Cover of All That You Can’t Leave Behind

All That You Can’t Leave Behind

U2

30 October 2000

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5.4
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Reviews
114
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1
Tracklist 12 tracks, 53:08
  1. 1Beautiful Day4:08
  2. 2Stuck in a Moment You Can't Get Out Of4:32
  3. 3Elevation3:47
  4. 4Walk On4:56
  5. 5Kite4:27
  6. 6In a Little While3:39
  7. 7Wild Honey3:47
  8. 8Peace on Earth4:48
  9. 9When I Look at the World4:18
  10. 10New York5:30
  11. 11Grace5:32
  12. 12The Ground Beneath Her Feet3:44

Reviews

Rated 6/10

I enjoyed most of this. If you like U2, you’ll probably like this but it isn’t anything groundbreaking. 3.5/5

Rated 6/10

Det er egentlig et ganske chill album. Liker soulinnflytelsene, men sliter litt med de tidlig 2000-talls produksjonsteknikkene. Foretrekker de tidligere platene til U2

Rated 4/10

This album commences by three of the greatest snippets of U2 discography. It remains an easy listen beyond that point but I'm on the fence so as to whether this is memorable enough for inclusion.

7/10 [DROP]

Rated 8/10

Last of the great U2 albums. Catchy guitar/bass/drums rock music, this is all we ask of U2. Though they ask more than that from themselves and that's when it goes a little bit off. Which is why songs like Elevation and Walk On are great - they go hard emotionally, it's sincere and the band isn't trying to do something that doesn't fit them. Incredibly entertaining live band and an astonishing lifetime of work with virtually no controversy except people think Bono is cocky, or something. I love U2 and I was glad when they made this as a kind of return to the form that made them so outsanding in the first place.

Rated 2/10

Holy shit guys you have to listen to this album. It's so bad.

Rated 4/10

Favorite track(s): Elevation

Rated 4/10

Toughest decision on this list so far. Is this 1 or 2 stars?

I was compelled to go listen to Beautiful Day again and that is definitely a good song. The rest of the album is complete rubbish though.

Rated 6/10

I used to LOVE U2. Some songs I still think are amazing. Now I find them a bit saccharine though.

Rated 8/10

great, low-calorie pop-rock

Rated 4/10

I'm finding myself more familiar with the singles from this album than I thought I was. Though I've never listened to this entire album start-to-finish before.

I'm not enjoying Bono's work on this either lyrically or vocally. I am enjoying The Edge's playing on this. But overall, this album isn't that great, mostly meh.

Rated 4/10

This is number 4 from U2 for me and I feel like that's too many for them. I think at best U2 is a mediocre band that did couple of randomly brilliant songs. None of those songs are on this album. This is watered down pop rock by an aging band trying to stay relevant. There's nothing behind this - it feels like an album made to fulfill a contract. The whole album is just weak at best and cringe inducing at the worst. Maybe they needed the money. It's a shame because they did write a few great songs but even if you put all those songs on one record, you'd still need a couple to fill out the second side. I don't know why this album is on the list, maybe because Beautiful Day was such a big hit for a hot minute? 2/5

Rated 8/10

Este es el disco que sonaba en la oficina cuando empecé a trabajar ... y se hacía tarde y ya no estaban los jefes. Es un disco de una época en que empezaban fuertes las descargas de mp3 y empezaron a fallar las ventas en CD. Es de los primeros discos que aunque me gusta mucho no me compré. Me guardo «Beautiful Day», «Stuck In A Moment You Can't Get Out Of», «Elevation», «Walk On», «In A Little While», «Wild Honey», «Peace On Earth» y «When I Look At The World».

Rated 6/10

I guess I can understand why this is beloved, but then again I'm afraid this doesn't do much for me at all, very average. I already had Achtung Baby so probably this one will also be 3 stars and that's being a bit generous from my perspective I feel.

Rated 4/10

There are a few U2 songs that I like. None of them can be found here. These aren't terrible but, to come from such a legendary band, they're fairly lame in terms of construction and lyricism.

Rated 4/10

Absolute wet fart of an album by a band that made something as good as War. Beautiful Day is solid, but it feels like it’s just retreading the ground already covered on The Joshua Tree. Stuck In A Moment You Can’t Get Out Of is quite good though even if the rest is meh to me.

Rated 6/10

I read that this album was conceived as a kind of palate cleanser after Pop and the PopMart tour. That's the era in which I first became aware of U2 and I think it permanently damaged my ability to hear them clearly... there's something off-putting about claiming to be the biggest band in the world, even if it's all with a wink. Anyway, the album strikes me as pleasant but not much more. I know the big U2 albums are yet to come and I feel like I'll dig in deeper then.

Rated 4/10

I liked “beautiful day” when this came out and “elevation” is kinda fun, if a little goofy. So I was curious which way this album would go after the first four songs, which I’d heard before. It didn’t go well. We were already comfortably in 2 territory before “Grace, it’s the name for a girl / It’s also a thought that changed the world.” So now I have to consider if 1 is on the table.

Rated 10/10

Aujourd'hui, on s’attaque à un monstre, le genre de groupe qui divise l’humanité en deux catégories : ceux qui lèvent le poing en stade et ceux qui lèvent les yeux au ciel en soirée. On va parler de U2.

Pour comprendre l’impact de cet album, il faut faire un petit rewind rapide. Je suis né en 70, j’ai bouffé du post-punk au petit-déjeuner toute mon adolescence. J’ai vu U2 passer du statut de petits jeunes énervés de Dublin à celui de prêtres du rock atmosphérique, puis à celui de mégastars ironiques dans les années 90.

Les années 90, d'ailleurs parlons-en. C’était la décennie de l’expérimentation pour la bande à Bono. "Achtung Baby" ? Chef-d’œuvre absolu, rien à dire. "Zooropa" ? Bizarre, fascinant, un trip sous acide en classe éco. Mais "Pop"... Ah, "Pop"... En 1997, je bossais chez mon disquaire indépendant à l’époque. On a vu arriver ce truc avec ses beats technoïdes, son sarcasme forcé et cette tournée pharaonique avec un citron géant. C’était audacieux, certes, mais on sentait que le moteur toussait. Le groupe s’était perdu dans son propre labyrinthe de miroirs, ils voulaient être cool, ils voulaient être dance, ils voulaient être tout sauf U2.

Et puis arrive l’an 2000, le fameux bug n’a pas eu lieu, mais le bug U2 a été corrigé.

Le mot d'ordre pour "All That You Can't Leave Behind" était simple, presque arrogant de simplicité : "Ré-auditionner pour le poste de meilleur groupe du monde". Rien que ça...

Pour ce faire, ils ont rappelé Brian Eno et Daniel Lanois. Et là, U2 a décidé d'arrêter les conneries. Fini l'ironie, fini les déguisements, fini les rythmiques dance mal digérées. Car cet album, c'est le son de quatre mecs dans une pièce qui jouent de leurs instruments. Ça paraît con dit comme ça, mais après la décennie précédente, c'était révolutionnaire.

Dès les premières secondes de "Beautiful Day", on sait, on sait qu'ils ont réussi. Cette intro, cette montée en puissance, ce refrain qui est calibré pour faire exploser les ondes radio... C'est du U2 pur jus. C'est l'essence même de ce qu'ils savent faire : transformer une émotion intime en hymne universel. La production de Daniel Lanois est, comme toujours, d'une justesse chirurgicale. Il ne lisse pas le son, il lui donne de la texture, du grain, de la profondeur. Il laisse respirer la basse d'Adam Clayton (qui n'a jamais été aussi groovy et solide, soit dit en passant) et permet à Larry Mullen Jr. de taper comme un sourd avec une précision métronomique.

Et puis il y a The Edge. Le mec a retrouvé ses pédales de delay et sa capacité à créer des cathédrales sonores avec trois notes. Sur cet album, il ne cherche pas à réinventer la roue, il la fait juste tourner plus vite et mieux. C'est le retour de ce "shimmer", ce scintillement caractéristique qui a fait la gloire de "The Joshua Tree", mais avec la maturité d'hommes qui ont vécu, aimé, et perdu.

Parce que oui, c'est un album d'adultes. Bono a tombé le masque de "The Fly" ou de "MacPhisto". Ici, il chante avec ses tripes, sa voix a changé, elle est plus éraillée, plus chaude, plus vulnérable aussi. Prenez "Stuck in a Moment You Can't Get Out Of", c’est une conversation imaginaire avec son pote Michael Hutchence (d'INXS) après son suicide. C’est gospel, c’est soul, c’est déchirant sans être pathétique, c'est une main tendue qui arrive trop tard. C'est magnifique.

On ne peut pas ignorer le contexte de ma vie à ce moment-là. En 2000, je quittais le monde de la radio et du disquaire, une page se tournait, le rock indé devenait autre chose, le post-rock de GYBE prenait de l'ampleur dans mes enceintes, mais j'avais besoin de ce roc, de cette solidité. U2 est arrivé comme un vieux pote qu'on n'a pas vu depuis dix ans, qui a arrêté de faire le mariolle, qui s'assoit au bar, commande une pinte et te dit : "Allez, on reprend les choses sérieusement."

Il y a une sincérité désarmante dans "Walk On" (dédié à Aung San Suu Kyi) ou dans "Kite". On sent que le groupe a accepté son statut, ils ne sont plus les jeunes punks de Dublin, ils ne sont plus les mégalos de la tournée "Zoo TV". Ils sont un groupe de rock classique, dans le sens le plus noble du terme.

Certains critiques de l'époque, probablement les mêmes qui encensaient des trucs imbuvables juste pour la gloriole, ont trouvé ça trop "facile", trop "safe". Je leur dis merde car faire simple, c'est ce qu'il y a de plus compliqué. Écrire une chanson comme "Elevation", qui est fondamentalement stupide mais qui te donne envie de sauter au plafond, c'est un art. Faire pleurer avec "In a Little While" (que Joey Ramone a écouté sur son lit de mort, bordel, si c'est pas une validation ça !), c'est du talent pur.

C'est un album qui respire la résilience. Le titre lui-même, "Tout ce que vous ne pouvez pas laisser derrière vous", c'est une déclaration d'intention. On emporte les bagages, on emporte l'expérience, les cicatrices, les amours passés, et on avance. On ne jette rien, on intègre tout.

Alors oui, je mets 5 sur 5. Sans hésiter, sans rougir. Parce que dans une discographie aussi dense, réussir à sortir un classique instantané après 20 ans de carrière, c'est un exploit. Parce que cet album a prouvé que le format "chanson" avait encore de beaux jours devant lui face à la déferlante électronique ou nu-metal de l'époque.

C'est un disque "doudou", mais un doudou en kevlar. C'est réconfortant, c'est puissant, c'est produit à la perfection. C’est la preuve que U2, quand ils arrêtent de se regarder le nombril pour regarder l'horizon, restent intouchables.

Si vous avez aimé le virage sombre de "Achtung Baby" mais que vous avez décroché quand Bono s'est habillé en mouche géante, cet album est votre maison. Rentrez chez vous, mettez le disque sur la platine, montez le volume. Daniel Lanois a fait le ménage, The Edge a branché l'ampli, et pour une fois, Bono la ferme et chante.

Et bordel, que ça fait du bien.

Note : 5/5

Rated 4/10

U2 has always been Coldplay?

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