Cover of The Pleasure Principle

The Pleasure Principle

Gary Numan

7 September 1979

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6.8
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Reviews
92
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Tracklist 10 tracks, 41:23
  1. A1Airlane3:19
  2. A2Metal3:34
  3. A3Complex3:12
  4. A4Films4:11
  5. A5M.E.5:37
  6. B1Tracks2:52
  7. B2Observer2:54
  8. B3Conversation7:40
  9. B4Cars4:01
  10. B5Engineers4:03

Reviews

Rated 10/10

Sounds like the future, but it's *checks watch* 47 years old !!!

Rated 8/10

I love the dynamics of the album - Gary Numan’s voice against its mechanical backdrop is just perfect. An incredible synthesis of early electronic experimentalism paired with art rock sensibilities.

Rated 8/10

One of the best eps I've ever heard stretched way too long into an LP. There just isn't enough content here for how long this album is. But when this hits it's incredible. Plus I used to look like him in my early 20's.

Rated 10/10

My mental idea of this album had been "the one with Cars on it", but it's actually just a really fucking good album.

Rated 8/10

This is truly an interesting one. On one hand, Newman is so clearly almost completely ripping off Kraftwerk, but on the other hand it's done so superbly, one cannot help but love this, probably easy 4 stars here

Rated 6/10

a perfectly fine album that doesn't do much for me. a respectful 3.5

Rated 8/10

still so modern its insane

Rated 8/10

crunchy bass and sweeping synth - could be no one else but Numan . great way to start any song let alone an album

Sounds of its time and somehow futuristic after 40 years

Rated 8/10

još jedan jako dobar album

Rated 4/10

Trååååkigt

Rated 6/10

En 1979, fraîchement débarqué du succès vaporeux d'« Are Friends Electric? » avec mon groupe Tubeway Army, je décide qu'il est temps d'assumer mon destin en solo. Je me pointe sur le plateau de l'émission Top of the Pops avec un look pensé pour traumatiser le téléspectateur moyen : teint d'une pâleur cadavérique, cheveux corbeau, regard fixe de sociopathe et costume d'employé de bureau futuriste. Un androïde échappé d'un roman de science-fiction qui se serait bêtement perdu dans le métro londonien.

C'est à l'automne de cette même année que je sors The Pleasure Principle. Sans le savoir tout à fait sur le moment, je pose là les fondations de ce que la presse spécialisée s'empressera de baptiser la synth-pop et la new wave des années 80. Pourtant, quand je réécoute cet album aujourd'hui avec un regard lucide, mon constat s'avère bien plus nuancé que la légende officielle. The Pleasure Principle est incontestablement un bon disque, novateur et audacieux sur bien des aspects, mais il souffre également de défauts structurels majeurs qui m'empêchent de le crier sur tous les toits comme un chef-d'œuvre intemporel. Je lui attribue donc un 3/5, une note d'honnêteté brute.

Pour bien mesurer ce que je tentais de faire à l'époque, il faut se remettre dans le contexte de la fin des années 70. L'utilisation des synthétiseurs en Angleterre restait encore largement cantonnée aux expérimentations du rock progressif allemand comme Kraftwerk ou Tangerine Dream, ou aux arrangements de David Bowie et Brian Eno sur la trilogie berlinoise. La plupart des groupes de rock traditionnels considéraient encore les synthés comme des gadgets sans âme réservés aux musiciens de studio ou aux vieux hippies fortunés.

Issu de la vague punk, je voyais au contraire dans le synthétiseur l'instrument d'émancipation démocratique ultime. Pas besoin de maîtriser dix ans de solfège ou d'enchaîner des solos véloces pour composer sur un Minimoog. Il suffisait d'appuyer sur une touche avec un seul doigt pour déclencher un son monstrueux, lourd et totalement inédit. Quand j'ai essayé mon premier Minimoog dans un studio d'enregistrement, ma vie a changé en une fraction de seconde. Le son était tellement massif que j'ai su immédiatement que je ne voulais plus jamais toucher une guitare de ma vie. C'est cette révélation qui m'a poussé à abandonner la formule classique guitare-basse-batterie pour me plonger corps et âme dans les fréquences synthétiques.

Ma première grande décision sur cet album relève d'ailleurs d'une audace folle pour l'époque : l'absence totale et définitive de guitare. Dans un monde musical encore dominé par les riffs saturés et le culte du guitar hero, bannir la six-cordes de tout un disque relevait du suicide commercial. Sur The Pleasure Principle, il n'y a pas le moindre grattement, pas la moindre distorsion à lampes. Tout le spectre sonore habituellement réservé aux guitares est intégralement transféré aux synthétiseurs analogiques.

Le Minimoog assure mes lignes de basse rondes, lourdes et martelées, tandis que le Polymoog génère des nappes glaciales et des motifs répétitifs qui s'accrochent à l'esprit. Ce parti pris donne à l'album une identité sonore d'une cohérence absolue. On se retrouve immédiatement plongé dans un univers rétro-futuriste, froid et clinique. L'absence de guitares crée une sensation de vide spatial. La musique respire différemment, débarrassée des fréquences saturées habituelles, laissant toute la place à une architecture électronique rigide mais fascinante.

Mais selon moi, ma plus belle idée sur tout le disque, c'est d'avoir injecté une étincelle organique au milieu de ce paysage de silicium. Et cette étincelle provient de l'intégration de cordes acoustiques, et plus particulièrement du violon et de l'alto joués par le talentueux Billy Currie, membre d'Ultravox. L'ajout de ces instruments à frottement au milieu d'une débauche de circuits imprimés fait un bien fou à l'ensemble. Ces interventions de violon apportent une touche de chaleur humaine, de mélancolie et d'élégance dramatique tout à fait saisissante. C'est un peu comme si une âme humaine subsistait et tentait de s'exprimer depuis l'intérieur d'un ordinateur géant. Le contraste entre le son chaud du bois et la rigueur froide des synthétiseurs crée une tension poétique magnifique qui sauve l'album de la sécheresse.

Sur le plan purement technique, rappelez-vous que l'album a été enregistré aux studios Matrix de Londres sans le confort des ordinateurs modernes. En 1979, les séquenceurs automatiques et la technologie MIDI n'existaient pas encore dans nos studios. Toutes les lignes répétitives que vous entendez ont été jouées à la main par mes musiciens et moi-même, avec une précision métronomique pour rester calés sur la batterie. Cette contrainte technique obligatoire donne au disque une pulsation vivante malgré son apparence robotique. De plus, la batterie acoustique enregistrée par Cedric Sharpley bénéficie d'un traitement sonore très particulier. Le son est sec, mat, totalement privé de réverbération, ce qui accentue encore davantage cette impression d'espace fermé.

La grande réussite de la première moitié du disque réside dans sa capacité à créer une ambiance paranoïaque d'une efficacité redoutable. Je maîtrise alors l'art d'écrire des mélodies simples mais terriblement accrocheuses sous mes airs d'androïde sans émotions. J'aborde des thèmes chers à la science-fiction : l'isolement urbain, la fascination pour les machines, le voyeurisme et l'angoisse de la déshumanisation. Le morceau phare Cars reste à ce titre un modèle de pop synthétique minimale. Avec sa basse binaire obsessionnelle, ses phrases de synthétiseur tranchantes et son refrain récité d'une voix neutre, la chanson capture parfaitement le sentiment de sécurité illusoire que procure le fait de s'enfermer dans sa voiture pour échapper aux autres.

Malheureusement, c'est une fois la surprise passée que les problèmes commencent à pointer le bout de leur nez. Et c'est exactement là que se situe le motif central de ma réserve et de ma note mitigée. Le problème majeur de The Pleasure Principle, c'est que l'album devient rapidement trop répétitif. Une fois arrivé à la seconde moitié du disque, une impression de lassitude et de déjà-vu s'installe gentiment mais sûrement. Je me rends compte en le réécoutant que j'applique rigoureusement la même recette, avec les mêmes timbres de synthés, les mêmes tempos et les mêmes intonations vocales d'un titre à l'autre.

Je vois déjà venir les puristes qui me reprocheront cette analyse en me disant : « Mais enfin, c'est le concept même de l'album ! La répétition et la monotonie font partie intégrante du côté robotique et mécanique recherché ! » J'entends parfaitement cet argument théorique et je reconnais la cohérence de la démarche sur le papier. Mimer la rigueur des machines en créant une musique répétitive et circulaire est une démarche artistique compréhensible. Mais entre la théorie intellectuelle et l'expérience réelle de mes oreilles, il y a un fossé que je ne peux pas franchir.

Il est amusant d'ailleurs de constater à quel point la presse musicale britannique de l'époque s'est montrée féroce à mon égard. Les hebdomadaires influents comme le NME ou Melody Maker ont accueilli l'album avec un mépris d'une rare violence, me traitant d'imposteur sans talent et de sous-David Bowie intellectualisant des bruits de machines. Mais le public, lui, ne s'y est pas trompé. Porté par le succès massif du single Cars, l'album s'est rapidement hissé au sommet des ventes au Royaume-Uni avant de conquérir l'Amérique.

Cette revanche populaire s'appuyait aussi sur la construction de mon personnage. Loin des postures machistes du rock ou de l'agressivité du punk, j'affichais une posture distante, presque asexuée et totalement impassible. Cette attitude, qui a beaucoup intrigué, était en réalité alimentée par ma timidité maladive. J'ai simplement transformé une vulnérabilité personnelle en un style visuel percutant, créant un modèle d'androïde introverti que des dizaines de groupes new wave allaient s'empresser de copier.

Même si je reste réservé sur l'homogénéité du disque, il faut rendre à César ce qui appartient à César : l'influence de The Pleasure Principle sur l'histoire de la musique moderne est colossale. Cet album a servi de pont vers l'explosion synth-pop des années 80 (Depeche Mode, Human League, OMD) et a inspiré toute la scène industrielle et rock alternatif.

Au moment de faire les comptes, il reste l'image d'un album pionnier, audacieux et historiquement fondamental. L'absence de guitares était un pari risqué et brillamment relevé, et l'apport des cordes est une véritable trouvaille. Mais il y a aussi ce revers de la médaille : cette répétitivité mécanique qui s'installe au fil des pistes et finit par étouffer la créativité. La formule tourne en rond sur la deuxième moitié et provoque une monotonie regrettable. Un bon disque, hautement recommandable pour la culture, mais pas le chef-d'œuvre parfait qu'on écoute en boucle.

Rated 8/10

I liked this more than I expected.

Rated 6/10

The only issue I have with this is that it feels like it drags on too long to keep me fully interested. 6/10

Rated 8/10

This album is fucking cool. For those who don't like this album, JP says "you would if you had robot ears."

Rated 6/10

I only knew Cars. The rest were good too but there was like twice when a song started and I was like oh this is Cars and it wasn’t. So I guess they sound a bit samesy sometimes.

Rated 4/10

Interesting songs, but a lot of the same. And in my opinion way too long

Rated 6/10

never heard of Numan, and never heard Cars. neat songs. veers samey all too much.

Rated 6/10

Some great songs but it's pretty samey

Rated 10/10

Ummm, I love Gary Numan and am not sure how I’ve not discovered him until now.