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Tracklist
- A1Jeru2:27
- A2Move3:05
- A3Godchild3:02
- A4Budo2:28
- A5Venus De Milo3:05
- A6Rouge3:07
- B1Boplicity2:55
- B2Israel2:12
- B3Deception2:42
- B4Rocker2:59
- B5Moon Dreams3:13
- B6Darn That Dream3:20
Reviews
Rated 6/10
I mean, yeah. It's pretty standard jazz. I've never heard anything by Miles Davis I actively disliked, and that's no exception here. But I'm surprised that this is one of the four on the list. I don't feel it's nearly as noteworthy as the other three (In A Silent Way, Kind of Blue, Bitches Brew) and I'd rather have it swapped out with something like...I dunno, Get Up With It? Or maybe that Agharta live album? That'd be nice.
Rated 10/10
50s jazz and Miles Davis are two of my favorites. Easy 5 stars.
Rated 10/10
What a monument of a record. Nearly every song is packed with subtle, understated harmonic, formal, and timbral experiments. It set the pace in jazz music for the next 10 years, until Miles started another revolution with Kind of Blue. And it helped define "cool," which is such a ubiquitous concept now in the Anglophone world it's almost difficult to imagine a time before it existed.
This is the ACTUAL oldest album on the list, considering some of these tracks were released as 10" 78 rpm records as early as 1949, which is pretty crazy because it means these songs were recorded before the "album era."
Rated 8/10
4/5. Originally just a series of singles from the late 40’s and early 50’s, they would be compiled into this album in 1957, ushering in the era of cool jazz and shining a spotlight on Miles Davis as a major figure/bandleader in the genre. Due to the time it was recorded, the production is a bit dated, but the playing here is still strong. The rhythm section keeps everything moving nicely with some driving baselines and drum work, and the lower-register horn section does some solid solo-work. The biggest thing holding Birth of the Cool back is honestly just seeing it in retrospect and knowing that Miles Davis would go on to do many even better albums (I’m personally partial to his fusion era.)
Rated 8/10
Lives up to its name I guess. This was pleasant to listen to during my planning period and helped me focus at the very least.
Rated 10/10
First album I've gotten that I already had downloaded! The album with the most accurate name ever. It's so cool. I've listened to it like 40 times man
Rated 6/10
I listened to the first 22 minutes of my way to work... grey, cold and it the music didn't do much.
I listened to rest after work, in the sun and the music came to life.
Rated 8/10
Cool indeed
Rated 6/10
The aptly named Birth of the Cool gives us some of the earliest Miles Davis recordings from 1949 and 1950, a decade before his most celebrated Kind of Blue and two decades before his revolutionary Bitches Brew. While it is true that this compilation does not stir in me the kinds of emotions that those two aforementioned records do, the fact that 75 years later it stirs anything at all is astonishing.
When the average person thinks of "jazz" they probably most readily think of the exact sound captured on Birth of Cool. When I hear jazz played live in Blues Bars in London it is this sound which they are trying to recapture, and surely no one does it better than Miles Davis.
Rated 10/10
One of the most pleasantly surprising things about is this list is realizing just how much I like jazz.
Rated 10/10
Have listened to bitches brew before but this is more trad, definitely a classic and very accessible
Rated 10/10
Cool jazz indeed. Whilst I couldn’t tell you any of tunes off the top of my head, it all just flows so beautifully and the players are all absolute top-notch.
A masterpiece.
Rated 6/10
Fine jazz album. Not a big standout for me
Rated 4/10
Il y a des jours, en me levant et en regardant la liste de ce foutu projet des "1001 Albums qu'il faut avoir écoutés avant de crever", je me demande vraiment dans quelle galère je me suis fourré. Je savais que ça n'allait pas être une promenade de santé. Je savais qu'il y aurait des trucs qui me feraient saigner des oreilles, des pop-stars préfabriquées, de la country dégoulinante ou du rock progressif chiant à mourir avec des solos de clavier de vingt minutes. Mais je savais aussi qu'il y aurait le mur. Le fameux mur des légendes intouchables, des vaches sacrées. Les artistes devant lesquels la bien-pensance musicale t'oblige à te prosterner sous peine de te voir retirer ta carte de mélomane.
Et aujourd'hui, paf, je me prends le mur en pleine gueule. Miles Davis 1957 et Birth of the Cool.
Bon, je sais que je vais me faire des ennemis. Les puristes vont hurler au blasphème, déchirer leurs cols roulés, recracher leur vin nature et m'accuser de ne rien comprendre à l'histoire de la musique. Mais je m'en fous, je l'annonce d'emblée : moi, Miles Davis, ça m'emmerde. C'est physique, c'est mental, c'est comme ça. Et d'ailleurs, c'est un peu la même chose avec John Coltrane. Voilà, c'est dit, c'est écrit noir sur blanc sur cette critique, le blasphème est consommé. J'attends la foudre, mais en attendant, je vais vous expliquer pourquoi je me fais chier en écoutant la prétendue naissance de la "coolitude".
Pour comprendre, il faut que je remette un peu de contexte. Je suis né en 1970 et j'ai grandi avec une autre urgence dans les tympans. J'ai commencé à vraiment bouffer de la musique quand j'étais ado, au moment où le post-punk, la cold wave et les prémices de l'indie rock redéfinissaient les règles. Moi, mes héros ne portaient pas de costards impeccables en soufflant dans des cuivres avec l'air faussement détaché dans des clubs enfumés. Mes héros, ils chantaient le désespoir avec des guitares saturées ou des boîtes à rythmes glaciales. Mes héros s'appellent The Cure, Nick Cave, Joy Division ou New Order.
Plus tard, je suis passé de l'autre côté du miroir. Entre 1991 et 2000, j'ai usé mes fonds de culotte dans une radio indépendante et j'en ai programmé des trucs. J'en ai écouté des galettes improbables. Ensuite, entre 96 et 2000, j'étais derrière le comptoir d'un disquaire indépendant. C'était mon époque, mon univers. Quand un gamin rentrait dans la boutique en cherchant une claque, je ne lui tendais pas du Miles Davis. Je lui filais le dernier Sonic Youth, un bon vieux Pixies, le hurlement primal de Nirvana, ou si je voulais vraiment le traumatiser, je l'orientais vers du Godflesh ou les fréquences telluriques de Sunn O))). Là, il y avait de la matière, là, il y avait du danger.
Alors forcément, quand je mets Birth of the Cool sur la platine, le contraste est rude.
Entendons-nous bien, et je tiens à le préciser avant que la police du jazz ne vienne défoncer ma porte : je ne remets ni en cause leur talent, ni leur importance historique. Je ne suis pas complètement teubé. Je sais lire une encyclopédie et je comprends très bien ce que Miles Davis a apporté. Je comprends que cet album de 1957 (compilant des sessions de 49 et 50, d'ailleurs, petite parenthèse pour les nerds) a cassé la frénésie du bebop pour proposer un truc plus arrangé, plus posé, plus "cool". L'utilisation du cor d'harmonie, du tuba, ce nonet improbable... oui, c'est brillant sur le papier. C'est de l'orfèvrerie. Mais sur moi, ça glisse. L'importance historique, ça ne fait pas dresser les poils sur les bras.
Je ne leur demande pas de sonner comme le jazz que j'affectionne, car ils en seraient tout bonnement incapables. On ne peut pas réécrire l'histoire. On crée avec les outils qu'on a entre les mains à l'instant T, pas avec ceux qui n'existent pas encore. C'est la base de la création artistique.
Comment voulez-vous faire du jazz hardcore si le "hard" et le "core" n'ont pas encore été imaginés ? Comment tu veux cracher une violence urbaine sourde et post-industrielle quand la distorsion de malade mental, les pédales d'effets dégénérées et le concept même de "bruitiste" n'ont pas encore infusé la conscience collective ? Tu ne peux pas. Donc ils font avec les outils qu'ils ont entre les mains. Ils ont leurs trompettes, leurs saxos, leurs partitions hyper complexes et leur génie de l'arrangement. Très bien. Mais l'artisanat qui en ressort ne me convient pas du tout.
C'est trop propre, c'est trop poli. C'est de la musique d'ameublement pour des intérieurs chics, ou la bande-son d'un film noir où tout le monde boit des dry martinis en plissant les yeux. Moi, j'aime la sueur, j'aime l'abrasif, j'aime quand la musique te prend par le col et te secoue jusqu'à ce que tes dents claquent.
Quand j'ai envie de jazz, d'ailleurs, je ne me tourne pas vers les années 50. Je vais voir du côté de chez John Zorn. Ah, Zorn ! Voilà un mec qui a compris. Là, on a un mec qui a digéré l'histoire, qui a pris les instruments traditionnels, mais qui y a insufflé la fureur du grindcore, du free, du dub, avec une énergie de psychopathe. Zorn, il prend les outils du jazz et il les utilise pour défoncer les murs. Miles Davis, sur Birth of the Cool, il utilise ses outils pour tapisser le salon avec un papier peint très chic, mais profondément soporifique.
Pendant l'écoute de l'album, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder le temps défiler sur la platine. C'est terrible de ressentir ça. Ce n'est même pas que c'est mauvais, c'est pire : c'est inoffensif (pour mes oreilles de vieux con biberonné aux musiques extrêmes et alternatives). Les morceaux s'enchaînent comme une brise tiède un jour de canicule. Ça rafraîchit deux secondes, et puis on s'en fout. Des titres comme "Jeru" ou "Boplicity" sont d'une virtuosité indéniable, les harmonies sont riches, le son d'ensemble est soyeux. Mais putain, qu'est-ce qu'on s'y ennuie ! On dirait que la musique s'excuse d'être là. Elle demande poliment la permission d'occuper l'espace sonore sans déranger la conversation des gens qui dînent.
Je repense à mes années chez le disquaire. Le rayon jazz, c'était toujours un monde à part. Il y avait les clients habitués, ceux qui venaient chercher la dernière réédition Blue Note en vinyle 180 grammes, qui scrutaient les crédits avec des lunettes sur le bout du nez pour voir si c'était bien Rudy Van Gelder à l'enregistrement. Je les respectais, ces mecs. Ils avaient leur passion, leur érudition. Je pouvais discuter avec eux de pressages et de labels, mais je savais qu'on n'habitait pas sur la même planète musicale. S'ils m'avaient demandé mon avis sincère sur Birth of the Cool, je leur aurais sorti la même tirade qu'aujourd'hui.
L'art, c'est subjectif. C'est une histoire de tripes et mes tripes, elles ont été formées dans les années 80 et 90. Elles ont besoin de tension, de catharsis, d'un son qui gratte, qui saigne ou qui pleure. Le cool, le détachement, la sophistication froide des années 50, c'est un langage que je comprends intellectuellement, mais que je refuse de parler émotionnellement.
Alors voilà, l'exercice des "1001 Albums" m'oblige à passer par là. Je l'ai fait, j'ai écouté du début à la fin sans zapper, par respect pour l'œuvre. J'ai sagement attendu que la dernière note de "Darn That Dream" s'évanouisse dans le silence. Et le silence qui a suivi était, à mon grand désespoir, bien plus excitant que les trente-cinq minutes précédentes.
Je referme la page de cet album mythique sans aucun regret, prêt à retourner à mes disques crades et à mes complaintes désenchantées. Je ne retire rien à la légende de Miles Davis. Qu'il repose en paix sur l'Olympe des génies musicaux. Mais pour ce projet, pour ce carnet de bord qui est le mien, avec mon vécu, mon background de mec de la radio indé et ma sensibilité à moi, je ne peux pas faire semblant. Je ne vais pas me masturber intellectuellement pour faire plaisir à la critique institutionnelle.
La naissance du cool, c'est peut-être la mort de ma patience.
Note : 2/5 (Et franchement, je lui mets 2 juste pour l'histoire des outils et l'artisanat. Le reste m'est passé au-dessus de la tête à une vitesse supersonique).
Rated 8/10
Onhan se mestari. 4/5 koska cool jazz ei oo lempparialagenre.
Rated 6/10
Very solid, I don't know if I'd seek it out, but I do enjoy it immensely.
Rated 8/10
great album! 4/5
Rated 8/10
I mean of course it’s Miles but man Joe Shulmans bass lines!
Rated 10/10
I mean, it's an instrumental jazz album, very well-written. So what else can I give it than 5, duh?
Rated 8/10
This was cool and pleasant