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Tracklist
- 1The Sick Bed of Cuchulainn3:01
- 2The Old Main Drag3:20
- 3Wild Cats of Kilkenny2:49
- 4I'm a Man You Don't Meet Every Day2:55
- 5A Pair of Brown Eyes5:02
- 6Sally MacLennane2:45
- 7Dirty Old Town3:46
- 8Jesse James2:58
- 9Navigator4:13
- 10Billy's Bones2:03
- 11The Gentleman Soldier2:04
- 12And the Band Played Waltzing Matilda8:08
Reviews
Rated 8/10
That was fun. Not sure it could be an all the time, any time record. But I would listen to it a lot of the time.
Rated 6/10
Good enough for the Navy, good enough for The Pogues
Rated 8/10
Entering a cool Irish pub... nothing I'd put on by myself, but a fun experience
Rated 10/10
Early on, I was considering a 1. My mind has never been changed so much. Most songs are so fun and happy. "A Pair of Brown Eyes" and "Sally Maclennane" were the songs that made me question my final rating. From there, the songs were mostly great. "A Pistol for Paddy Garcia" is an amazing instrumental track. Finally, "And The Band Played Waltzing Matilda" is such a heartbreaking song. It may seem out of place on an album full of songs about drinking, but I am glad this song is here. All unmentioned songs are fine at least. Only song I could put as worse than fine is "The Old Main Drag." At points in this album, I seriously considered every single ranking.
Rated 8/10
Love the Pogues. Maybe not quite as good as later albums, but RS&tL still can scratch that Pogues itch. 4.5/5
Rated 10/10
what a great band and album
Rated 8/10
Great hybrid of punk and traditional instrumentation.
Rated 8/10
Welp. This certainly fills a niche.
Rated 6/10
Oh yes, the Pogues' music immediately transports you to the steamy, maudlin, boozy and homely surroundings of a pub. Not always, but often fun. 3/5
Rated 10/10
Wow I really really enjoyed this album!!
I only knew one song by The Pogues before starting (Fairytale of New York - my all time favourite Christmas song) so I wasn't too sure what to expect
I enjoy Irish music and I like a bit of humour in songs - so this was a perfect combination! Ended up recognising a few of the songs by the end too
5 ⭐️
Rated 6/10
As soon as it started, I rolled my eyes. I was very not excited to listen to it. I think it’s my vast overexposure to this type of music, mostly Dropkick Murphys. (A little backstory: my partner’s entire family LOVES Dropkick Murphys and I’ve been dragged to so many concerts, I refuse to go to more. It all sounds the same. Accordion, banjo, Irish accent, growly shout, finger point as you push the growl through your throat. Snarl. Every. Single. Song.) Unfortunately, The Pogues got lumped into my despise.
Despite my initial negative reflex, I listened hoping this would change my mind. I guess it sort of did. I was fully ready to give it a 2.
When we hit Sally MacLennane, and on through Dirty Old Town, it “won me over” and I decided that I like this just fine.
Haven’t we had a Pogues already? Surely this list does not need more Irish folk punk. I still hate this type of music.
Rated 6/10
Does indeed sound like an Irish Pub.
Rated 2/10
Not my jam
Rated 6/10
I love Shane McGowan's delivery and writing. It's a great album and my wife loves the band in general. Irish punk isn't my first go-to and Irish folk isn't either...but in a pinch it's a great way to start the work day.
Rated 6/10
This is music that white Americans who pretend to be Irish listen to. They predominantly live on the East Coast, most likely Boston or Philadelphia. They like pahhking cahhs, and drinking in bahhs. They often get into fistfights and a large part of their vocabulary is racist and homophobic slurs. Most of them are named Tommy (which they pronounce as Towmy), Mikey, Sully, or Marky (Mahhky). They won't shut up about their city's sports teams. They REALLY like fistfights.
Anyway, the album is pretty good. I couldn't listen to it all the time, but as a change of pace, I don't hate it. Every song sounds the same, though.
Rated 6/10
I don’t think I liked this one quite as much as If I Should Fall From Grace With God. Favorite songs were The Old Main Drag, Sally MacLennane, Dirty Old Town, and The Band Played Waltzing Matilda.
Rated 2/10
no.
Rated 8/10
Brilliant - a little samesy, but plenty to say and plenty going on! :)
Rated 6/10
Tom Waits yesterday, The Pogues today - the generator clearly won't be happy until I'm swigging whisky in the gutter. I preferred Waits, but this did prove the Pogues aren’t just for Christmas.
Rated 10/10
Alors, mettons les choses au clair tout de suite, le projet "1001 Albums", c'est un marathon, pas un sprint. Il y aura des disques qui me passeront au-dessus de la tête, d'autres qui me feront saigner les oreilles, et quelques-uns, je l'espère, qui me rappelleront pourquoi je suis tombé amoureux de cette came quand j'étais un ado boutonneux dans les années 80. Et puis, il y a des disques comme celui-ci, des disques qui ne trichent pas, des disques qui puent la vie, la vraie.
Le titre déjà, "Rhum, Sodomie et le Fouet", ça pose le décor. On n'est pas là pour enfiler des perles ou pour écouter de la musique d'ascenseur. C'est une déclaration d'intention, une promesse de chaos, un avertissement. On est loin de la world music pour cadres sup' en mal d'exotisme ou du folk propret pour festivaliers en sandales. Ici, on parle de musique qui a les mains sales, les dents gâtées et le foie en vrac.
Je me souviens de la première fois que j'ai posé ce vinyle sur ma platine. J'étais en plein dans ma période post-punk, je ne jurais que par les basses caverneuses de Joy Division et les guitares déchiquetées de Sonic Youth. Et là, je me prends dans la gueule un banjo frénétique, un accordéon asthmatique et un tin whistle qui semble jouer sa vie à chaque note. Ma première réaction, je l'avoue, a été de me dire : "C'est quoi ce bordel ?". C'était comme si un groupe de punk avait kidnappé un orchestre de bal irlandais et l'avait forcé à jouer sous la menace d'une pinte de Guinness.
Et puis, la voix de Shane MacGowan est arrivée.
Shane MacGowan, le poète édenté, le barde déchu avant même d'avoir atteint le sommet, l'homme dont le gosier semble avoir été mariné dans le whisky et le désespoir. Ce type est une anomalie, un miracle. Il chante comme un docker qui vient de perdre sa paie aux courses, avec une diction qui ferait passer Tom Waits pour un présentateur de journal télévisé. Mais ses textes... ses textes sont des putains de poèmes. Il y a chez lui une tendresse et une brutalité qui cohabitent dans la même phrase. Il te parle de la misère des immigrés irlandais à Londres, des amours perdues au fond d'un pub, des gueules cassées par la vie, et il le fait avec une grâce et une lucidité qui forcent le respect. Il y a plus de romantisme et de vérité dans une seule de ses strophes que dans toute la discographie de U2.
Cet album, c'est l'apogée de leur art. La production d'Elvis Costello est un coup de génie car le binoclard le plus cool de la new wave a eu l'intelligence suprême de ne pas essayer de les civiliser. Il n'a pas poli les angles, il n'a pas nettoyé le son. Au contraire, il a capturé l'énergie brute, l'urgence, le sentiment que tout pouvait s'effondrer à n'importe quel moment. Il a enregistré le son d'un groupe en état de grâce, soudé par l'alcool et une vision commune de ce que la musique traditionnelle irlandaise pouvait être au 20ème siècle : non pas une pièce de musée, mais une matière vivante, violente, et furieusement moderne.
On ne va pas se mentir, je pourrais passer des heures à décortiquer "A Pair of Brown Eyes", ballade déchirante qui te donnerait envie de pleurer dans ta bière, ou "Sally MacLennane", qui te donne envie de sauter sur les tables et de tout renverser. Mais ce serait passer à côté de l'essentiel. "Rum Sodomy & the Lash" n'est pas une collection de chansons, c'est une atmosphère, une expérience totale. Ça sent la sueur, la bière renversée, le tabac froid et les chagrins d'amour qu'on noie dans un verre de trop. Ça sent le plancher qui colle, les rires gras et les bagarres qui éclatent sans raison. Ça sent le port, le sel sur la peau et l'écume marine.
C'est un disque qui te prend aux tripes. En tant que mec né en 1970, qui a bossé dans un disquaire et une radio indé, j'ai vu passer des tonnes de disques qui se voulaient "authentiques" et la plupart n'étaient que des postures. Les Pogues, eux, étaient l'incarnation de l'authenticité. Ils ne jouaient pas un rôle, ils étaient ce qu'ils jouaient. Cette honnêteté crasse, cette absence totale de calcul, c'est ce qui fait que cet album, presque quarante ans après sa sortie, n'a pas pris une seule ride. Il reste aussi pertinent, aussi vital, aussi nécessaire qu'au premier jour.
C'est la bande-son parfaite pour chanter à tue-tête avec des inconnus, bras dessus, bras dessous, en manquant de s'écrouler à chaque refrain. C'est un disque qui célèbre la beauté dans la laideur, la noblesse dans la déchéance, et la joie féroce de rester debout malgré les coups.
Pour moi, c'est un 5/5 indiscutable. Pas seulement un album à écouter avant de mourir, mais un album qui te fait te sentir furieusement vivant. Et ça, c'est la marque des plus grands.