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Tracklist
- 1Wearin’ That Loved on Look2:41
- 2Only the Strong Survive2:45
- 3I’ll Hold You in My Heart (Till I Can Hold You in My Arms)4:31
- 4It Keeps Right On a-Hurtin’2:35
- 5I’m Movin’ On2:50
- 6Power of My Love2:35
- 7Gentle on My Mind3:20
- 8After Loving You3:05
- 9Long Black Limousine3:41
- 10True Love Travels on a Gravel Road2:37
- 11Any Day Now2:55
- 12In the Ghetto2:44
Reviews
Rated 6/10
It is Elvis Presley.
Rated 6/10
Putain, j'ai osé... Oui, j'ai osé coller un petit, un minuscule, un presque insultant 3 sur 5 au King en personne. Je sens déjà le souffle chaud de la sainte inquisition du rock 'n' roll sur ma nuque, prête à me clouer au pilori des critiques hérétiques. Mais soyons honnêtes deux minutes, d'accord ? Le rôle d'un critique sur un site musical digne de ce nom, n'est pas de s'agenouiller aveuglément devant les statues de cire de l'histoire, mais de dire la vérité, brute, viscérale, quitte à égratigner les mythes.
Alors voilà, l'album From Elvis In Memphis de 1969 est pour beaucoup l'album du grand retour, la résurrection sacrée d'un dieu qu'on croyait perdu pour toujours dans les limbes d'Hollywood. Ouais... Pour moi, c'est surtout le disque d'un homme qui court après son époque car en y regardant de plus près, il est quand même bien loin le temps où Elvis tenait à lui seul la scène rock.
En 1969, l'Amérique est en plein délire psychédélique, le monde tremble sous les assauts de Jimi Hendrix, des Beatles en fin de course, de Led Zeppelin qui invente le heavy metal, et de la soul enragée de James Brown. Et dans ce joyeux bordel, il se situe où le King ? Et bien, il essaie de recoller les morceaux après une décennie passée à tourner dans des films de plus en plus purulents, accompagnés de bandes originales qui tenaient plus de la soupe populaire que du génie musical. Il faut dire que sa planche de salut est venue de ce fameux Comeback Special télévisé de 1968, où, moulé dans son costume de cuir noir, il a rappelé à tout le monde qu'il avait encore du sang dans les veines. Mais le passage au format album, l'année suivante, c'est une tout autre paire de manches.
Pour ce grand retour aux affaires sérieuses, Elvis a eu la bonne idée de retourner au bercail, à Memphis, une ville alors en pleine ébullition soul et pop. Il s'installe à l'American Sound Studios sous la houlette du producteur Chips Moman, entouré d'une équipe de mercenaires de studio absolument légendaires : Dan Penn, Tommy Cogbill ou encore Reggie Young. Sur le papier, la rencontre entre le pionnier du rockabilly et la crème de la soul sudiste devait faire des étincelles. En réalité, tout ce que je ressens à l'écoute de ce disque, c'est une terrible et pesante impression de voir un suiveur.
Elvis n'invente plus rien ici, il s'adapte, il s'accommode, il se fond dans un moule soul-country déjà balisé par d'autres avant lui. L'album est long, excessivement long, et pour tout dire, il manque cruellement de rythme. Là où on attendait des morsures, des ruptures, de l'électricité pure, on se retrouve embourbé dans un mid-tempo tiède et poli qui s'étire. On est ici à des années-lumière de l'urgence primitive des sessions Sun Records des années 50.
Pour être tout à fait juste, ce disque ne mérite pas de finir à la poubelle, et c'est bien pour cela qu'il décroche la moyenne. L'album est sauvé du naufrage total par deux ou trois tubes planétaires absolus qui mènent la danse avec une classe indéniable. Le reste, malheureusement, sombre trop souvent dans un anonymat poli.
Parlons-en de ces réussites, "In The Ghetto", écrit par Mac Davis, est un chef-d'œuvre absolu de narration sociale. La voix d'Elvis y est majestueuse, lourde de tristesse, parfaitement soutenue par des chœurs évangéliques. C'est le genre de morceau qui vous chope par les tripes et ne vous lâche plus. "Long Black Limousine" montre également ce qu'aurait pu être cet album s'il avait gardé cette hargne : une complainte tragique teintée de cuivres et d'amertume. Enfin, la reprise de Burt Bacharach, "Any Day Now", clôture magnifiquement le bal des exceptions. On peut aussi accorder un bon point à "Only The Strong Survive", reprise de Jerry Butler, et à "I'm Moving On" de Hank Snow, que le groupe transforme en un exercice funky plutôt bien troussé.
Mais merde, excepté ces quelques fulgurances, qu'est-ce que je me suis gravement ennuyé ! Entre ces morceaux d'anthologie, on se tape des titres d'une platitude abyssale. Des morceaux comme "Wearin' That Loved On Look" ou "True Love Travels On A Gravel Road" s'enchaînent sans jamais parvenir à imposer un véritable relief. C'est de la country-soul de salon, propre, bien produite, mais désespérément vide de folie. On attend le coup de sang, l'étincelle qui va faire sauter la baraque, mais rien ne vient. Le manque de dynamique globale est flagrant, et l'album s'enfonce régulièrement dans un ronronnement soporifique.
Pour couronner le tout, la plus grande blague de ces sessions de Memphis reste un choix éditorial d'un ridicule achevé : le joyau absolu enregistré durant cette période, le titre qui aurait pu redonner à lui seul tout le rythme nécessaire à cette galette, j'ai nommé "Suspicious Minds", a été exclu de la tracklist originale pour être balancé uniquement en single ! Un sabotage en règle qui prive l'album de sa meilleure arme rythmique et confirme cette impression de produit mal calibré. Ce titre sera disponible sur la réédition 30 ans plus tard.
Au final, From Elvis In Memphis n'est pas le messie que la nostalgie collective tente de nous vendre. C'est un disque de transition, le témoignage d'un artiste immense qui retrouve enfin une voix digne de son talent, mais qui cherche encore sa boussole dans une époque qui a appris à marcher sans lui.
Rated 8/10
It’s been a pretty blah week with lots of mediocre albums and few high spots so I clapped when I saw Elvis’s name. Elvis never lets you down, Elvis to the rescue I think, and the album title is like a postcard sent to me by him. From the afterlife. I much prefer Elvis’s Las Vegas songs and here they are in all their glory. After a hiatus from non-soundtrack albums – most of which were not good, Kid Creole and Blue Hawaii being exceptions, he had started to get back to live performances with the NBC special and studio albums. This one includes such classics as Gentle on my Mind and In the Ghetto that he sings with all his Memphis soul, backed by the Memphis Boys and beautiful female harmonies. Truly a joy.
Rated 6/10
It's another showing from Elvis, and thus one too, is pretty good. It still sounds approximately like Elvis, but in 1969, so there's a slightly more modern rock/country/blues thing here. But these songs *are* generally good. Gentle On My Mind is a fantastic song, though I do prefer Glen Campbell's recording. And In The Ghetto has aged weirdly, just because of Elvis' legacy, but it is good, and does possess at least a little self awareness. Anyways, even though this does feel a little more mature (or at least palatable to modern ears), this is still an Elvis album. This isn't really a bad thing, but you know how you feel about it, and it's pretty "your mileage may vary".
Rated 6/10
Honestly, much better than expected
Rated 8/10
I recognize a bunch of these tracks by title, but I've never listened to this album start-to-finish before.
This is a solid Elvis album. I'll be adding this to my list of albums to listen to again.
Rated 8/10
Elvis schmelvis
Rated 6/10
Though I usually find Elvis Presley deeply corny, this wasn’t too bad.
Rated 8/10
A lot of fun
Rated 8/10
Probably the best cover artist of all time!
Rated 6/10
Sounds like Elvis.
Rated 10/10
Where is there to say? This is Elvis f**king Presley! His voice is so soothing and I could listen to him sing stories to me all day. What a legend and what a fantastic album!!!
Favorite tracks:
I’ll Hold You In My Heart
I’m Moving On
After Loving You
Suspicious Minds
Rated 6/10
Exactly what you expect. Enjoyed it as much as I ever enjoy elvis. Which is not enough to choose to listen to it.
Rated 6/10
Always thought I don’t like Elvis.
Cruise ship karaoke in a jumpsuit.
This one wasn’t the cheese fest I was expecting.
Likely won’t be back but I enjoyed it.
Rated 6/10
I kind of like some of Elvis’ early stuff. But after a point it goes downhill. This album was still surprisingly decent but still a bit lackluster
Rated 4/10
This is a difficult one as i started off really enjoying it and appreciating Elvis’s great vocals, but then i just got a bit bored.
Obviously’In the ghetto’ and ‘Suspicious minds’ awoke me briefly from my funk but ‘dont cry daddy’ and ‘Mama liked the roses’ made sure i returned there.
Rated 6/10
To me he sounds distinctly non-Elvisy on a few of these tracks - hoarse and like he really needs a lemsip and a long lie down. But that's probably because here in the UK, the majority of Elvis we hear is early, powerfully voiced Elvis not this late stage version.
Suspicious Minds is the big hit from this album, and I do like it, but I also already knew In The Ghetto and Mama Liked The Roses (which I don't hate despite the maximum schmaltz).
My favourite bit of the parts I didn't know was the lyrics in Kentucky Rain that was akin to every telephone conversation I ever have with my Mum:
"They said, "Yes, she's been here"
But their memory wasn't clear
Was it yesterday?
No, wait, the day before"
I do really like quite a lot of classic Elvis songs, but this was just middle of the road fine. Should really be a 2.5, but:
3/5
Rated 10/10
wow
Rated 4/10
OK I listened to this, I already knew I didn't like the way he sings. I learned that 38 minutes can feel pretty long too.
Rated 4/10
It amazes me that Elvis is still popular. He's alright, but it's the 21st century... why is he 336th on Spotify?
None of the songs stuck out to me.