Cover of L’eau rouge

L’eau rouge

The Young Gods

September 1989

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5.2
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99
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Tracklist 8 tracks, 33:50
  1. A1La Fille de la mort7:58
  2. A2Rue des tempêtes2:51
  3. A3L'Eau rouge4:21
  4. A4Charlotte2:03
  5. B1Longue route3:41
  6. B2Crier les chiens3:16
  7. B3Ville nôtre4:08
  8. B4Les enfants5:32

Reviews

Rated 4/10

That was tough. Other reviewers have compared the album to Pink Floyd, NIN, and Reznor—all bands and artists I really enjoy listening to. I was curious. The very first track put me off so much that I couldn’t bring myself to listen to it all the way through. The second one reminded me of old NIN songs, but it didn’t win me over. It’s really hot today—maybe that’s why I’m not in the mood for anything radically new. I might give the album another listen after all. But that’s enough for now. 2/5

Rated 8/10

Favorite track(s): La fille de la mort, Rue des tempetes, Longue route, Crier les chiens

Rated 6/10

L’Eau Rouge von The Young Gods ist ein solides, kantiges Hardrock‑Album in französischer Sprache, das seine Energie vor allem aus den treibenden, industriell angehauchten Gitarrenflächen zieht. Die Band kombiniert rohe Härte mit einer fast ritualhaften Rhythmik – intensiv, aber nicht immer abwechslungsreich.

Rated 4/10

wat.

Rated 4/10

I’m sure this is influential or something but it was not much fun to listen to. Longue Route was CNN kinda cool.

Rated 4/10

A long long long 40 something minutes. What is this? The worst parts of NIN with the dark side of Willy wonka. That may sound awesome, but it’s not.

Rated 4/10

I have no fucking idea what this is. Even after listening to the whole thing.

I now understand the general consensus on French Tom Waits / Trent Reznor / Rammstein at least, but… so much of it is just fucking mad. There are flashes of good bits in here… like a particularly fat riff, soundscape or driving rhythm, but it’s mostly just very noisy and weird.

But you know, I didn’t sign up to this thing to be played safe easy picks every day. It’s good to get the weird shit every once in a while to spice things up.

Rated 6/10

I was definitely intrigued and up for the prospect of checking this out. Unfortunately, it wasn't as exciting (or as abrasive) as I might have hoped. The sampler-as-instrument stuff is interesting, but pales in comparison with how it was being used in hip-hop and dance music at the same time. There's also a weird theatrical, overly-devoted to Brecht kind of vibe to the vocals. a 2.5 really, but I'll kindly round up to 3.

Rated 2/10

Had to DNF. Not a fan

Rated 4/10

2.5
Actually enjoyed this whenever there was no vocals, but his voice was so grating

Rated 6/10

Never was as into them as other similar efforts. I think this was just a bit too arch but not bad. I enjoyed a good bit of it.

Rated 4/10

I like weird, I like screaming, I like circus altough I don't like this :(

Rated 8/10

The Young Gods are an early industrial band from Switzerland. Their album “L'Eau Rouge” offers, aside from the language (I’ll get back to that in a moment), a whole range of experiments, many of which work surprisingly well once you’ve listened to them a few times.
For one thing, the sound is extremely dense for 1989, yet it sounds largely natural, even though no real instruments are involved aside from the drums. For another, the vocals aren’t typical of the ’80s at all; instead, Franz Treichler impresses with a powerful baritone voice featuring slight growling elements.
The 80s drum sound, on the other hand, doesn’t fit the music at all in my opinion. Also, personally, I could do without the shooting gallery organ interludes (“La fille de la morte,” “Charlotte”).
Then there’s the matter of the language. In fact, French wasn’t uncommon in experimental music in Europe at the time. I still remember a concert by the band Forguette Mi Note just a few years later—they were considered the hottest thing among musicians and, with acoustic instruments, sounded very similar to this album.
While none of this has become standard, I interpret it as The Young Gods standing here as representatives of the European avant-garde of the late ’80s—and that is indeed something worth exploring.

Rated 2/10

This sounds like my nightmares. For context my nightmares usually involve me getting shot.

Rated 4/10

Like Rammstein, but without chorus. A few songs are ok.

Rated 2/10

For those of you who don’t speak French, let me assure you that this sucks just as hard when you understand the lyrics.

Rated 10/10

On est en 1989, j'ai 19 ans. C'est l'année où le Mur tombe, mais moi, je suis occupé à me prendre une autre sorte de parpaing en pleine gueule.

On va être clair tout de suite : la Suisse, musicalement, pour moi, c'était le néant ou pire, c'était Yello (que je respecte, attention) ou des trucs prog bizarres. Et là, débarquent de Genève ces types, The Young Gods. Rien que le nom, ça sonne comme une promesse ou un blasphème, ça dépend de quel côté de la barrière on se place.

J'ai découvert cet album, "L'Eau Rouge", juste avant de commencer à bosser en radio. À l'époque, je traînais mes guêtres dans les concerts bruyants, je me nourrissais de Sonic Youth, de Joy Division et de trucs bien noirs. Et là, je tombe sur cet OVNI.

Ce disque, c'est une anomalie, une aberration magnifique. Un album beau comme un accident de voiture au ralenti sous la pluie.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il faut imaginer le concept. On est à la fin des années 80, le sampler commence à être partout, mais généralement, c'est pour faire du hip-hop ou de la house. Eux ? Que dalle car Franz Treichler et sa bande utilisent le sampler pour recréer du rock. Mais pas n'importe comment. Ils ne jouent pas de la guitare, ils jouent des samples de guitare sur des claviers et la nuance est énorme. Ça donne un son chirurgical, froid, massif, une sorte de mur de briques sonores monté par des architectes sous acides.

Dès l'ouverture avec "La Fille de la Mort", tu comprends que tu n'es pas là pour rigoler. C'est martial, c'est industriel, mais putain, qu'est-ce que c'est lyrique ! C'est ça le génie des Young Gods : réussir à marier la puissance de feu du metal industriel (on pense à Godflesh, que j'adore par-dessus tout) avec une espèce de poésie de cabaret berlinois décadent. Treichler ne gueule pas comme un veau, il chante. Il a cette voix de crooner toxique, un peu chaman, un peu clochard céleste, qui te raconte des histoires sordides avec une classe internationale.

Et puis arrive le morceau titre, "L'Eau Rouge". Une valse, oui, une putain de valse industrielle. C'est lent, c'est lourd, c'est beau à en chialer. C'est là que le disque bascule pour moi de "très bon" à "chef-d'œuvre absolu". Il y a cette ambiance poisseuse, comme une fin de nuit trop arrosée où tu ne sais plus si tu vas embrasser ou frapper ton voisin.
Franchement, balancer ça sur une rythmique qui semble être jouée par des machines-outils, il fallait oser. C'est théâtral sans être ridicule, c'est tout simplement grandiose.

Ce qui me fascine avec cet album, et c'est ce que je répétais à longueur de journée aux clients quand je bossais chez ce disquaire indé quelques années plus tard, c'est l'espace. Contrairement aux groupes de rock qui remplissent tout, les Young Gods laissent des trous. Il y a du silence entre les frappes de batterie (une vraie batterie, tenue par l'incroyable Use Hiestand, qui cogne comme un bûcheron). Ce mélange d'organique et de synthétique, c'est la recette miracle. On dirait du blues joué par des robots dépressifs.

Et puis, il y a ce côté "chanson française" qui déraille. On sent l'héritage de Brel, si Brel avait troqué son accordéon contre un Akai S900 et une pédale de distorsion, c'est ce qui rend le truc unique. Ministry ou Nine Inch Nails, c'est bien, c'est efficace, mais c'est américain mais ça manque de ce spleen européen, de cette élégance un peu "vieux continent" fatigué. "L'Eau Rouge", c'est la bande-son d'une Europe qui se regarde dans le miroir et qui voit ses cernes.

J'écoute ça aujourd'hui, en 2026, et ça n'a pas pris une ride, c'est même effrayant de modernité. La production est sèche, précise et rien ne dépasse, c'est l'horlogerie suisse appliquée au chaos sonore.

Dans ma discothèque, il est rangé pas loin de "Streetcleaner" de Godflesh et de "Daydream Nation" de Sonic Youth. C'est la sainte trinité du bruit intelligent. "L'Eau Rouge", c'est l'album que je sors quand je veux expliquer à quelqu'un que la musique électronique, ce n'est pas que pour danser en mangeant des pastilles colorées. C'est aussi pour invoquer des démons et boire du vin rouge jusqu'à l'aube.

5 sur 5, évidemment car c'est un album monumental.

"C'est la fille de la mort qui m'a montré son corps
Et celle du procureur qui m'a volé mon coeur
C'est la fille de la mort qui m'a montré son corps
Et celle du boulevard qui m'a planté son dard" 😀

Rated 4/10

The soundtrack to Expedition 33 if Ubisoft produced it.

Rated 4/10

Good lord the spotify biography this group wrote for themselves is some next level pretentious self fallatio bullshit. Its french industrial rock on synthesizers