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Tracklist
- A1Sex Beat2:48
- A2Preaching the Blues4:01
- A3Promise Me2:37
- A4She’s Like Heroin to Me2:36
- A5For the Love of Ivy5:37
- A6Fire Spirit2:53
- B1Ghost on the Highway2:46
- B2Jack on Fire4:45
- B3Black Train2:13
- B4Cool Drink of Water6:19
- B5Goodbye Johnny3:44
Reviews
Rated 2/10
Albums I just don't like but have at least one enjoyable song I give 2 stars. I couldn't find any joy from a song on this album. Maybe it was the lead singers voice (which isn't good), but probably it is just the style of music because the playing of the instruments itself seemed fine. None of the songs were fun, none were catchy, none were interesting, none got me thinking "I want to hear this again." I just wanted it to be over. 1 star
Rated 8/10
And just like that I have reached the final album on this journey. I am glad I could discover something new to close it out. This is a really neat blend of punk and blues. The vocals took a few listens to get used to, but I think it works for the style. Some of these lyrics got really dark. Favorites were Preaching The Blues, For The Love Of Ivy, Ghost On The Highway, Black Train, and Cool Drink Of Water.
Rated 4/10
Why is this here? Started off ok, but then it just got obnoxious. 2*
Rated 6/10
An interesting blend of blues and rock thrown into the punk aesthetic. Worked well in some places, not so much in others. Much like Akron, Ohio, I’m glad I visited, enjoyed it while I was there, but no need to go back again.
Rated 10/10
Le rock 'n' roll crève régulièrement d'une maladie incurable : l'embourgeoisement propret et la prétention intellectuelle. Régulièrement, des types à l'égo surgonflé débarquent pour nous expliquer qu'ils réinventent la roue avec un synthétiseur hors de prix, une posture de poseur en carton ou un concept fumeux chié sur une nappe de restaurant branché. Et puis, de temps en temps, un météore surgit de nulle part et nous rappelle avec une violence inouïe ce qu'est réellement cette musique : une sale pulsion viscérale, un déchirement primitif, une affaire de sang, de sueur et de damnation éternelle.
Fire Of Love, le premier album des Gun Club sorti en 1981 chez Ruby Records, est une putain d'œuvre fondatrice, abrasive et possédée. Elle a laissé une traînée de poudre incandescente derrière elle et elle a traumatisé durablement des cohortes entières de musiciens, ouvrant ainsi la voie par exemple aux Pixies, 16 Horsepower, White Stripes et chez nous en France à Noir Désir.
Pour bien comprendre deux secondes le carnage, il faut se replacer dans le décor californien du début des années 80. La première déferlante punk s'essouffle ou tourne en rond, le hardcore commence à uniformiser ses tempos débiles à trois mille à l'heure, et la new wave s'apprête à inonder les ondes d'une soupe glaciale au synthétiseur pour défilés de mode. Et c'est dans ce Los Angeles en pleine décomposition qu'émerge Jeffrey Lee Pierce, un gamin impossible, lunaire, ancien président du fan club local de Blondie, boulimique de culture underground mais surtout dévoré de l'intérieur par une obsession dévorante pour le blues pré-guerre du Delta du Mississippi.
Et Jeffrey, il veut convoquer à la table du Gun Club, les fantômes oubliés de Robert Johnson, de Son House et de Charley Patton, mais sans la moindre déférence de musicologue à la con. Ici, il n'est pas question de faire du blues de musée pour cinquantenaires nostalgiques assis sur des chaises pliantes. Non, il prend ce blues séculaire, cette musique de parias marquée par le péché, le meurtre et la superstition vaudou, et le catapulte à pleine vitesse contre les parpaings du punk américain.
A l'instant où les premières notes s'égrènent, Jeffrey Lee Pierce ne cherche pas à chanter juste, il ne cherche même pas à plaire : le type hurle pour sauver sa peau. Sa voix est un râle d'écorché vif, un miaulement de fauve blessé, un braillement traînant et possédé qui semble s'extirper d'un corps déjà à moitié bouffé par l'alcool frelaté et la folie furieuse. Il y a dans ses cris une authenticité tellement brute qu'elle met mal à l'aise. Jeffrey habite littéralement ses cauchemars, il ne singe pas la misère sudiste ; il en transpire les miasmes toxiques sur le pavé de Californie. C'est une transe hallucinatoire totale où l'on sent que chaque mesure peut s'effondrer dans le vide, que le chanteur peut capoter d'un instant à l'autre d'une overdose émotionnelle en plein milieu d'une phrase.
Mais Jeffrey ne fait pas la messe noire tout seul dans son coin, et ce qui rend ce disque prodigieux et indépassable, c'est l'alchimie bâtarde de son gang. Aux côtés de Pierce, il y a la guitare incendiaire de Ward Dotson. Le boulot de Dotson sur cet album est une véritable leçon de carnage sonique : ses parties de slide ne glissent pas gentiment sur les cordes, elles lacèrent l'espace, vrillent les tympans et crachent des étincelles métalliques qui vous scient les nerfs. Les guitares s'entrechoquent dans une ferraille stridente, hantée et totalement imprévisible. Derrière, la section rythmique fait office de rouleau compresseur primitif. Terry Graham frappe ses fûts avec une sécheresse métronomique implacable, refusant les fioritures inutiles au profit d'un martèlement tribal et suffocant, pendant que la basse lourde, ronde et crasseuse de Rob Ritter creuse les ornières du calvaire. Ensemble, ils créent un son unique, souvent maladroitement baptisé cow-punk ou swamp-blues, mais qui n'est en réalité rien d'autre que le punk gothique primitif américain, joué par des loubards obsédés par les carrefours maudits et les feux follets du bayou.
On a souvent voulu cataloguer The Gun Club comme une simple bande d'archéologues déjantés qui reprenaient de vieilles antiennes pour leur coller une dose d'amphétamines. Quelle monumentale erreur d'analyse car quand le groupe s'attaque au répertoire séculaire ou quand Pierce compose ses propres délires, il n'y a aucun pastiche. Le passé n'est pas célébré comme une relique intouchable, il est pillé, profané et ressuscité à coups de défibrillateur rouillé. Pierce s'approprie la noirceur originelle de Tommy Johnson ou de Robert Johnson parce qu'il partage la même épouvante métaphysique, la même hantise de la damnation, du sexe destructeur, des chiens de l'enfer et de la mort qui rôde au coin d'une ruelle mal éclairée. Il n'imite pas les bluesmen noirs des années 1930 : il vit dans la même fange mentale, transposée dans les motels sordides et les bouges coupe-gorge de Los Angeles. C'est cette collision culturelle monstrueuse, ce télescopage improbable entre le blues ancestral et le nihilisme urbain de 1981, qui confère à ce disque une force de frappe intemporelle.
Ce qui me rend dingue avec Fire Of Love, c'est son absence totale de compromis. À aucun moment le groupe ne cherche à arrondir les angles pour plaire aux programmateurs radio ou pour flatter un public rock en quête de refrains confortables à brailler en festival. Le son est boueux, sec, saturé, enregistré avec une économie de moyens évidente mais transcendé par une aura quasi mystique. Quarante-cinq ans après sa déflagration initiale, la quasi-totalité des disques labellisés "rock rebelle" sortis à la même époque sonnent aujourd'hui comme des bluettes inoffensives de kermesse paroissiale face à ce monument. Là où d'autres vieillissent mal sous le poids des artifices de studio ou des modes éphémères, Fire Of Love conserve intacte son odeur de soufre, d'alcool de maïs et de chair brûlée.
L'héritage de cette galette est tout simplement colossal, même si les manuels d'histoire officielle du rock ont parfois l'impudeur de l'oublier pour encenser des formations bien plus propres sur elles. Sans ce disque dément, sans cette folie fondatrice de Jeffrey Lee Pierce, une immense partie du rock alternatif des années 1990 et 2000 n'aurait tout simplement pas la même gueule. C'est l'étincelle qui a allumé le bûcher sur lequel sont venus se cramer des dizaines de disciples fascinés par ce mélange de morgue punk et de dépouillement sudiste. The Gun Club a ouvert une brèche ténébreuse dans laquelle le rock a retrouvé son danger, sa crasse et sa violence rituelle.
Fire Of Love est un album qui s'impose à vous comme une possession démoniaque, qui vous prend à la gorge à la première seconde et refuse de vous lâcher avant la dernière note agonisante. Jeffrey Lee Pierce s'est consumé trop vite, bouffé par ses propres démons jusqu'à son décès prématuré en 1996, mais il a laissé ici une œuvre définitive, immortelle, sauvage et terrifiante. Un disque parfait, indéboulonnable, terrifiant et vénéneux. Une baffe monumentale qui mérite son statut de chef-d'œuvre et son 5 sur 5.
Rated 8/10
I really liked this. Started out strong, but the last few songs seemed it fizzled out. 4.5/5
Rated 6/10
I’ve heard this before, I thought it was ok. It’s still fine, kind of sounds like. Violent Femmes but not as good.
Rated 10/10
yesh
Rated 4/10
Meh.
Rated 4/10
Never heard of this before. It started off strong with a standard punk song but then I see their thing was mixing blues in there which I don’t like, so ya it was just ok.
Rated 8/10
Dirty goodness
Rated 8/10
This feels like a band I should know more about given the mix of musical influence. Never heard of them prior. I definitely enjoyed the album.
Rated 6/10
New to me, pretty decent
Rated 6/10
Weirdly bluesy.
Rated 8/10
Good album. I hear of them as a precursor to the Paisley Underground round like Green on Red and Dream Syndicate.
Rated 10/10
Kom aldri lenger enn "Mother of Earth" på min reise i The Gun Clubs verden. Den er til gjengjeld jævlig fet, men låter ikke som noe annet The GC har laget, har jeg skjønt.
Fire of Love anerkjenner opphavet og tar punken tilbake til bluesen. Jeg blir fan fra første låt. Det minner meg også om Jon Spencer Blues Explosion og 16 Horsepower, som jo er bra. Jeg har vært heldig for å ha hatt de to banda med meg så lenge, men jeg kan godt være grådig og si at jeg gjerne skulle hatt med Gun Club i tillegg.
Rated 4/10
Alright, another 1980s punk/new wave album. Interestingly, the band is American rather than British like most of the random new wave bands. It does have some blues and country influences in the guitar playing, but mostly just sounds like basic post-punk. The songwriting isn't very notable, and neither are the lyrics. While the songs are energetic, none of them are particularly enjoyable, and the album is more boring than anything else. The vocalist is actually very annoying at times, and it's pretty much the only thing on the album that inspires actual emotion. An absolute nothingburger of an album that is rightfully consigned to the dustbin of history.
Rated 2/10
Was stoked to dive into this record. My knowledge of music history is sparse but I know from listening to a lot of modern bands that I'm always excited when I get to discover new punk and rock records. The cover art is simple but effective, and I was liking it... Up until the gratuitous use of the n-word. It may be him doing a character or playing up the absurdity. Maybe it isn't serious enough for me to be so harsh, and I can tell its genre mixing of punk and blues was novel for its time. But using this album as my only reference, to me it's just not excusable every which way you slice it. It really was shaping up to be 3 stars but I bumped it down to a 1. Beyond that, there are quite a few enjoyable songs, but it did become a little repetitive as I listened through.
Rated 6/10
Sounds like punk paying homage to its roots (rock). It was an interesting blend of singing and talk-singing, but the vocalist is out of tune, which took away from my listening experience (2.5-3).
Rated 5/10
Jamais écouté avant.
J'en espérais beaucoup, mais c'est loupé... Un album pionnier, sans doute, mais le mélange de punk et d'americana ne fonctionne pas vraiment ici. L'agression punk est édulcorée, le chant est brouillon, les inspirations blues n'ajoutent pas suffisamment d'âme et de vista mélodique pour compenser. D'autres feront tellement mieux avec les mêmes ingrédients...
Top : Sex Beat
Flop : For the Love of Ivy