Cover of Here, My Dear

Here, My Dear

Marvin Gaye

December 1978

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6.5
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72
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Tracklist 14 tracks, 1:11:58

Disc 1

  1. A1Here, My Dear2:48
  2. A2I Met a Little Girl4:58
  3. A3When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You6:11
  4. A4Anger3:58
  5. D1A Funky Space Reincarnation8:12
  6. D2You Can Leave, but It’s Going to Cost You5:27
  7. D3Falling in Love Again4:36
  8. D4When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You (reprise)0:40

Disc 2

  1. B1Is That Enough7:42
  2. B2Everybody Needs Love5:41
  3. B3Time to Get It Together3:51
  4. C1Sparrow6:06
  5. C2Anna’s Song5:49
  6. C3When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You (instrumental)5:59

Reviews

Rated 6/10

It is good. 7/10

Rated 6/10

De lore achter dit album is crazy, echt een hele leuke read. Het album zelf is helaas wat mid. Een bloated rotzooitje van nummers waarop Marvin klaagt dat z'n vrouw bij hem weg is gegaan. Er zitten wat pareltjes tussen, je moet er alleen wat mij betreft veel te lang op wachten.

Rated 6/10

Типовий хороший альбом Марвіна Гея. Десь на 3.5-4. Але якось зараз без настрою на мотаун, тому поставлю 3.

Rated 6/10

Sexy time music albums have no business lasting 73 minutes. They should last 10 minutes as God intended sexy time to last.

Rated 4/10

My goodness this was dull. Loved "what's going on?", and this was not as interesting.

Rated 4/10

Unfortunately, I found this album to be bloated, quite forgettable and boring. They kept pulling back motifs of that weak we're not in love song. Really not great other than his voice. 2/5

Rated 6/10

I don't think I'd ever actually heard a whole Marvin Gaye album until I got What's Going On a while back. That's still the only time I've listened to a whole record of his all the way through until today.
I mean I guess everyone deals with life's troubles in their own way. If you're a painter and your dog dies you might paint a portrait or stick him in the background of a few paintings. If you're Marvin Gaye you deal with your divorce by writing an album about it. It would be interesting to hear an album from the perspective of his ex wife....
I wonder how many people bought this record for some baby-making-music like they would expect from Marvin Gaye, got home and opened a bottle of wine, dimmed the lights, threw the record on, and then totally had their evening ruined by an album about getting divorced. Kind of funny thinking about it that way. But really, most people in that situation probably aren't really paying attention to the lyrics much anyway.
It's a fine album, not one I would listen to again. I think I'll stick with the known hits from Marvin Gaye and call it a day. 3/5

Rated 6/10

Marvin Gaye sounds as good as ever, the band is excellent, and musically there is very little to complain about. What holds the album back for me is the subject matter: turning an entire divorce into a cycle of songs addressed to an ex-wife is certainly personal, but also occasionally uncomfortable.

There is plenty of quality here, yet compared with the other Marvin Gaye albums in the list, 𝘏𝘦𝘳𝘦, 𝘔𝘺 𝘋𝘦𝘢𝘳 feels the least essential. A good record, but not the one I would point to first.

Rated 8/10

I See Your Dad Is Taking The Divorce Well: The Album.

Rated 4/10

Fast nerviger Wiederholungsbeat der 70er. Es wäre Zeit für einen Stilwechsel gewesen. Die hat der selbstverliebte Interpret verpasst.

Rated 2/10

A couple of songs of this was enough. Absolutely horrific, skin-crawling shite by just about every conceivable metric.

Rated 6/10

i have little patience for straight man divorce music but this is such a spectacularly melodramatic work of divorcedness i can't help but be fascinated by it. also the music itself is very good, no surprise there. the album art has me cracking up in disbelief every time i look at it. a real piece of work.

of course it's all fun and games and until you read more about how gaye treated the women and girls in his life and it all gets a little too real. can't in good conscience give this more than a 3 but it certainly is something to behold.

Rated 6/10

pa ono, meni ovo uopće nije bilo tak loše. jest da je dugačko i da je malo previše "žena me ostavila", mislim da nije nipošto loše, bilo mi je na razini prethodnih njegovih albuma koje sam slušao, znači na razini trojke

Rated 6/10

3.5 relaxing

Rated 10/10

One of the great break up albums. Brutal and tender. It's not really built for this project. I can understand reviewers on one listen thinking it's a bit impenetrable. It has quite a unified feel throughout and it is long. I love how musically it maintains a mood. But underneath that there is a lot going on. It is an album I can put on any number of times and hear something new.

Rated 10/10

a ideia de ceder os royalties do seu album pra enfim terminar um longo processo de divórcio já é absurda. agora, pegar esse album e fazer uma ODE ao casamento fracassado, com direito à mágoa exposta e ao belíssimo verso "o que eu nao entendo é, se vc me ama, pq vc me entregou pra polícia", com um instrumental soulzaço dançante, É DE UMA DOIDEIRA SEM FIM ce tá doido

em resumo, achei FORTÍSSIMO. é extremamente sincero, muita mesquinharia, muita raiva, mas também muito amor e apego pela relação. achei bonito demais. nao eh dos melhores dele, mas ainda é MUITO acima da média. mas foda-se, vou dar cincão memo. dificilmente vou ouvir de novo, mas eu realmente fiquei de cara. bacana DEMAIS!!!!!

Rated 6/10

Est-ce que la mort d'un artiste a ce pouvoir mystique, presque agaçant, de transformer un disque moyen en une relique sacrée ? C’est la question qui me brûle les lèvres alors que je me farcis, une fois de plus, les 73 minutes de *Here, My Dear* de Marvin Gaye. Parce qu’on va se dire les choses franchement : si Marvin n’avait pas fini avec une balle dans le buffet tirée par son propre géniteur, est-ce qu’on s’infligerait encore ce double album de divorce aujourd'hui ? Est-ce qu’il trônerait fièrement dans cette liste des 1001 albums qu’il faut « absolument » entendre avant de passer l’arme à gauche ? J’en doute fort.

On est en 1978 et Marvin est au fond du trou pas encore 6 pieds sous terre cela viendra dans quelques années. Il doit des fortunes à son ex-femme Anna Gordy, et un juge (dans un élan de créativité juridique assez pervers) décide que les royalties de son prochain disque iront directement dans la poche de madame. Marvin, vexé comme un pou, se dit d’abord qu’il va sortir une bouse infâme, un truc bâclé pour ne pas lui faire de cadeau. Et puis, parce que c’est Marvin, il change d’avis et décide de lui balancer toute sa rancœur, sa tristesse et son ego boursouflé à la figure, sur deux vinyles. Résultat ? Un album « ouin ouin » de compétition.

C’est le sommet de l’auto-apitoiement mis en musique. « Ouin ouin, elle me manque », « ouin ouin, pourquoi on s’est fait ça », « ouin ouin, rends-moi mes clés ». Putain, Marvin, on s’en tape royalement que tu aies foiré ton mariage ! On a tous nos emmerdes, mais on n’en fait pas une fresque de plus d’une heure pour autant. Sur ce point, il faut avouer qu'il y a quelque chose de profondément épuisant à écouter un homme, aussi talentueux soit-il, se regarder le nombril pendant soixante-treize minutes en se demandant où tout a capoté. Au final, Here, My Dear est le journal intime d’un type en pleine crise de nerfs, mais avec une section de cuivres.

L’album n’est pas mauvais, entendons-nous bien. Techniquement, c’est de la soul funk de haute volée, avec ce velouté caractéristique que Marvin maîtrise sur le bout des doigts. C’est soyeux, c’est bien produit, ça groove par moments. Mais c’est d’un ennui poli. Il n’y a rien ici qui vienne bousculer les codes, rien qui n’arrive à la cheville de la portée sociale de *What’s Going On* ou de l’érotisme moite et révolutionnaire de *Let’s Get It On*. Ici, on stagne dans une sorte de confort mélancolique qui finit par tourner en rond dès la fin de la première face.

Le problème majeur, c’est cette durée. Putain Marvin, une heure et quinze minutes pour nous raconter qu’un divorce, c’est dur. OK, mais sache qu'on avait compris le concept au bout de trois morceaux. Les chansons s’étirent, s’évaporent dans des improvisations vocales qui n'en finissent plus, et je me retrouve à regarder ma montre en me demandant quand est-ce qu'on va enfin passer à autre chose. C’est au final juste trop long pour le thème abordé, c’est un marathon de la complainte.

Et c'est là que la question philosophique intervient. À sa sortie, le disque s'est ramassé. Le public n'en voulait pas et les critiques étaient perplexes. C'était considéré comme une œuvre mineure, un caprice de star blessée. Et puis, la légende a fait son travail. Marvin est mort, il est devenu une icône intouchable, et soudain, *Here, My Dear* a été réévalué comme un chef-d'œuvre « introspectif » et « vulnérable ». Mon cul, oui, c’est surtout un disque qui aurait gagné à être un simple album de 40 minutes plutôt qu’un pavé indigeste.

On nous vend ça comme le Graal de la « confessional soul ». Moi, je vois surtout un mec qui ne savait plus s’arrêter de chanter ses malheurs. C’est de la thérapie de luxe payée par l’auditeur. Et même si la voix est toujours là, magnifique, fragile, aérienne, elle finit par me lasser à force de gémir sur les mêmes accords de Rhodes et les mêmes lignes de basse un peu paresseuses.

Le côté révolutionnaire ? Je le cherche encore. C’est du Marvin Gaye en mode pilote automatique, qui essaie de transformer sa haine envers son ex en art sublime, mais qui finit juste par nous livrer un disque de fond sonore pour une soirée déprime un peu trop longue. Ça manque d'accroches, ça manque de tubes, ça manque de cette étincelle qui te fait dire « Wow, j'écoute quelque chose qui va changer ma vie ».

À chaque fois que je le réécoute pour essayer de comprendre l'engouement des exégètes de la soul, je retombe sur le même constat : c'est pas mal, mais c'est pas indispensable. C’est le genre de disque qu’on garde dans sa collection pour faire genre, pour dire « oui, je comprends la douleur de Marvin », mais qu’on ne sort jamais quand on a vraiment envie d’écouter de la bonne musique. C'est l'album qu'on cite pour avoir l'air intelligent dans les dîners en ville.

Alors voilà, je lui colle un 3 sur 5 et c’est la même note que j’ai donnée à ses autres classiques, ce qui peut paraître sévère, mais c’est ma vérité. *What's Going On* était un 3 parce que le côté « message universel » a fini par me gonfler, *Let's Get It On* était un 3 parce que le côté « je veux te sauter » est un peu trop envahissant, et celui-ci est un 3 parce que c'est du ouin ouin de compétition qui dure trop longtemps.

Marvin était un géant, c’est indéniable. Mais même les géants ont le droit de nous emmerder. *Here, My Dear* est le témoignage fascinant d’une chute libre, mais en tant qu'objet musical, c'est une épreuve d'endurance que je ne suis pas certain de vouloir retenter de sitôt. C’est bien fait, c’est pro, c’est Marvin, mais putain, que c’est loooooong.

Bref, c’est l’album parfait si vous venez de vous faire larguer et que vous avez trois litres de bourbon devant vous. Pour le reste du monde, c’est juste un disque de plus qui prouve que le divorce coûte cher, surtout quand on décide d’en faire un double album.

En résumé, on est face à une pièce historique plus qu'à un chef-d'œuvre musical pur. On l'écoute pour l'histoire, pour le contexte, pour le voyeurisme d'entendre une star se décomposer en direct. Mais si on enlève le nom de Marvin Gaye sur la pochette, est-ce qu’on en parlerait encore aujourd’hui ? La réponse est dans la question. C’est la magie posthume : on transforme les bouses ou les essais transformés en reliques sacrées juste parce que le type n'est plus là pour nous en pondre d'autres.

C’est un 3/5 poli car c’est de la soul de qualité, mais c’est du remplissage émotionnel. On circule, il n'y a rien de plus à voir, à part un homme qui pleure sur son piano en pensant à son compte en banque et à son lit vide.