Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Top : The Swinging Detective
Flop : Intensive Care
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Top : The Swinging Detective
Flop : Intensive Care
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
Top : Proud Mary
Flop : Graveyard Train
Rated 9/10
Déjà écouté avant.
Top : Brothers in Arms
Flop : Why Worry
Jamais écouté avant.
Top : Homeward Bound
Flop : Cloudy
Rated 4/10
Jamais écouté avant.
American Idiot est peut-être le sommet de son genre, a minima commercialement. Le problème, c'est que le pop punk californien, son genre donc, n'est qu'une neutralisation, un abâtardissement du punk pour en faire une musique de masse, taillée pour les bacs et les stades. C'est énergique et efficace, mais sans sincérité sensible, sans profondeur. Même dans son engagement politique, American Idiot a quelque chose d'adolescent, d'un peu superficiel... et (même si ça n'est bien sûr pas de leur faute) d'un peu décalé en 2026, à l'heure où le criminel de guerre néocon bien con Bush a été remplacé par encore bien pire...
Top : American Idiot
Flop : Extraordinary Girl
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Un album qui commence très fort, avec deux titres délicieusement rétro et fun, sous perfusion de glam et d'Elton John, qui enchaîne avec une reprise disco à la fois courageuse et douteuse de Comfortably Numb puis sombre dans une espèce de routine pop-rock médiocre aux accents électro, sans âme ni conviction. S'ils avaient su garder le même niveau d'énergie que sur le début de l'album, Scissor Sisters auraient signé un classique du genre, mais en l'état, ce premier album manque quand même de solidité...
Top : Take Your Mama
Flop : Better Luck
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
You're Living All Over Me fait partie de ces rares albums qui semblent être nettement en avance sur leur temps. Sans doute parce que toute la vague grunge qui déferlera sur Seattle quatre-cinq ans plus tard s'inspirera lourdement des textures noise et de l'énergie punk de Dinosaur Jr.. Au-delà de son influence, c'est aussi et surtout un album de guitare jouissif, et la révélation, à travers le bruit et la fureur, des talents de songwriter pop de J. Mascis.
Top : Little Fury Things
Flop : Lose
Rated 9/10
Déjà écouté avant.
Tout a déjà été dit (et son contraire, probablement) sur Pet Sounds, je ne vais pas en rajouter plus que ça. Œuvre majeure d'un groupe qui ne semblait pas destiné, jusque là, à révolutionner l'histoire de la musique populaire ; expression sublime du génie d'un homme, Brian Wilson ; disque pionnier sans lequel l'album comme forme artistique n'existerait pas aujourd'hui ; bijou de pop orchestrale d'une richesse harmonique et mélodique inégalable et inégalée, et d'autant plus impressionnant 60 ans plus tard, qu'il n'a pas pris une ride ; … Pet Sounds, c'est tout ça, et encore plus, et c'est pour ça que c'est un album 5 étoiles intouchable.
Top : God Only Knows
Flop : Don't Talk (Put Your Head on My Shoulder)
Rated 9/10
Déjà écouté avant.
Abrasif. Voilà le mot qui vient à l'esprit quand on écoute The Downward Spiral, l'un des albums "mainstream" qui pousse le plus loin l'exercice de style industriel, quitte à assumer une forme de laideur cathartique... Clairement, Trent Reznor n'était pas là pour s'amuser ou nous prendre par la main, et ce récit d'une descente aux enfers psychique, racontée aussi crûment qu'elle est mise en musique, ne peut que laisser des gens sur le côté. C'est désespéré, cradingue, vulgaire, repoussant même, mais d'une intensité dingue, presque cinématique (ça n'est pas un hasard si Reznor deviendra ensuite un immense compositeur pour le grand écran) qui agresse les oreilles pour mieux réveiller les neurones.
Top : March of the Pigs
Flop : Big Man With a Gun
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
Si Being There n'est clairement pas la claque qu'a été Yankee Hotel Foxtrot, c'est une nouvelle super découverte pour moi signée Wilco. Certes, musicalement, il n'invente rien, et assume même ouvertement son côté rétro, mais bon signe, malgré sa longueur, il ne semble jamais tourner en rond, se répéter ou tourner au pastiche un peu vain. Grâce aux compositions impeccables de Jeff Tweedy, et sa capacité à explorer toutes les potentialités de son country rock alternatif, chaque morceau est une nouvelle découverte, pas toujours incroyable, mais jamais pathétique non plus. Respect, sur un double album, c'est pas si facile...
Top : Outtasite (Outta Mind)
Flop : Kingpin
Rated 6/10
Jamais écouté avant.
Eh ben je crois que j'attendais trop de Thriller. J'admets tout à fait que c'est un album important, avec un casting incroyable, qui a changé le visage de la pop et fait de Michael Jackson une légende. Mais d'abord, la légende de Michael Jackson a quand même pris un sacré coup dans l'aile ces derniers temps (même si ça n'a rien à voir avec la musique... quoique PYT est quand même... compliquée a posteriori), mais surtout, en dehors de la succession Thriller-Beat It-Billie Jean, en effet assez impressionnante, l'album n'est pas si bon. Allez, Wanna Be Startin' Something tire aussi son épingle du jeu. Mais pour le reste, on est sur de la pop surproduite et guimauve qui n'a pas grand chose à dire sinon "achetez-moi". Ne parlons même pas du duo avec Macca, atterrant, et insistons plutôt sur la production de Quincy Jones qui, si elle était sans doute en avance sur son temps, a pris un gros retard depuis. Je me réjouissais d'écouter enfin au long l'album le plus vendu de tous les temps, je suis déçu. Son prédécesseur, Off the Wall, est bien meilleur, peut-être parce que Michael Jackson savait encore s'amuser, plutôt que de faire de la musique les yeux rivés sur les charts.
Top : Billie Jean
Flop : The Girl Is Mine
Rated 4/10
Jamais écouté avant.
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. D'un côté, il n'y a rien de scandaleux et il s'écoute sans gros obstacle, de l'autre, le mélange entre morceaux courts et durée totale très longue est un peu déroutant et donne parfois l'impression que Frank Black a voulu enregistrer toutes ses idées, quitte à ne pas les mener au bout... Le fait est que quand ça marche, on retrouve quelque chose de l'intensité des Pixies qui fait plaisir. Mais ça ne marche que rarement, et certains morceaux paraissent même complètement hors de propos en 1994... Une note mitigée, donc, pour un album pas totalement satisfaisant.
Top : Freedom Rock
Flop : Fiddle Riddle
Rated 7/10
Déjà écouté avant.
Derrière leur boogie rock texan objectivement assez primaire (ce qui n'est pas toujours une maivause chose), ZZ Top affichent sans faux semblants leur sens du fun, leur ambition de divertir l'auditeur sans prise de tête. Avec un atout majeur, le travail de titan à la guitare de Billy Gibbons, qui sans être un magicien de l'instrument, enchaîne riffs ravageurs et solos pleins de groove sans discontinuer. Difficile de ne pas être séduit, d'autant que Tres Hombres a le très bon goût de ne pas s'éterniser et de s'arrêter juste au moment où il commence à tourner en rond.
Top : Precious and Grace
Flop : Have You Heard?
Rated 6/10
Jamais écouté avant.
Le premier album solo de Jack White agrémente le guitar rock primaire et jouissif des White Stripes d'une instrumentation plus riche (avec notamment des claviers omniprésents) et d'influences soul et country plus assumées. Pourquoi pas, mais le résultat ici manque un peu de consistance, et est sauvé par deux ou trois morceaux qui surnagent. Blunderbuss reste très largement écoutable, mais sa place dans cette liste paraît étonnante, même par rapport à d'autres productions de son auteur.
Top : Weep Themselves to Sleep
Flop : I Guess I Should Go to Sleep
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Décidément, je ne suis pas fan des Rolling Stones. D'autant plus sans Brian Jones, qui avait au moins l'avantage d'ajouter un peu d'inventivité et de nouveauté dans le pastiche de blues excessivement révérencieux dont Mick Jagger et Keith Richards semblent incapables de transcender. Résultat, c'est un album compétent mais répétitif et chiant, ce qui est particulièrement problématique pour un double album interminable... Je ne vois vraiment pas comment Exile on Main Street peut être considéré comme un immense album, et même comme le meilleur album des Stones.
Top : Tumbling Dice
Flop : I Just Want to See His Face
Rated 8/10
Jamais écouté avant.
Je ne sais pas comment j'étais passé à côté de Magazine jusque là. Real Life tombe pourtant pile dans l'époque et les sonorités que je préfère, dans cette période où les musiciens issus ou inspirés du punk commencent à en déborder les limitations sans en abandonner l'esprit. Son interprétation inventive, presque prog, du post-punk ne tape pas toujours dans le mille, mais quand ça marche, c'est brillant. Et on sent toute l'influence que Howard Devoto et les siens (en particulier le guitariste, John McGeoch) ont pu avoir sur toute une génération de musiciens, particulièrement au Royaume-Uni.
Top : Shoot by Both Sides
Flop : Recoil
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
Quelle frustration de sentir confusément qu'on écoute quelque chose de grand, au-delà même de la réputation stellaire de l'album, mais de ne clairement pas avoir les armes pour l'apprécier à sa juste valeur. Après deux écoutes, dont une de nuit plus fructueuse, je perçois l'immense talent des musiciens, la construction d'une structure à travers les improvisations, et j'apprécie l'ambiance mélancolique et contenue de l'ensemble, qui rend l'écoute agréable, quoique flirtant avec l'ennui (sans jamais y tomber vraiment). J'ai bien conscience que le plus gros de l'album m'a échappé, et j'espère pouvoir y revenir après avoir été plus exposé au jazz, et que le génie de Miles Davis m'appartient enfin évident.
Top : So What
Flop : All Blues
Jamais écouté avant.
Bridge Over Troubled Water est un monument aux excès du perfectionnisme en musique. Il ne viendrait à personne l'idée de contester le talent de songwriter de Paul Simon, qui ici comme ailleurs dans sa discographie, est entièrement perceptible. Mais à force de passer des dizaines, voire des centaines d'heure, à peaufiner le moindre morceau, à éliminer la moindre imperfection et à rajouter couche sur couche d'arrangements d'un goût pas toujours très affirmé, le résultat, c'est un disque certes brillant, mais lisse et ennuyeux au possible, tout en étant grandiloquent à en crever... Comme si, à force de vouloir emmener ses racines folk ailleurs, Paul Simon avait oublié que c'est dans la confrontation sans intermédiation ni coquetteries superflues entre un songwriter et l'auditeur que se loge toute la puissance émotionnelle de la folk. Sans oublier qu'à force de vouloir y injecter l'ensemble de ses inspirations du moment, l'album ressemble plus à une compilation un peu disjointe, de la musique traditionnelle péruvienne au gospel, du folk rock mélo au rockabilly acoustique, qu'à une véritable œuvre cohérente. Une vraie déception, donc.
Top : The Boxer
Flop : Bye Bye Love
Rated 9/10
Déjà écouté avant.
Fermement planté à l'intersection de l'énergie adolescente du punk et des ambitions mélodiques de la new wave, Elvis Costello signe avec This Year's Model ce qui est probablement son meilleur album. Un album sans véritable tube, mais dont chaque morceau ou presque est une pépite du genre, des textes qui conjuguent frustration libidineuse et exigence "littéraire", et un backing band remarquable, The Attractions, qui suivra Costello pendant un paquet d'années, et on comprend pourquoi. Beaucoup moins connu par chez nous que de nombreux contemporains, Elvis Costello prouve sur This Year's Model qu'il est pourtant un artiste essentiel de la période la plus décisive de l'histoire du rock, celle de l'immédiat après-punk.
Top : Lipstick Vogue
Flop : You Belong to Me
Rated 7/10
Jamais écouté avant.
Quelques notes de guitare, des ponctuations à la basse, des nappes parsemées de violon, quelques accents à la guimbarde, et au-dessus, loin au-dessus, la voix bancale de Leonard Cohen. Songs from a Room est un exercice de dépouillement musical presque extrême, conçu pour mettre en avant les sublimes textes de l'un des plus grands poètes de la folk. Et ça marche, très bien, même, à condition de se laisser embarquer dans la noire mélancolie de ses mélodies diffuses et la puissance évocatrice des mots.
Top : The Partisan
Flop : The Butcher