ça m'a un peu flingué le plaisir. On passait de la révolte politique pure à de la soupe commerciale pour MTV. C'est peut-être là que mon regard sur ce premier album a commencé à changer, à se teinter d'une certaine amertume.

Parce qu'au final, quand je remets ce disque aujourd'hui, je lui colle un 3 sur 5. Pourquoi pas plus ? Parce que c'est un album qui manque cruellement de nuances. C'est un bloc, un parpaing. C’est génial quand tu veux tout péter, mais au bout de quarante minutes, cette production ultra-propre, ultra-compressée, finit par me fatiguer. Moi qui suis un bouffeur de Post-Punk, j'ai besoin de zones d'ombre, de silences, de moments où la musique respire la défaite ou la mélancolie. Chez Rage, tout est en pleine lumière, tout est frontal, tout est dans l'affirmation constante. Il n'y a pas de place pour le doute, et pour moi, le doute, c'est l'essence même de la bonne musique.

C'est un disque qui a incroyablement bien vieilli techniquement, mais qui a pris un coup de vieux dans son approche "grosse caisse claire qui claque". Quand j'écoute « Bullet in the Head », j'admire la construction, le crescendo final est monstrueux, mais ça ne me touche plus aux tripes. C'est un album de jeunesse, de testostérone et de conviction, et peut-être que j'ai juste passé l'âge de me faire hurler dessus pendant une heure sans qu'on me propose un peu de texture sonore plus complexe.

Néanmoins, je ne peux pas nier l'importance de l'objet dans cette liste des 1001 albums. C'est une borne kilométrique indispensable. Ils ont réussi à fusionner le Rap et le Metal sans que ça sonne comme une blague ou un accident industriel. Ils ont apporté une conscience politique dans un milieu (le rock lourd) qui en était souvent dépourvu, ou alors de manière très superficielle. Ils ont imposé un son que personne n'a jamais réussi à copier correctement, malgré des milliers de tentatives foireuses. Rien que pour ça, le respect est éternel.

C’est le genre d’album que je suis content d’avoir possédé, mais que je ne ressortirai pas spontanément pour une écoute attentive. C’est une pièce de musée vibrante, un témoignage d'une époque où on pensait que le rock pouvait encore être dangereux. Un 3/5 solide, pour l'histoire, pour le riff de « Bombtrack », pour la technique de Morello, et pour ce putain de souvenir de moi, dans mon studio de radio, pensant que le monde allait changer grâce à un riff de basse. C'était beau, c'était violent, c'était Rage. Mais la suite de l'histoire nous a appris que la "Machine" gagne toujours à la fin, et ça, le disque ne nous l'avait pas dit.

Rated 10/10

Every single thing about this album is great. One of the all-time best ever to be recorded. An absolute beast!

Rated 6/10

Just REALLY ANGRY variations on the Seinfeld theme tune.

Rated 10/10

I mean it's a classic isn't it? What an album. The guitar playing is so unique, and iconic. His vocals are really pointed and angry. It's a perfect match.

There's a few tracks on here that I'm not really into that much, but the best ones are SO good as to massively elevate the whole. There's tons of great riffs and grooves across the album. Really deep and driving guitars. And there's some absolute monster tunes on here. That trio of Bullet in the Head, Know Your Enemy and Wake Up - my god!

Rated 10/10

Absolute classic album. Sadly over 25 years later it’s political message is still relevant