Average
6.5
Ratings
226
Your rating
Log in to rate
Reviews
106
Lists
0
Tracklist 12 tracks, 33:40
  1. A1Sure ’Nuff ’n Yes I Do2:15
  2. A2Zig Zag Wanderer2:40
  3. A3Call on Me2:37
  4. A4Dropout Boogie2:32
  5. A5I’m Glad3:31
  6. A6Electricity3:07
  7. B1Yellow Brick Road2:28
  8. B2Abba Zaba2:44
  9. B3Plastic Factory3:08
  10. B4Where There’s Woman2:09
  11. B5Grown So Ugly2:27
  12. B6Autumn’s Child4:02

Reviews

Rated 6/10

Always intimidated by beefy boy's back catalogue. This seems fairly accessible though. Nice variety and some fun tunes. Put off by the voice though. Don't think I'll explore further.

Rated 2/10

There is simply no reason anyone would need to listen to this ever again. Soulless nonsense that is neither innovative nor interesting. It lacks the deftness and discipline that truly inspired music in this style oozes.

Rated 8/10

bonus points for that theremin

Rated 4/10

I'm not a fan of old bluesy stuff like this.

Rated 8/10

A friend of mine who is on this journey with me recently observed to me that "weird" is an essential element of his musical taste. No surprise, this is the same guy that turned me on to They Might Be Giants when we were kids. They remain one of my favorite bands, but it's hard to imagine trying to get anyone to like them if they haven't had years to marinate in the weirdness. I get the same feeling with Captain Beefheart, except in a psychedelic classic rock palette rather than TMBG's art rock/New Wave sound. Anyway, I recognize the weirdness and enjoy it, but also wonder if this is something you need to listen to many times to get it -- see also fellow travelers Frank Zappa and Tom Waits. I'm into it, but also curious to see if I'll return or not.

Rated 4/10

Dear god is this obnoxious. And this ain’t even Trout Mask Replica.

Rated 8/10

Blues for weirdos ja

Rated 10/10

Hits the spot every time. Zig Zag Wanderer is a personal anthem for me. Incredible, dirty, twisted, weird blues album.

Rated 8/10

Safe as Milk by Captain Beefheart and His Magic Band was a fantastic discovery for me. It’s a great listen from start to finish, packed with energy, personality and a brilliant blend of blues and R&B.

This album is exactly why I’ve enjoyed doing this challenge. It’s the kind of record I would probably never have listened to otherwise, yet it’s one that I can already tell I’ll be coming back to again and again. Finding albums like this makes the whole journey worthwhile.

The musicianship is excellent throughout and the songs are full of character. The lyrics work really well and, surprisingly, much of the album still sounds fresh and modern despite being released in the late 1960s. There’s a raw creativity to it that feels timeless. It’s quirky, inventive and great fun without ever losing sight of the songs themselves. I’m definitely looking forward to exploring more from this band.

Favourite tracks: “Sure 'Nuff 'n Yes I Do”, “Electricity”, “Yellow Brick Road”, “Abba Zaba” and “Plastic Factory”
Least favourite tracks: Everything here is worth a listen
Album artwork: Cool album cover

Rated 6/10

1967, l'année où le rock a décidé de se coller des paillettes sur le fion et de chanter la paix universelle en bouffant des buvards. Tout le monde plane à San Francisco, les Beatles jouent de la trompette en costume de carnaval, et les Doors se prennent pour des poètes maudits dans des pantalons en cuir trop serrés. Et puis, au milieu de ce grand déballage de bons sentiments sous perfusion de LSD, débarque un type qui ressemble à un vendeur de voitures d'occasion ayant fait une mauvaise chute dans le désert de Mojave. Don Van Vliet, alias Captain Beefheart, un nom qui sonne comme une marque de pâtée pour chien ou un super-héros raté. Pourtant, ce qui sort de ce premier album, *Safe As Milk*, c’est tout sauf de la came pour les gentils hippies qui veulent sauver les baleines.

Dès les premières secondes, on comprend que le Capitaine ne vient pas pour nous faire des câlins. On parle d’un disque qui se veut "sûr comme du lait", mais c’est du lait caillé, oublié sur un radiateur en plein mois d’août. C’est un disque qui pue la poussière, la sueur et le blues poisseux du Delta, mais passé à la moulinette d’un cerveau qui fonctionne avec des circuits électriques complètement cramés.

Ce qui saute aux oreilles, avant même les instruments, c’est cette voix car Van Vliet possède quatre octaves et demi de pure menace. On dirait un croisement entre Howlin' Wolf et un orage qui aurait décidé de prendre des cours de diction. Il grogne, il éructe, il vocifère des paroles qui oscillent entre le surréalisme de bazar et le génie pur. Le mec nous parle d'électricité, de routes en briques jaunes et de vagabonds en zigzag avec une conviction qui frise la démence. Rien que pour cette performance vocale, le disque mérite qu'on s'y arrête, même si on a envie de se boucher les oreilles de temps en temps.

Mais le Capitaine n'est pas seul dans son délire car il a son "Magic Band". Et en 1967, le groupe est une machine de guerre, bien plus disciplinée qu’elle ne le sera plus tard quand Don décidera de devenir un dictateur domestique enfermant ses musiciens dans une baraque pour les forcer à manger du soja. Ici, on a encore de la structure et surtout, on a Ry Cooder. Le gamin n’a pas vingt ans, mais il joue de la slide guitar comme s'il avait vendu son âme à un carrefour en 1930. Sa guitare glisse, elle grince, elle apporte une ossature bluesy indispensable au chaos ambiant. C’est Cooder qui rend ce disque écoutable pour le commun des mortels et sans lui, le navire aurait probablement coulé avant de quitter le port de Los Angeles.

L’album est un mélange foutraque. C’est du blues, mais déformé dans un miroir de fête foraine. C’est du rock garage, mais joué par des mecs qui ont oublié comment on fait un accord de sol majeur. C’est psychédélique, mais sans les fioritures chiantes et les solos de sitar qui durent quinze minutes. C’est court, c’est sec, et ça va droit au but. On est loin de la fluidité des groupes de l'époque. Ici, ça saccade, ça s'arrête brusquement, ça repart comme une vieille bagnole qui a des ratés. Et c’est précisément ce qui fait le charme de l’objet.

Pourtant, malgré tout ce génie latent, je ne peux pas monter au-dessus de 3 sur 5. Pourquoi ? Parce que le titre n’est pas qu’une blague : c’est une réalité. L’album est encore trop "safe". On sent que Beefheart et son producteur de l'époque, Richard Perry, ont essayé de faire un disque qui pourrait passer à la radio entre deux tubes de Motown. Il y a des moments de pure pop, ou presque. "I'm Glad", par exemple. C’est une ballade soul. C’est joli, d’accord. Van Vliet montre qu’il sait chanter "normalement". Mais honnêtement, on s’en fout. On n’écoute pas Beefheart pour l’entendre jouer les crooners de kermesse. On l’écoute pour qu’il nous malmène le cerveau.

Ce côté "cul entre deux chaises" est ce qui m'agace un peu sur la longueur. On passe d’un truc monstrueux comme "Electricity" – qui est un sommet absolu de rock abrasif avec son Theremin strident – à des morceaux beaucoup plus conventionnels, presque banals pour l'époque. On sent que le Capitaine n’a pas encore osé couper totalement le cordon avec le format chanson. Il essaie de plaire, il essaie de rentrer dans le moule, même s'il le fait exploser de l'intérieur par moments. C’est un disque de compromis, et dans mon monde, le compromis, c’est souvent le début de l’ennui.

Alors oui, "Dropout Boogie" a un riff qui pourrait faire passer Mick Jagger pour un enfant de chœur et "Abba Zaba" joue avec des rythmes africains et des lignes de basse qui vous retournent l’estomac. Tout ça est techniquement brillant et historiquement majeur et on voit bien que sans ce disque, toute la scène post-punk des années 80 n’aurait jamais existé. Pas de Beefheart, pas de Pere Ubu, pas de Devo, pas de Public Image Ltd. C’est la pierre angulaire de tout ce qui est "bizarre" dans le rock. Mais être une influence ne suffit pas à faire un chef-d'œuvre absolu.

Le son de l’album est aussi un peu daté et la production manque de couilles. C’est un peu plat, un peu étriqué et on aurait aimé que ça sature plus, que ce soit plus sale, plus organique. On sent la patte des studios de Los Angeles qui essaient de polir un diamant brut pour qu'il brille dans les vitrines. Mais Beefheart n'est pas un diamant, c'est un morceau de charbon radioactif. Plus on essaie de le nettoyer, plus on perd ce qui fait sa force.

Au final, *Safe As Milk* reste une curiosité fascinante. C’est l’album où l’on découvre le potentiel destructeur de Don Van Vliet sans pour autant se prendre la déflagration totale en pleine gueule (ça, ça viendra plus tard, et ce sera beaucoup plus douloureux). C’est un disque qui se laisse écouter sans trop d’effort, ce qui est à la fois sa plus grande qualité et son plus grand défaut. C’est du blues-rock de haut vol, avec une pincée de folie, mais ça reste du rock. On n'est pas encore dans l'abstraction totale, dans la déconstruction systématique du rythme et de la mélodie.

C’est le disque parfait pour frimer en soirée sans pour autant faire fuir tous vos invités après trois morceaux. C’est l’entrée de gamme du génie. Un apéritif corsé avant un plat de résistance qui s’avérera immangeable pour la plupart. J’aime ce disque pour ses éclairs, pour la guitare de Cooder, pour les grognements de Van Vliet, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils auraient pu aller beaucoup plus loin s’ils n’avaient pas eu cette envie de décrocher un hit.

C’est un 3/5, ferme et définitif. Un "bon" album, nécessaire pour comprendre la suite, mais qui manque de cette étincelle suicidaire qui fait les grands disques. On est dans la suggestion de la folie, pas encore dans l'immersion. Le Capitaine nous montre la porte de l'asile, mais il n'a pas encore jeté les clés par la fenêtre. On apprécie la visite guidée, on admire les murs capitonnés, mais on ressort de là en se disant que c'était presque trop poli. Un peu plus de fiel et un peu moins de lait, et on tenait le Graal. En l'état, c'est juste un excellent brouillon d'apocalypse.

Rated 6/10

Surprisingly good until it's surprisingly long

Rated 6/10

Bluesy goodness

Rated 8/10

I…. Like this a lot. Somewhat familiar with a few tunes before. More penetrable than Trout Mask and I still think I’ll learn more as I listen more. 4 stars now and maybe a 4 1/2 with a little more time.

Rated 6/10

Pretty fun

Rated 4/10

I have nothing to say. I listened. It was unremarkable.

Rated 10/10

Wonderfully deranged. I did not know they groove this hard. Now I can see why so many of my faves love this.

Rated 6/10

Captain Beefheart's second album in this project. I was very skeptical, since I found *Trout Mask Replica* pretty confusing. In contrast, I was able to listen to this album. However, I won't be listening to it again anytime soon. I don't understand this music, and I don't like it. 3/5

Rated 8/10

This was a truly wild experience, and I honestly wasn't prepared for how delightfully weird it turned out to be. I'd heard all the stories about Captain Beefheart's weird stuff later on, but Safe As Milk is actually pretty easy to get into, even though it's super off the wall. It's a wild, crazy ride that's like a fever dream, a mix of a nightmare and a playground, but it never goes totally crazy. It's got that gritty blues and soulful R&B at its core, but then it gets all warped with psychedelic stuff and Ry Cooder's amazing guitar playing.

The best parts are the songs that shouldn't go together but somehow work, like the smooth "I'm Glad" next to the creepy "Electricity". Beefheart's voice is insane, this intense, rumbling thing, like a stoned Wolfman Jack leading a band that's super tight despite all the weird time signatures. It's this unique blend of blues that feels like the link between old roots music and when punk started. Whether it's the catchy "Abba Zaba" or the rocking "Dropout Boogie", this album is a masterpiece of experimental 60s rock that left me totally confused and hooked.

Rated 10/10

Showing the dullards how to be a suburban white kid playing the blues.