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Tracklist
- A1The Next Big Thing4:22
- A2I Got You Babe4:04
- A3Back to Africa3:34
- A4Master Race Rock4:15
- B1Teengenerate3:27
- B2California Sun3:04
- B3Two Tub Man4:09
- B4Weekend4:02
- B5(I Live for) Cars and Girls3:55
Reviews
Rated 6/10
I’m gonna score 4 because I’m a sucker for proto punk. But they’re along way behind The Stooges, MC5, Pere Ubu, The Saints, Television etc.
Rated 6/10
I definitely appreciate hearing this album for the historical significance. I’d never even heard of this band before. That said, probably not coming back to this one.
Rated 6/10
A pretty basic punk album, nothing really special, but it definitely has its moments and captures that wild 70s CBGB vibe perfectly. You can really hear how they set the stage for bands like the Ramones. The tight guitar solos and random covers like "I Got You Babe" are pretty charming, but the whole thing starts to feel like a bit of a one-note joke after a while.
Rated 8/10
Kinda wholesome punk, interesting
Rated 4/10
premda mogu cijeniti humoristički koncipiran album, nije mi ga baš bilo ugodno slušati, većinom mi je bio bezvezan, a na neke trenutke i blago naporan... ne znam zašto
Rated 6/10
Det er meget underholdende, og jeg kan bedst lide de mere punkede elementer. Fx falder et nummer som California Sun igennem for mig, det bliver lidt for intetsigende.
Kunne godt være et band, jeg lige får hørt lidt mere af.
3.1
Rated 6/10
Album has repetitive sound to it but to be fair most of this list has repetitive sounding records. 6/10 is highest I can give.
Rated 2/10
There are some badass and fun guitar solos in here, but otherwise not really for me.
Rated 8/10
I liked the music for the most part. I am not sure about some of the covers, but in the end I listened to it three times in a row so I think that warrants some generosity.
Rated 8/10
I had never heard of this. It's got spirit and humour.
Rated 6/10
"Go Girl Crazy!" is enjoyable if a bit toothless, and it's not one of the most inspired punk rock records I've ever heard. It's regarded as one of the first progenitors of this genre though, and everything has to start somewhere! Time renders many initial inspirations retroactively pedestrian through decades of innovation so I try not to hold it against them.
Rated 6/10
This wasn't bad. By the time I started to get sick of it, there were only 3 minutes left.
Rated 4/10
Second 30-minute shitpost album pull in a row? I'd hate it more if they weren't rocking out so hard most of the time, and I admit I did kind of buy into the humour by the end.
Standout: Back to Africa
Rated 8/10
Loved this, good guitars. “I got you babe” is actually well covered (ofc not better than the original)
Rated 4/10
Perhaps they were influential, early pioneers in punk rock… but this was such a sloppy set of mediocre songs, that I feel unable to really appreciate it… I do think the album cover negatively impacted my perception of the music, which is perhaps a bit unfair, but between the timing issues in the drums, the strange scales on the guitar, and the raspy, guttural vocals, I just couldn’t bring myself to like it.
Rated 8/10
On va s'installer confortablement parce qu'il y a pas mal de choses à déballer sur ce disque.
On est en 1975, et pour être tout à fait honnête, le rock est en train de se transformer en un énorme gâteau à la crème indigeste. Les mecs jouent des morceaux de vingt minutes avec des titres en latin, ils portent des capes en satin et ils pensent sérieusement que la musique doit être une expérience spirituelle transcendante pratiquée sur des patinoires olympiques. C’est le règne du Rock Progressif, une époque où l’on s’écoute parler (ou jouer) jusqu’à l’asphyxie.
Et là, au milieu de cette débauche de virtuosité stérile, débarquent cinq mecs du Bronx qui n’ont absolument rien à foutre de la spiritualité ou de la mythologie arthurienne. Ils s’appellent The Dictators, et leur premier album, *Go Girl Crazy!*, est la réponse la plus brutale et la plus débile possible à cette enflure généralisée.
Les Dictators ne sont pas des intellectuels de la scène du CBGB, ce ne sont pas les héritiers de Rimbaud ou de Verlaine comme pouvaient l’être Patti Smith ou Richard Hell. Ce sont des gamins qui ont grandi avec la télévision, les bandes dessinées, le catch professionnel et les hamburgers de chez White Castle. Leur culture, c’est la culture "poubelle" de l’Amérique, et ils le revendiquent avec une arrogance qui frise le génie. Quand j'écoute ce disque, j'entends le bruit d'une collision entre le garage rock des années 60 et la lourdeur du proto-punk qui commence à pointer le bout de son nez. C’est l’album qui a inventé le concept de "Punk Rock" avant même que les Ramones n’aient fini d’accorder leurs guitares. C’est une célébration du mauvais goût assumé, un doigt d’honneur tendu à tous ceux qui pensent que la musique doit être "importante".
La figure centrale du groupe, c'est bien sûr "Handsome" Dick Manitoba. Le mec n'était même pas censé être le chanteur principal au départ, il était juste une sorte de "roadie-mascotte" que le groupe trimballait partout. Mais son charisme de vendeur de voitures d'occasion sous speed était tel qu'il est devenu l'âme du projet. Sur la pochette, il pose en tenue de catcheur, le regard défiant, prêt à t'écraser la tête avec un plateau de cafétéria. C'est là que réside toute la force des Dictators : ils ont compris avant tout le monde que le rock n'était pas seulement une affaire de notes, mais une affaire de personnage, de théâtre, de "bullshit" magnifique. Ils jouent aux idiots, mais ils le font avec une précision chirurgicale. C’est du sarcasme en barre, une parodie du rêve américain réalisée par ceux-là mêmes qui en sont exclus.
Musicalement, Ross "The Boss" Friedman, le guitariste, envoie des riffs d’une efficacité redoutable. C'est du rock 'n' roll dur, pur, sans fioritures, mais avec une puissance de feu qui préfigure le heavy metal. On sent l'influence des Stooges, bien sûr, mais passée à la moulinette de la mélodie bubblegum. C’est ce mélange improbable qui rend *Go Girl Crazy!* si unique. D'un côté, une agression sonore qui te décape les tympans, et de l'autre, des refrains que tu pourrais chanter sous la douche après trois bières. Des titres comme "The Next Big Thing" ne mentent pas sur la marchandise : c'est un hymne à la gloire, au mépris des critiques et à la domination mondiale. Ils se proclament les rois du rock alors que personne ne les connaît, et c'est précisément cette confiance en soi absurde qui rend le disque si jouissif.
Je ne vais pas vous faire l’affront de détailler chaque morceau, ce serait aller contre l’esprit même du disque. C'est un bloc de granit, une décharge d’adrénaline qui se consomme d’une traite. On y trouve des reprises de vieux standards passés à la ponceuse électrique et des compositions originales qui célèbrent la vacuité de l'existence adolescente. Tout est là : l'ennui des banlieues, l'obsession pour les filles inaccessibles et le besoin viscéral de faire du bruit pour se sentir exister. C'est un album qui pue New York, pas le New York romantique des films de Woody Allen, mais le New York sale, dangereux et électrique de la fin des années 70. C'est le son du bitume qui chauffe et des bouches d'égout qui fument.
Si je lui donne un 4 sur 5, c’est parce que sans ce disque, le paysage du rock des quarante dernières années serait bien différent. Les Dictators ont ouvert une brèche, ils ont montré qu'on pouvait être drôle, vulgaire, bruyant et incroyablement talentueux en même temps. Ils ont désacralisé la figure de la "rock star" pour en faire un type ordinaire avec des goûts de chiotte et un humour de merde. C’est l’acte de naissance du punk dans sa forme la plus pure et la moins politique. On n'est pas encore dans le "No Future" nihiliste des Sex Pistols, on est dans le "Who Cares?" hédoniste. Évidemment, le disque n'est pas parfait, la production de l'époque est un peu datée, et certains blagues de Manitoba peuvent paraître un peu lourdes avec le recul. Mais c'est justement ce qui fait son charme, car c'est un témoignage brut d'une époque charnière où tout était encore possible. C’est un album qui ne cherche pas à plaire, qui ne cherche pas à être poli. C'est une anomalie dans la discographie des "1001 albums", car il ne repose sur aucune prétention artistique classique. Sa seule ambition, c'est de vous faire bouger la tête et de vous faire marrer, et c'est sans doute l'ambition la plus difficile à réaliser avec succès.
En écoutant ça aujourd'hui, on se rend compte à quel point la musique actuelle manque parfois de ce grain de folie et de cette irrévérence totale. Tout est devenu tellement calculé, tellement propre, tellement "validé" par des algorithmes. *Go Girl Crazy!*, c'est le chaos organisé, c'est l'imprévisibilité totale. C'est un rappel nécessaire que le rock n'est pas une science exacte, mais une explosion d'énergie pure. C'est un disque qu'on écoute quand on a envie de tout envoyer valser, quand on en a marre du sérieux et de la grisaille. C'est un burger triple-cheese avec supplément bacon dans un monde de salades de quinoa. Et bordel, qu'est-ce que ça fait du bien de croquer dedans à pleines dents.
Alors oui, les Dictators n'ont jamais eu le succès commercial qu'ils méritaient. Ils étaient trop en avance, trop décalés, trop "eux-mêmes". Mais leur influence est partout, dans chaque groupe de garage, dans chaque formation punk qui préfère l'attitude à la technique. Ce disque est un indispensable, un classique absolu qui mérite amplement sa place dans n'importe quelle bibliothèque idéale, ne serait-ce que pour nous rappeler que la musique, c’est aussi et surtout fait pour s'éclater.
Rated 6/10
It's fine and a good time. A bit vapid. I liked "Master Race Rock", which feels terrible to say!
Rated 8/10
More fun than I thought.
Rated 6/10
3.5
Rated 7/10
The final 'missing link' between Glam Rock and Punk Rock? Maybe the secret ingredient was the little bit of California surf thrown in the mix? Weird add for a New York band, but I'm not going to complain. You can hear influence from KISS, The Stooges, and David Bowie. You can also hear so many punk bands that would come after this - The Ramones will also record a version of "California Sun", if you want to make direct comparisons. Early band photos, and jacket of their second record, Manifest Destiny, confirm their existence at the transition between Glam Rock showmanship and the rough and tumble working-class aesthetics that will later dominate Punk Rock.
A few of these songs haven't aged well, and Dick Manitoba may live up to his name, but it's impossible to ignore how pivotal this album/band are in the timeline of rock & roll. A wildly informative listen.
Personal notables:
"The Next Big Thing"
"I Got You Babe"
"California Sun"
"(I Live For) Cars and Girls"