Cover of There’s No Place Like America Today

There’s No Place Like America Today

Curtis Mayfield

1975

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6.7
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Reviews
127
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Tracklist 7 tracks, 35:25
  1. A1Billy Jack6:05
  2. A2When Seasons Change5:23
  3. A3So in Love5:12
  4. B1Jesus6:11
  5. B2Blue Monday People4:48
  6. B3Hard Times3:44
  7. B4Love to the People4:03

Reviews

Rated 8/10

Listened before? No

Familiar with the artist? Yes

Thoughts:
- Very easy to listen to, and I don't mean that in a bad way! It looks like he has at least one other album on the list so I look forward to that.
- I assume this is what Cee-Lo thought he sounded like on that awful album that I got here a while back 😅

Favorite track(s): Blue Monday People

Rated 8/10

Really enjoyed

Rated 8/10

Nothing like a bit of Mayfield magic to brighten a sunny autumn morning

Rated 8/10

Very good old school RnB / soul, very reminiscent of Marvin Gaye's "What's going on".

However, with that kind of music, it's really important that you like the voice, and Mayfield's high-pitch can be grating at times. The music is also a bit too slow for my liking. And while the texts are good, I didn't need to listen to a whole song praising Jesus. Only the likes of Aretha Franklin would make me like a song about Jesus.

But then you got "Blue Monday People" and "Hard Times", and the truthfulness hits you. It's earnest, humble, and you can hear the hurt, but also the hope. It's what soul does best. And "Love to the People" is just a fantastic song in every way.

Rated 6/10

Curtis Mayfield’s voice on this one is a total love or hate thing, it’s definitely not the flashy, cinematic soul of Superfly... It’s way more stripped back and mellow. You’ve got these tight, moody basslines and a super laid back vibe that makes for a really powerful, socially conscious listen if you’re in the right headspace. Tracks like "Hard Times" and "So In Love" are just pure class.

That said, it’s a slow burn, and if you’re looking for high-energy funk, you’re not gonna find it here. The tempos stay pretty low-key throughout, and things like "Jesus" are definitely a bit niche. You really have to be in the mood to just sit with it, otherwise it can feel a bit like it’s just drifting along.

Rated 8/10

Any Curtis Mayfield is good Curtis Mayfield, although I would have loved Curtis to be on the list as well.

But yeah, great album as always. Chill, a little funky, full of soul. I especially like the songs Billy Jack and Hard Times.

Rated 6/10

Quand en 1975 l’ex-leader des Impressions et génie de la soul de Chicago décide de balancer son album, on ne pouvait que s’attendre à ce que la foudre frappe à nouveau. Sorti trois piges après le raz-de-marée cinématographique et sonique Superfly, There’s No Place Like America Today est arrivé avec toutes les attentes. Pourtant, disons les choses clairement : quand Superfly a le barreau, cela donne There's No Place. Une sorte de réponse décalée au monumental What's Going On de Marvin Gaye, un disque qui, sous ses faux airs de manifeste politique et de constat social au vitriol, transpire surtout le sexe et la luxure. On se croirait presque face aux obsessions charnelles du Big Chief de South Park, les yeux exorbités et le slip en surchauffe, prêt à tout transformer en sérénade de fond de caleçon. Mais sur la longueur, la sauce prend-elle vraiment ? Pas totalement. Ce septième effort solo de Mayfield est un objet étrange, bancal par moments, qui m'a laissé sur ma faim et qui ne décroche chez moi qu’un très sage 3 sur 5, la moyenne syndicale pour un artiste dont on attend systématiquement l'extase.

La pochette, pourtant, annonce la couleur d'un cynisme absolu. En reprenant la photo historique de Margaret Bourke-White montrant des réfugiés afro-américains attendant de la nourriture sous une affiche publicitaire ironique (« There's No Way Like the American Way »), Curtis Mayfield semble vouloir planter un poignard dans le dos de l'Oncle Sam. On s'attend à un disque de révolte, un pavé dans la mare des illusions post-Watergate et de la récession économique du milieu des années 70. Mais dès qu'on appuie sur la touche PLAY, le constat politique se fait vite déborder par une tout autre énergie, bien plus charnelle et perverse. L'engagement politique est là, certes, mais il est comme filtré à travers des draps de satin froissés et des lumières tamisées qui invitent moins à la révolution populaire qu'à des galipettes illégitimes. Curtis ne hurle pas sa rage sur les barricades : il susurre ses doutes à l'oreille, un verre de bourbon dans une main et la main baladeuse de l'autre. C'est cette tension permanente entre le sermon moraliste et la tentation de la chair qui domine tout l'album, le transformant en un drôle de champ de bataille où la sueur du désir prend systématiquement le pas sur les slogans politiques.

Sur le plan strictement musical, l'album ne fait pas dans l'esbroufe orchestrale ni dans les cuivres flamboyants d'antan. Ici, Curtis dépouille son propos, ralentit le tempo jusqu'à l'extrême et privilégie une approche minimaliste, presque fantomatique. C’est du funk au ralenti, de la soul qui s'étire en longueur avec des lignes de basse lourdes, répétitives, et une guitare wah-wah qui pleure plus qu'elle ne tranche. Ce refus délibéré du tube immédiat ou de l'hymne fédérateur donne au disque une atmosphère poisseuse, mais qui finit par tourner un peu en rond. Les morceaux s'enchaînent dans une torpeur étrange où le falsetto légendaire de Curtis, d'ordinaire si vibrant et porteur d'espoir, semble ici flotter au-dessus d'une messe noire hédoniste. Tout est lent, étouffé, confinant parfois à une paresse rythmique qui empêche l'album de véritablement décoller.

En poussant cette logique de la retenue jusqu’à l’excès, Curtis Mayfield finit par enfermer l’auditeur dans un huis clos sonore. Et là où d'autres galettes du bonhomme savaient faire cohabiter l'urgence de la rue et la souplesse d'un groove imparable, nous sommes ici englué dans un sirop narcotique un poil indigeste. On cherche en vain l'étincelle qui viendrait embraser cette mécanique trop huilée, ce moment de bascule où le discours social cesserait de faire banquette pour véritablement mordre. Au lieu de ça, on a l'impression d'assister à un long monologue chuchoté au fond d'un club enfumé où les clients pensent davantage à finir la nuit accompagnés qu'à refaire le monde. Cette nonchalance permanente, si elle installe une ambiance moite incontestable, finit par user la patience : à force de refuser l'explosion et de brider les montées de sève, Curtis désamorce lui-même la charge subversive qu'il prétendait injecter dans ses pistes.

Le problème quand on s'appelle Curtis Mayfield et qu'on a déjà gravé des sommets de la musique noire américaine dans le marbre, c'est que la complaisance ne pardonne pas. Face à la perfection narrative d'un Superfly ou à la grâce aérienne de ses grandes envolées chez les Impressions, cette cuvée 1975 fait pâle figure et sonne un peu comme une redite en demi-teinte. L'album reste néanmoins une curiosité fascinante pour quiconque s'intéresse aux errances sonores du maître, mais il lui manque ce petit quelque chose qui transforme un simple disque d'ambiance en véritable déflagration intemporelle.

À l’arrivée, ce There's No Place Like America Today n'est évidemment pas une bouse infâme — le talent de compositeur et d'arrangeur de Curtis Mayfield empêche tout naufrage intégral —, mais il n'a tout simplement pas réussi à me faire monter au rideau. Trop engourdi par ses propres fantasmes, trop tiraillé entre la gravité de son sujet et ses pulsions lubriques de soulman en rut, le disque flotte dans un entre-deux qui frustre autant qu'il intrigue. On est très loin de la clarté incisive de Roots ou du souffle visionnaire de ses premiers chefs-d'œuvre solo. Au final, c’est un disque qui s'écoute d'une oreille distraite un soir de déprime ou lors d'un rencard qui s'éternise sans jamais conclure.

Rated 4/10

Not a fan of the sermon

Rated 8/10

Elegant, cool, insightful.

Rated 6/10

3.9/5

Rated 4/10

Bored bored bored bored bored.
After the first, actually, quite decent track 'Billy Jack', the album plods aimlessly.
The high tenor falsetto becomes more and more annoying.
The keyboards sound like they were made by Fisher-Price.
Some great funky guitar work is the only thing that redeems this album. Slightly.
Is it finished yet?
(My production advice would have been to release Billy Jack and Hard Times as an EP and dump the rest in a skip)

Rated 6/10

3
Half of it sounds like what people would be having sex to 50 years ago, and the other half is about Jesus

Rated 8/10

Smooth voice and great songs

Rated 8/10

Interesting! Like a calmer funkier What’s Going On.

Rated 8/10

Me parece que va de menos a más. Muy buenas las últimas canciones.

Rated 6/10

This was ok, I enjoyed the overall style, but each song was a bit too long. Also, it just sounds like vintage sex music.

Rated 8/10

Enjoyed it, but not a huge amount to say about it other than that

Rated 4/10

I really enjoyed Superfly. This one did nothing for me by comparison