Cover of Little Earthquakes

Little Earthquakes

Tori Amos

1991

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6.9
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210
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Reviews
103
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Tracklist 12 tracks, 57:11
  1. 1Crucify5:00
  2. 2Girl4:08
  3. 3Silent All These Years4:12
  4. 4Precious Things4:27
  5. 5Winter5:42
  6. 6Happy Phantom3:15
  7. 7China5:00
  8. 8Leather3:12
  9. 9Mother6:59
  10. 10Tear in Your Hand4:39
  11. 11Me and a Gun3:45
  12. 12Little Earthquakes6:53

Reviews

Rated 8/10

premda im glazba nije baš slična, usudio bih se usporediti svoje iskustvo slušanja ovog s onim slušanja k. bush: izrazito dinamično, zabavno i zanimljivo, impresivno od početka do kraja, svako malo promijeni priču i iznenadi, a u konačnici se ne mogu zamisliti da redovito slušam. stoga četiri jer nikako ne mogu dati niže

Rated 8/10

pior que achei bem massa viu
lembra um pouco a kate bush ((até pq pouquissima gente tava fazendo música com piano e vozerão né)). tem a inspiração, mas dá pra ver que ela fez uma parada mais a cara dela. eh bonito e as letras são bem boas. bom pra um dia contemplativo!!!

Rated 8/10

Tori Amos fits into a fairly unique brand of singer-songwriter and art pop. I totally get the comparisons to some of her peers and contemporaries like Kate Bush, Alanis Morissette, and Bjork. While pop isn't my preferred genre, I do appreciate when someone stands outside the norms and offers something as confessional and poetic as this album.

Rated 8/10

When this came out I liked it, but always thought it was somewhat overwrought. Listening now I hear how powerful it is.

Rated 8/10

'I knew a girl who came from Villa Luz, had a house filled with religious regret and infinite debt...'

Rated 6/10

Good, but it went on 20 minutes to long.

Rated 8/10

This one is hilarious, because I keep listening to it, and I keep loving it, but I just can't think of anything to say about it.
It's just a great album, lol.

So I guess I'll just point out that I love that Tori Amos is in that class of experimental artists like Bjork, Kate Bush, and Regina Spektor that have somehow become the go-to music that extreme metal bands listen to outside of metal. That just makes me happy, and it's great, lol.

Rated 6/10

*Very intense album- I didn't find it bad but won't relisten

Rated 6/10

it was fairly good i’m just not a tori amos person i think

Rated 8/10

I was sleeping on Tori Amos. Really good album. I love an album that is metaphorical but also easy to understand.

Rated 10/10

En 1992, le monde de la musique est un champ de bataille fumant, encombré de guitares désaccordées et de types qui hurlent leur haine du système dans des micros saturés. Le Grunge est le nouveau dogme, la flanelle est l'uniforme, et la subtilité a été enterrée quelque part sous un tas d'amplis Marshall. Et soudain, au milieu de cette foire d'empoigne, surgit une rousse incendiaire armée d'un piano à queue.

Quand on parle de Little Earthquakes dans le cadre du projet "1001 Albums", on ne parle pas juste d'une collection de chansons. On parle d'un véritable séisme qui à secouer à l'époque la pop alternative.

Ce qui frappe dès les premières mesures, c’est que Tori Amos ne "joue" pas du piano. Elle l'utilise comme une extension de son système nerveux. Dans les années 90, le piano était devenu l'instrument des gentilles filles, des ballades de variétés ou des conservatoires poussiéreux. Tori a balancé tout ça par la fenêtre et entre ses mains, le Bösendorfer est devenu une bête sauvage, capable de caresses infinies comme de coups de griffes sanglants.

Et c’est là que réside l’excellence du disque car elle a réussi à rendre cet instrument aussi menaçant, aussi viscéral, aussi "punk" qu'une guitare électrique. Écoutez l'attaque sur "Precious Things", c'est une agression, c'est une charge de cavalerie. Le piano ne se contente pas d'accompagner la mélodie ; il dicte la loi, il gronde dans les graves, il siffle dans les aigus. C’est une performance physique avant d'être technique.

Parlons du contenu, celui qui blesse les âmes sensibles car Tori Amos ne fait pas dans la métaphore polie. Elle nous balance ses traumatismes en pleine figure, sans filtre, sans vaseline. Elle explore les recoins les plus sombres de son éducation religieuse — ce mélange toxique de culpabilité méthodiste et de mysticisme Cherokee — pour en extraire une vérité crue.

Prenez par exemple le morceau d'ouverture "Crucify". C'est un manifeste, c'est le cri d'une femme qui refuse de porter la croix qu'on a sculptée pour elle. Elle nous parle de chercher un sauveur dans des "draps sales", et soudain, la pop devient quelque chose de dangereux. On n'est plus dans le divertissement, on est dans l'exorcisme. Elle fouille les plaies, elle gratte les croûtes, et elle nous force à regarder le pus qui en sort.

On ne peut pas évoquer cet album sans s'arrêter sur ce moment de vide absolu. Pas d'instrumentation, juste une voix, une voix qui raconte un viol. À l'époque, personne ne faisait ça, personne n'osait poser un récit aussi direct, aussi dépourvu d'artifices, sur une galette destinée au grand public.

Ce morceau c’est le pivot central de l'album, et après ça, la musique ne peut plus être perçue de la même manière. Tori Amos a créé un malaise nécessaire. Elle nous a mis dans la peau de la victime, dans l'habitacle de cette voiture, et elle nous a interdit de détourner le regard. C’est d’une violence psychologique inouïe, bien plus efficace que n'importe quel riff de metal agressif. C'est là qu'on comprend que l'excellence d'un album tient parfois à ce qu'on a choisit d'enlever plutôt qu'à ce qu'on a choisit d'ajouter

Pourtant, au milieu de ces "petits séismes", il y a des moments de beauté pure qui vous tirent les larmes sans que vous l'ayez vu venir. "Winter" est une merveille de composition, c'est l'enfance qui s'évapore, c'est le rapport au père, c’est le froid qui s'installe dans les os. La mélodie est si limpide qu'elle en devient douloureuse.
Et c'est ça, la force de cet album. Cette capacité à naviguer entre la rage la plus noire et la vulnérabilité la plus totale. Tori Amos ne choisit pas son camp ; elle est les deux en même temps. Elle est la petite fille terrifiée et la harpie vengeresse. Elle est la sainte et la putain (pour reprendre les termes qu'elle-même affectionne pour décrire la dualité féminine imposée par la société).

Certains puristes viendront vous dire que certains titres sont un peu plus faibles, un peu plus "remplissage". À ceux-là, je réponds : vous n'avez rien compris à la structure d'un chef-d'œuvre. Un album de cette intensité a besoin de respirations. Si chaque morceau était une décharge de 20 000 volts comme "Precious Things", l'auditeur finirait carbonisé avant la fin de la face A.

Ces titres un peu plus légers, un peu plus conventionnels, servent de liant. Ils permettent de reprendre son souffle, de redescendre un peu en pression avant la prochaine secousse. Ils font partie intégrante de la narration. Sans eux, l'album ne serait qu'une crise d'hystérie ; avec eux, c’est un voyage complet.

Il y a une forme de vulgarité magnifique dans la manière dont Tori Amos traite ses sujets. Elle n'a pas peur de passer pour une folle, elle n'a pas peur de passer pour une emmerdeuse. Elle s'approprie son propre corps, ses propres désirs et ses propres déceptions avec une irrévérence totale envers les codes de l'industrie musicale de l'époque.

Elle a ouvert une porte par laquelle se sont engouffrées des dizaines d'artistes par la suite, de Fiona Apple à PJ Harvey, mais personne n'a jamais retrouvé ce mélange exact de théâtralité baroque et de sincérité "poubelle". Elle a fait du piano un instrument de survie.

Little Earthquakes est un disque stimulant, dérangeant, magnifique et profondément nécessaire. C’est l'album qui vous rappelle que la musique n'est pas là pour faire joli dans votre salon pendant que vous servez l'apéro. Elle est là pour vous secouer, pour vous remettre en question, pour vous faire sentir vivant.

Tori Amos a réussi l'impossible : transformer ses démons personnels en un langage universel. C’est brut, c’est sophistiqué, c’est mal élevé et c’est d’une élégance rare. Bref, c’est un classique.

Rated 10/10

Such a lush sounding album, it does scratch that vein that the classic Kate Bush albums do and whilst less experimental it does sound cathartic and beautiful.

10/10 [KEEP]

Rated 8/10

Ngl kinda ironic to make me listen to a song called 'Crucify' on Easter Sunday 💀

Rated 8/10

I know the name but have never listened to Tori Amos before today. I really liked this one. Reminded me massively of Kate Bush.

There wasn’t a bad song on it but if I’m nitpicking it went on a tad too long for me. Maybe that was cause I had to keep stopping and starting in work. Still I’ll definitely check out a few more of her albums.

Top Track - Happy Phantom

Rated 10/10

I had never listened to a full Tori Amos record before but I had always thought that I’d like her. I was not disappointed with this one. Incredibly masterful songwriting confidence for a debut album. A lot of Kate Bush influence in this one. I wonder if that continues throughout her oeuvre.

Rated 4/10

Great voice, just not a style of music I like. This rating is based entirely on preference.

Rated 6/10

I was probably unfairly dismissive of this when it came out on grounds of it being too obviously indebted to Kate Bush down to the tribute cover art. But music is full of musicians honouring their influences in this way. Some more obvious than others. I'm never going to choose to listen again as I struggle with the piano as a lead instrument in this way throughout a whole album. But I can appreciate the songs and the ultimately unique path she has forged albeit with Kate's help at the start.

Rated 8/10

OK, So this is loads better than I thought going into it. But this is one of the exact albums that makes me complain about needing half stars. It’s an easy 3 stars, and it’s actually quite good for what it is, and definitely better than “just OK”. But - *to me* - is it good enough to be 4 stars? I don't know.

I actually started to like it more as it went on, but it’s still *extremely* Tori Amos. I was so conflicted I listened to it again. I think I'm still conflicted, because I'm not sure it belongs with many of the other albums that are in my list of 4 star albums, but I liked it better on the second listen, so in real life it's probably 3.5 stars, but for this project, it's 4 stars.

OK, ignore the last paragraph. This album is pretty outstanding. I couldn't shake it so I listened to it a third time. The longer I spend with it, the more I like it.

Rated 6/10

Heavy Kate Bush, Joni Mitchell and Laura Nyro influences on here. Enjoyed it overall

Rated 10/10

I have heard of Tori Amos before, but I had never purposefully listened to her music. I was surprised how much I loved this album. Just beautiful. Full marks.